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    Economie Internationale

    La Banque de France baisse son taux de pension

    Par L'Economiste | Edition N°:192 Le 10/08/1995 | Partager


    La Banque de France a abaissé d'un demi-point, de 7 à 6,50%, son taux des prises en pension de 5 à 10 jours. Ce taux est quasiment revenu à son niveau (6,40%) prévalant avant le 8 mars, date de la mise en place d'une procédure de crise pour défendre le Franc. Le geste du Conseil de la Politique Monétaire a surpris les analystes qui s'attendaient plutôt à une réduction de moindre importance. Selon la presse française, le moment s'y prêtait du fait que le Franc s'est vigoureusement redressé face au Mark, à la faveur de la remontée du Dollar et des anticipations des marchés qui tablaient sur une baisse des taux d'au moins un quart de point.
    Malgré cette décrue, le loyer de l'argent reste excessivement cher en France, alors que l'inflation est très faible et que le chômage demeure inquiétant. Pour La Tribune, l'autorité monétaire est plus préoccupée par la parité du Franc contre le Mark que par ces considérations. Et de s'interroger sur le temps qu'il faudra à la Banque de France pour remettre les taux d'intérêt à court terme en ligne avec les taux allemands et ensuite aux banques commerciales pour reconstituer leurs marges. En d'autres termes, la question est de savoir quand ces dernières seront-elles en mesure d'assumer le risque inhérent au financement des PME, les seules capables de créer massivement des emplois.

    Actuellement, les banques se refinancent à des taux jugés très élevés. Si le premier guichet, constitué par les comptes non rémunérés, est à taux zéro, le refinancement de la Banque de France vaut 5% contre 4,5% en Allemagne, et l'interbancaire, directement piloté par l'autorité monétaire, se place au-dessus de celui du voisin germanique qui ne dépasse guère 4,5%.
    Le gros du chemin reste donc à faire pour la Banque de France qui veut à la fois maintenir un Franc fort, juguler l'inflation à un moment où la hausse de la TVA va remonter l'indice des prix de 1% et soutenir la croissance.

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