×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

Inflation record et croissance en baisse

Par L'Economiste | Edition N°:2832 Le 01/08/2008 | Partager

. La zone euro prise entre deux feux. La hausse des prix continue de s’accélérerL’inflation a enregistré en juillet un nouveau record depuis la création de la zone euro à 4,1% sur un an, une flambée des prix d’autant plus inquiétante qu’elle se double désormais de nets signes de ralentissement de la croissance européenne. La hausse des prix ne cesse de s’accélérer depuis l’automne, alimentée surtout par la flambée des cours pétroliers et alimentaires. Son niveau est désormais plus du double de celui toléré par la Banque centrale européenne (BCE), à savoir un peu moins de 2%. Après l’envol début juillet du baril d’or noir à son plus haut niveau historique, il n’est pas étonnant que la première estimation de l’inflation pour juillet publiée jeudi par l’office européen des statistiques, Eurostat, enfonce le record précédent de 4%, enregistré en juin, relève Holger Schmieding, analyste de la Bank of America. Mais cette tendance s’accompagne dans le même temps d’un risque de stagnation économique. L’Europe semblait jusque-là résister mieux que les Etats-Unis aux turbulences sur les marchés financiers et aux effets de l’euro fort et de l’appréciation des matières premières, affichant au premier trimestre une croissance inespérée de 0,8%. Mais pour Holger Schmieding, une rafale de mauvais indicateurs «force même les observateurs les plus optimistes à concéder qu’on ne peut plus exclure une récession technique, deux trimestres consécutifs de baisse du PIB». La confiance des chefs d’entreprises et des consommateurs de la zone euro a notamment accusé en juillet son plus fort recul mensuel depuis les attentats du World Trade Center en 2001. Parallèlement, le taux de chômage dans la zone euro, jusqu’alors à son plus faible niveau historique (7,2%), a augmenté en mai pour la première fois depuis près de quatre ans, selon des données révisées jeudi par Eurostat, qui fait désormais état de 7,3% en mai comme en juin. «Le ralentissement économique pourrait entrer dans une deuxième phase au second semestre de cette année, dans laquelle la demande intérieure est freinée non seulement par l’inflation, mais aussi par le marché du travail», relève Laurent Bilke, analyste de Lehman Research. En attendant, tous les économistes attendent au moins un ralentissement de la croissance dans la zone euro au deuxième trimestre. La Belgique est jusqu’ici le seul Etat membre à avoir publié ses performances. Dans ce pays dont l’économie, très tournée vers l’extérieur, est jugée représentative de la tendance européenne, la croissance est tombée à 0,3% après 0,5% au premier trimestre. L’Allemagne, qui avait joué à plein son rôle de moteur de l’économie européenne avec une croissance particulièrement robuste de 1,5% au premier trimestre, ne renouvellera pas non plus cette performance au deuxième trimestre, a averti la banque centrale Bundesbank.


La BCE en position d’attente

LA situation est délicate pour la BCE, qui peut relever ses taux pour contrer l’inflation, comme elle vient de le faire début juillet, mais risque ainsi de plomber encore plus la croissance. Pour Holger Schmieding, «les colombes vont probablement prévaloir» et la BCE «rester en position d’attente au moins pour les douze prochains mois». Car bientôt «l’inflation devrait avoir atteint un pic et commencer à ralentir progressivement dans les mois à venir», renchérit Cédric Thellier, économiste chez Natixis. Ajouté à une remontée attendue du chômage dans les prochains semestres, qui limitera les revendications sur des hausses de salaires, cela «devrait augmenter la marge de manoeuvre de la BCE pour baisser ses taux», selon l’économiste qui anticipe, lui, un premier assouplissement monétaire en mars prochain.Synthèse L’Economiste

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    com[email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc