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Courrier des Lecteurs

La Banque Centrale Européenne maintient ses taux inchangés

Par L'Economiste | Edition N°:613 Le 11/10/1999 | Partager


· Le taux de refinancement de la BCE est reconduit à 2,5%
· le statu quo monétaire de la BCE est dû au manque de données sur l'agrégat monétaire


Les marchés européens peuvent désormais respirer, le resserrement de la politique monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE) est écarté. Le verdict est tombé à l'issue de la réunion bimensuelle de la banque tenue hier jeudi 7 octobre à Francfort. Deux jours plus tôt, la FED américaine avait pris une décision similaire.
Le principal taux d'intérêt à court terme de la BCE, dit Refi, demeure inchangé à 2,50%. Les taux qui encadrent le Refi sont également maintenus à leurs nivaux. Le taux plancher au jour le jour reste à 1,5% et le taux plafond au jour le jour à 3,5%.
La Banque d'Angleterre a elle aussi décidé jeudi de laisser ses taux inchangés à 5,25%.
Les décisions des deux banques centrales ont provoqué un repli de l'Euro et de la Livre sterling face au Dollar. A Londres, la monnaie européenne cotait 1,0672 Dollar jeudi contre 1,0715 avant la déclaration de la BCE. La Livre sterling, quant à elle, s'est repliée à 1,6510 Dollar contre 1,6558 dans la matinée du jeudi. Le statu quo monétaire de la BCE est justifié selon ses responsables par le manque de preuves attestant de la nécessité de changer de politique monétaire, d'autant plus que l'approche monétaire de la BCE a été jugée satisfaisante: «La politique monétaire, plutôt accommodante a bien servi son objectif: une croissance dans un climat de stabilité des prix», a déclaré M. Win Duisenberg, président de la BCE.
D'ores est déjà, les observateurs estiment que la déclaration du patron de la BCE laisse deviner une hausse des taux dans les prochaines semaines. Le président de la banque se dit indécis tant qu'il n'a pas encore étudié le rapport sur l'agrégat monétaire qui sera prêt à la fin de ce mois. D'autres économistes annoncent une hausse du taux directeur de la Banque centrale pendant le premier semestre 2000.
Bien avant la décision du jeudi, les marchés financiers du vieux continent ont vécu une semaine d'attente. Faiblesse des transactions et des volumes, investisseurs et analystes étaient aux aguets. Il est vrai que les pronostics penchaient vers la reconduction du prix de l'argent décidé depuis le 8 avril dernier. La majorité des économistes ont défendu cette hypothèse. Mais certains d'entre eux restaient sceptiques, pour eux le gardien de l'Euro devait favoriser une politique préventive. Ceux-là, tablaient sur une hausse d'un demi-point du taux de refinancement dans la zone Euro.


Indicateurs de la zone Euro


- Hausse 5,7% M3 en août en taux annualisé,
- Hausse 9,9% des crédits au secteur privé en août
- Hausse de 0,4% de la production industrielle (mai-juillet 99)
- Excédent comptes courants de 8,2 mds Euro en juillet
- Nouvelle hausse de l'inflation à 1,2% en août
- Ralentissement du PIB à +0,3% au 2ème trimestre 99
- Recul du chômage en juillet à 10,2% contre 10,3% en juin
- Crédits au secteur privé: +10,4% en juillet sur un an, +10,9% en juin
- Coûts de main d'oeuvre en hausse de 2,2% au premier trimestre 1999


Khalid TRITKI (AFP)

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