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Investissement mondial: L'attrait pour les pays de l'Est se confirme

Par L'Economiste | Edition N°:1595 Le 05/09/2003 | Partager

. Hausse record de 15% dans la région. Sur le continent, le Maroc et l'Afrique du Sud les principaux perdantsLe marasme de l'économie internationale a laissé ses marques sur le flux des investissements directs étrangers (IDE) en 2002. Le rapport sur l'investissement dans le monde réalisé par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) estime à –21% le recul des IDE dans le monde en 2002. Au total, la valeur des investissements a atteint près de 651 milliards de dollars. La CNUCED note aussi l'impact du recul “considérable” des fusions et acquisitions internationales, dont le montant est tombé à 370 milliards de dollars dans le monde en 2002, contre 594 milliards en 2001.Sur 195 pays, 108 ont enregistré des entrées d'IDE inférieures à celles de 2001. Aux Etats-Unis les entrées d'IDE ont été divisées par cinq, même sort au Royaume-Uni (- 60%). L'Afrique a accusé une chute de 41%, totalisant un montant de 11 milliards de dollars. La CNUCED souligne cependant que les apports d'IDE ont augmenté dans 30 des 53 pays de la région et juge que “pour 2003, les perspectives d'IDE en Afrique sont prometteuses”.Le rapport cite trois facteurs susceptibles de conduire à une reprise: l'intensification de la prospection des ressources naturelles (pétrole notamment), la promotion du libre-échange aux niveaux régional et interrégional et les programmes de privatisation.Il explique la forte contraction des IDE en Afrique par le ralentissement des investissements au niveau mondial, pour la deuxième année consécutive. Il fait surtout valoir “qu'il y avait eu en 2001 deux grandes opérations de fusion-acquisition, en Afrique du Sud et au Maroc, et qu'il n'y en a pas eu d'aussi importantes dans la région en 2002”.Au Maroc, la vente à Vivendi Universal d'une participation de 35% dans Maroc-Telecom avait fait passer les investissements à 2,8 milliards de dollars pour 2001. En Afrique du Sud, l'opération financière consistant à dénouer les participations croisées entre les sociétés sud-africaines Anglo American et De Beers avait porté les IDE à 6,8 milliards de dollars. En 2002, le Tchad est ainsi devenu le quatrième pays bénéficiaire d'IDE en Afrique (après l'Angola, le Nigeria et l'Algérie) et le deuxième parmi les pays les moins avancés.Globalement, les apports d'IDE ont légèrement augmenté dans plus de la moitié des pays africains, et ont stagné ou diminué dans les autres. Les principaux pays bénéficiaires (Angola, Algérie, Nigeria, Tchad, Tunisie) ont reçu la moitié de l'investissement total.L'Afrique du Sud et le Maroc (de 2,8 milliards 0,4) ont été les grands perdants en 2002 estime la CNUCED. L'Angola a aussi reculé, tandis que l'Algérie stagnait et que la Tunisie et le Nigeria progressaient.Toutefois, de bonnes perspectives s'annoncent pour les pays pétroliers (Angola, Guinée équatoriale, Mauritanie, Nigeria, Sao Tomé et Principe, le Soudan et le Tchad) et ceux qui progressent dans la privatisation de leurs grandes entreprises publiques (Maroc, Afrique du Sud, Nigeria). En Asie, les IDE ont baissé de 11% tandis que la Chine a attiré plus de la moitié des IDE. Ce résultat s'explique par “la croissance soutenue de l'activité économique et d'autres avantages tels qu'une main-d'oeuvre bon marché” dans l'Empire du Milieu.L'Europe de l'Est a, quant à elle, enregistré une hausse record de 15%, pour atteindre un montant record de 29 milliards de dollars. Et la tendance est à la hausse, les investisseurs considérant de plus en plus cette région comme une “destination stable et prometteuse pour leurs placements”. Le rapport attribue cette évolution à l'effet positif de l'élargissement vers l'est de l'Union européenne prévu pour 2004 et aux investissements en Russie.L'Amérique latine n'a pas eu les mêmes chances. Les arrivées d'IDE enregistrées sont au plus bas depuis 1996, pour un total de 56 milliards de dollars. En plus du ralentissement économique mondial, la région a été touchée par des crises financières et politiques et par des dévaluations monétaires dans plusieurs pays, rappelle la CNUCED. L'Argentine est le pays qui en a le plus pâti. Les deux poids lourds en matière d'investissement restent le Brésil et le Mexique. Il n'en reste pas moins que pour 2002, les IDE ont nettement chuté: respectivement – 26% et – 46%.Au total, les années 2001-2002 représentent “le retournement de tendance le plus marqué des trois dernières décennies”, selon la CNUCED. L'Organisation y voit le résultat du marasme économique mondial, de l'effondrement des marchés boursiers, de la baisse des bénéfices des entreprises et de la perte de confiance généralisée découlant des scandales financiers. Secteur par secteur, la production manufacturière et les services (finances, transports, communications) ont été les plus touchés, tandis que les investissements ont augmenté dans les mines et le pétrole.Synthèse L'Economiste

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