×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Irrigation: Un programme complémentaire à l'étude

Par L'Economiste | Edition N°:615 Le 13/10/1999 | Partager



· Malgré l'alternance des sécheresses, la vocation agricole du Maroc n'est nullement remise en question
· La cartographie agricole à un stade avancé


Le Maroc doit-il rester toujours un pays agricole? La réponse est assurément oui. En tout cas, c'est l'intime conviction affichée par M. Habib El Malki, ministre de l'Agriculture. Lors de la présentation à Ifrane du programme de sécurisation de la production céréalière, le 9 octobre, M. El Malki a tenu à enfoncer le clou: le Maroc est et restera un pays à vocation agricole. La succession d'années pluviométriques décevantes et de récoltes amoindries ne remettent nullement en doute cette conviction.
C'est donc surtout la manière d'appréhender la sécheresse comme une fatalité qui doit changer.
Pour cela, il faut d'abord comprendre le phénomène. Pourquoi la sécheresse s'acharne-t-elle sur le Maroc, pratiquement une année sur deux, alors qu'elle ne sévissait que par cycle quinquennal? Cette alternance naturelle rapprochée d'années sèches et humides serait-elle devenue une donnée endogène?
Autant de questions qui trouveront peut-être une réponse dans la mise en place de l'Observatoire National de la Sécheresse. Cet organisme devrait s'atteler, le plus rapidement possible, à étudier le phénomène pour trouver des outils qui permettent de mieux le maîtriser.
D'un autre côté, il faudra optimiser davantage le rendement des terres agricoles. La cartographie des vocations agricoles, actuellement en préparation par le Ministère, servirait cet objectif. Basée sur un couplage de critères climatiques et géo-agricoles, elle est à l'heure actuelle, précise le ministre, à un stade avancé. Son objectif, indiquer quel type de culture aurait le meilleur rendement pour chaque région du pays.
Dans le contexte climatique du Maroc, les données hydrologiques seront déterminantes, car la problématique essentielle de l'agriculture reste liée à la maîtrise de l'eau. Dans cette perspective, annonce le ministre de l'Agriculture, un programme d'irrigation complémentaire, qualifié d'ambitieux, est en cours d'étude. Ce type d'irrigation, fréquemment utilisée en Australie, ne nécessite que de faibles quantités d'eau. Il permet cependant de se prémunir contre les sécheresses saisonnières qui compromettent les récoltes. L'exemple de la campagne écoulée est, à cet égard, très probant. Les pluies s'étaient concentrées dans des laps de temps très courts pour disparaître le plus clair de l'année. Le résultat est connu: la récolte céréalière, pivot de l'agriculture marocaine, n'a été que de 37 millions de quintaux. L'objectif de M. El Malki, avec ces nouveaux changements, est de réaliser, au pire, plus de 60 millions de quintaux.

Ghassan KHABER

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc