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L’Afrique veut tirer profit de ses déchets

Par L'Economiste | Edition N°:3413 Le 29/11/2010 | Partager

. 60% sont composés de matières organiques . Leur valorisation, une aubaine à exploiter Beaucoup de travail reste à faire par les pays africains en matière de gestion des déchets solides. C’est le constat dégagé lors des travaux d’une rencontre régionale tenue, les 25 et 26 novembre 2010, à l’Institut internationale de l’eau et l’assainissement de l’Office nationale de l’eau potable (Onep). Cette rencontre a été organisée à l'initiative du DAES (Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies) en collaboration avec le Pnue, UN-Habitat, le Fonds d'équipement des Nations Unies (Fenu), le bureau du Pnud de Rabat, le secrétariat d'Etat chargé de l'Eau et de l'Environnement et l'Onep.Ce séminaire régional a enregistré la présence des parties prenantes concernées par le secteur. Les participants se sont ainsi penchés sur les défis à relever en matière de gestion des déchets et ont essayé de sortir avec des solutions adaptées aux pays africains dans le cadre d’un développement durable. Sur ce volet, Khalida Bouzar, représentante du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a mis l'accent sur les défis que pose la gestion des déchets solides et les risques qu’ils représentent pour la santé publique, les coûts élevés des opérations de recyclage à grande échelle ainsi que la mise en place des infrastructures de gestion des déchets qui nécessitent une technologie avancée et des frais élevés. Sans oublier de souligner les avantages de la généralisation des services de gestion des déchets, le développement de nouveaux produits, tels l'énergie et le compostage, à partir des déchets, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la création de nouveaux postes d'emploi. Ainsi, les expériences de différents pays (Maroc, Sénégal, Nigeria, Tunisie, Mali, Mozambique….) ont été présentées et ont permis de mettre en valeur les efforts déployés et également les points de faiblesse et les contraintes posées. Parmi ces dernières, il convient de citer la question de la gouvernance et la maîtrise des coûts. Sur ce volet, on recommande le renforcement de la décentralisation de la gestion des déchets dans le cadre d’un partenariat public-privé en adoptant des techniques adaptées au contexte des pays africains. Selon la Banque mondiale (BM), «les municipalités des pays en développement dépensent généralement entre 20 et 50% de leurs budgets pour la gestion des déchets solides. Pour certains pays, la collecte, à elle seule, absorbe jusqu’à 90% du budget dédié à ce secteur». Pour la réduction des coûts, il ne faut pas se limiter à la partie collette des déchets mais adopter une approche de filière permettant de tirer profit de leur valorisation. La mission n’est pas facile, car plus de 60% des déchets dans les pays africains sont constitués de matières organiques. Ce qui va poser des problèmes au niveau de leur traitement et valorisation. Donc un travail de sensibilisation de la population avec le développement de l’opération du tri s’impose.


12 décharges

La réunion de Rabat a été aussi une occasion pour Jamal Mahfoud, SG du département chargé de l'Eau et de l'environnement, de présenter l’expérience marocaine à travers les résultats obtenus dans le cadre du Programme national des déchets ménagers. La production des déchets est estimée à 5 millions de tonnes en milieu urbain et un million de tonnes dans le rural. Les objectifs de ce programme sont d'augmenter la collecte des déchets et l'assainissement en vue d'atteindre 90% à l'horizon 2015 et 100% en 2020 avec un taux de valorisation des déchets de 20% en 2015. Actuellement, le taux de généralisation de la collecte en urbain avoisine les 85%, indique un responsable du département de l’Environnement. Selon ce dernier, 10 décharges contrôlées sont déjà opérationnelles et deux autres sont prêtes (Dakhla et Nador). Nour Eddine EL AISSI

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