×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    La Barclays veut reprendre pied au Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:300 Le 16/10/1997 | Partager

    M. Andrew R.F. Buxton, président de la Barcklays Bank, avait laissé à Londres un dossier difficile et objet de polémiques publiques pour venir au Maroc la semaine dernière.


    Londres et l'ensemble de la com-munauté financière internationale sont bruissants d'une offre de vente: La Barclays va se défaire de la partie banque d'affaires, BZW. «Cette activité n'est pas assez rentable», confie le président lors de son voyage à Casablanca. C'est la première fois qu'il en parle en public. Mais il précise que seulement une partie est vendue. Il reste dans le giron de la Barclays une série d'activités: gestion de la dette, de placements-gestions des émissions... Notons au passage que la polémique porte sur un angle intéressant, y compris au Maroc. Les banques d'affaires sont des équipes d'hommes et de femmes qui conseillent et aident les entreprises dans les opérations de fusion, de séparations, de recherche de racheteurs... La facturation se fait à la commission et, la concurrence aidant, les marges élevées des débuts, sont aujourd'hui laminées. Dans ce sens, le président de la Barclays a raison. Ce que lui reproche une partie de la communauté financière internationale, c'est de négliger le fait que cette activité est le déclencheur d'autres opérations pour l'ensemble de la banque d'une part et, d'autre part, que les compétences qui y sont logées irradient aussi les autres activités. En quelque sorte, la banque d'affaires est à la banque tout court ce que le produit d'appel ou la «tête de gondole» est au supermarché. Néanmoins, à Casablanca, la détermination de l'état-major de la Barclays n'était en rien affaiblie par les débats internationaux.
    Même si une question internationale s'est trouvée en discussion à Casablanca, cela ne veut pas dire pour autant que la place marocaine est devenue partie intégrante de la globalisation financière.

    Reclassement du risque-Maroc


    Pour l'instant, le Maroc n'en est qu'aux premières étapes, franchies, l'année dernière, par la Banque d'Angleterre. En effet, la Banque Centrale Britannique a modifié son approche du risque marocain. En le faisant baisser, elle impose un provisionnement moindre aux banques britanniques qui travaillent sur le Maroc. Elle donne aussi le ton pour les banques internationales qui ont forcément une filiale à Londres, qui reste la première place financière mondiale, devant New York. Rappelons que l'analyse du risque se fait en grande partie sur les résultats de finances publiques: la baisse du déficit budgétaire obtenue par l'ancien gouvernement est directement à l'origine du meilleur classement du risque-Maroc. Ceci provoque automatiquement deux phéno-mènes. D'abord le prix des crédits offerts au Maroc ou aux emprunteurs (publics et privés) marocains baisse et ensuite les institutions financières deviennent plus dynamiques pour offrir leurs services.
    M. Andrew Buxton ne s'en cache pas: «C'est la baisse du risque-Maroc chez la Banque d'Angleterre qui redonne à la Barclays un intérêt pour retravailler avec le Maroc».

    Arrivée il y a 35 ans, la Barclays avait fortement abaissé ses intérêts au point de n'avoir plus rien de significatif au Maroc. Le premier rapprochement s'est fait grâce à la BMCE. La banque marocaine a installé un desk chez sa géante consoeur et s'apprête à accueillir chez elle un représentant de la Barclays. M. Othman Benjelloun s'est d'ailleurs employé à élargir les contacts de M. Buxton lors de sa visite: rencontre avec le Premier ministre, long entretien avec le ministre des PTT sur la privatisation des Télécoms...
    Cette opération était l'objectif premier de la visite. L'état-major de la Barclays semblait un peu dubitatif sur la réalité de la volonté marocaine, mais il a évité les questions directes sur ce sujet, préférant étaler ses références mondiales en la matière. Deuxième objectif: reprendre pied sur les financements d'infrastructures. La Barclays arrive un peu tard pour Jorf, mais a quand même espoir de trouver un strapontin dans le montage, l'un des plus grands du monde en cours en ce moment. Pour le Port de Tanger, elle a l'intention de mieux faire valoir ses états de service auprès des pouvoirs publics et auprès de la Chase, retenue comme conseiller. Elle tient en tout cas à être présente sur les projets suivants dans l'énergie et dans travaux publics.

    Nadia SALAH

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc