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Economie

«L’après-crise relance la problématique de l’emploi»
Entretien avec André Schneider, DG du WEF

Par L'Economiste | Edition N°:3355 Le 06/09/2010 | Partager

. La croissance devrait être équilibrée et inclusive. L’avenir du système financier préoccupe le milieu des affaires- L’Economiste: Quels enjeux derrière la rencontre avec le patronat marocain?- André Schneider: Dans la perspective de World Economic Forum qui se tiendra en octobre à Marrakech, nous estimons qu’il est très important d’échanger avec les dirigeants d’entreprises marocaines pour connaître leurs attentes. La rencontre nous permettra d’en savoir un peu plus sur les thématiques que les patrons aimeraient voir abordés pour que le World Economic Forum soit d’un grand intérêt pour l’économie marocaine.- Quelles sont les grandes attentes décelées chez les opérateurs?- Elles s’articulent autour des grands défis, notamment l’avenir du système financier, comment trouver des talents, les problèmes de migration... Nous avons également décelé chez les patrons marocains une volonté de débattre, dans un esprit constructif et positif, des relations avec les Etats-Unis, mais aussi du jeune entrepreneuriat et sa formation, du rôle de la femme dans l’économie...- En ces temps de crise, quel modèle économique préconisez-vous pour des pays comme le Maroc?- Un modèle basé sur une économie en croissance, parce que sans la croissance, on ne dispose pas des moyens pour assurer un bon développement social. La croissance devrait être équilibrée et surtout inclusive. Dans ce cas, elle permet de créer des richesses pour tout le monde et un meilleur accès à la formation, à la santé, à l’emploi. - Comment les hommes d’affaires peuvent-ils concilier leurs objectifs avec les contraintes des politiques?- Très facilement, parce qu’en fin de compte, ils partagent tous le même monde. Nous nous rendons de plus en plus compte que les grandes problématiques qui se dressent devant les hommes d’affaires, les hommes politiques, mais aussi la société civile, doivent être résolues par les trois groupes. Et c’est ensemble qu’ils peuvent trouver les meilleures solutions aux grands défis.- Peut-on dire aujourd’hui que la crise est derrière nous?- En fait, tout est relatif. Il est difficile de répondre de la même façon pour tous les pays. Il y a des régions qui sont sorties de la crise, comme l’Asie, où on constate clairement une très forte évolution. Il y a d’autres régions, comme les Etats-Unis, où la situation est moins claire et où l’on ne sait pas encore s’il ne va pas y avoir une nouvelle crise. Mais de manière générale, il y a les mêmes défis sous-jacents pour tout le monde. En effet, cette crise a démontré que nous sommes tous dans le même bateau. Le monde est tellement globalisé que, même si les raisons fondamentales de la crise ne sont pas présentées de la même façon dans tous les pays, nous avons tous été impactés. De plus, nous courons aujourd’hui le risque d’avoir une croissance sans création d’emplois, ce qui mènerait à un développement déséquilibré.- Vous avez parlé de l’Asie et des Etats-Unis, mais vous n’avez pas cité l’Europe?- On pourrait dire que l’Europe est sortie de la crise, mais elle peine à gérer les résultats de cette crise, c’est-à-dire un endettement très important et l’approche à adopter pour en sortir.Propos recueillis par Hassan EL ARIF

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