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Irak: Les raids les plus violents depuis l'opération Renard du Désert

Par L'Economiste | Edition N°:455 Le 03/03/1999 | Partager

Depuis les bombardements de décembre 1998, les raids du lundi 1er mars sont les plus violents qu'a connus l'Irak. Pour le moment, le pompage pétrolier irakien à travers l'oléoduc irako-turc est momentanément suspendu.


C'est le moins que l'on puisse dire, mars n'a pas débuté sous de bons auspices pour l'Irak. Le Nord du pays vient en effet de subir, de l'avis du Pentagone américain lui-même, les frappes les plus importantes depuis l'opération anglo-américaine Renard du Désert, conduite du 16 au 19 décembre 1998. Un mort et neuf blessés graves, c'est le bilan officiel des bombardements annoncés par l'agence officielle irakienne INA. Lundi, des chasseurs F-15 américains ont lâché plusieurs tonnes de bombes à guidage laser sur des sites de communication, des relais radio et des systèmes de défense antiaériens au Nord du pays.

Changement de cible?


Ces attaques, précise le commandement central américain dans un communiqué, ont été menées "en réponse à plusieurs incidents provoqués par des radars irakiens ayant accroché des appareils de la coalition".
Mais, selon l'agence irakienne et de l'avis de plusieurs experts présents sur le terrain, l'attaque a visé un complexe résidentiel appartenant à une firme pétrolière irakienne et un tronçon de l'oléoduc irako-turc. Cette option est confortée par les bombardements dimanche qui ont causé une interruption du pompage de pétrole à travers cette installation. Les frappes contre l'Irak prendraient-ils un nouveau tournant où la principale cible ne serait plus les forces militaires, mais celles économiques de l'Irak? C'est en tout cas l'avis de Saddam Hussein, qui a estimé lundi que les Etats-Unis tentaient de contrôler le pétrole arabe pour empêcher le développement des pays de la région.

"Explosion généralisée"


Une stratégie qui, pour Al Joumhouria, quotidien officiel irakien, risque de déclencher une "explosion généralisée" dans le Golfe.
"La poursuite de l'agression sauvage dans le Nord de l'Irak aura des conséquences graves", écrit le journal dans son édition du 2 mars. "L'Irak ne renoncera pas à ses droits et continuera à résister vaillamment, quels que soient les sacrifices".
Si le secrétaire américain à la Défense, William Cohen, reconnaît que la frappe américaine lundi pouvait être à l'origine de l'interruption du fonctionnement de l'oléoduc irakien, il ne se démonte pas pour autant. "Nous avons en effet pris pour cible un système de communication et cette action a pu ou non interrompre temporairement le flux de pétrole, mais nous pensons que l'objectif lui-même était utilisé par leur armée pour les communications", renchérira-t-il.

Ghassan KHABER

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