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Economie

Industrie textile-habillementLa panne de la mise à niveau en Tunisie et au Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:1830 Le 11/08/2004 | Partager

. Les deux pays sont en retard dans la modernisation de leur parc industriel . La Chine confirme son statut d'«usine du monde»: Elle achète la moitié des machines de filature . Turcs et Indiens s'efforcent de résister à cette frénésie Comment les entreprises s'arment-elles pour répondre aux défis de la concurrence et du changement du mode de régulation du marché textile mondial? Une première indication peut être tirée de l'analyse de l'effort d'investissement dans la modernisation de l'outil de production à travers l'achat des équipements, constatent les experts de l'Institut français de la mode (IFM) dans le rapport sur la compétitivité de l'industrie textile méditerranéenne. Dans ce processus de «mise à niveau», le constat n'est pas reluisant pour les pays du Maghreb. Le Maroc et la Tunisie ont déployé peu d'efforts et leur parc a vieilli entre 2000 et 2003, soulignent les consultants de l'IFM. Ils tentent une explication par l'hypothèse de la crainte de l'avenir: «Le raz-de-marée de l'Empire du Milieu a dû tétaniser les industriels des deux pays». Ce qui expliquerait en partie leur hésitation à renouveler leur matériel, ajoutent-ils. Mais il y a aussi, du moins côté marocain, les difficultés dans lesquelles s'étaient embourbées les entreprises du secteur à la fin des années 90. Elles étaient davantage préoccupées à défendre leur position qu'à anticiper les changements sur le marché international.Par contre, l'étude d'acquisitions des machines effectuées au cours des trois dernières années, confirme le dynamisme des filateurs et tisseurs chinois. Le processus se nourrit de la compétitivité du pays. L'avalanche des commandes exige une augmentation des capacités de production et donc de nouveaux équipements. Pour les équipementiers occidentaux, la Chine est devenue presque un eldorado. Les Chinois ont en plus l'avantage d'acquérir des machines aux technologies les plus évoluées. Selon l'Institut français de la mode, la moitié des équipements de filature (fibres longues) vendus dans le monde ont été achetés par les entreprises chinoises et près de 7 machines sur 10 des métiers sans navette. L'Inde et le Pakistan ont pour leur part acheté 25% des équipements pour fibres courtes. . La Turquie délocalise en BulgarieDurant la même période, l'Europe de l'Ouest a réceptionné 18.000 métiers et la Turquie 11.000, devançant l'Inde, le Bangladesh, le Pakistan et la Thaïlande. «La contraction de 9% du PIB turc en 2001 n'a pas empêché les industriels d'investir massivement dans le matériel de production. Les machines neuves constituent aujourd'hui 40% du parc total», soulignent les experts de l'Institut français de la mode. Une telle réaction est unique dans le monde, affirment-ils. En Syrie, les entreprises d'Etat ont fourni un gros effort pour valoriser la filière coton. Idem pour l'Egypte qui dispose toutefois d'un parc moins moderne.L'on retrouve la même tendance au niveau des achats de machines de tricotage circulaires destinées à la fabrication de sports-wear maille et vêtements pour enfants. Le Maroc exporte beaucoup ces produits. Pourtant, ses industriels n'ont pas suffisamment investi dans ce type de matériel durant ces dernières années. Hormis les achats de machines, l'investissement a globalement baissé dans le secteur. Au Maroc, ce ralentissement dure depuis 1999 et s'est accentué en 2002. Les industriels ont investi 120 millions de dollars, soit 5% du chiffre d'affaires. Mais la baisse a été plus brutale dans le textile que dans l'habillement. En Tunisie, l'investissement a progressé jusqu'en 1998 avant de stagner puis de chuter en 2002. En revanche, en Turquie, l'investissement a progressé dans le textile et légèrement stagné dans l'habillement. Ses opérateurs optent peu à peu pour la sous-traitance, voire la délocalisation de leur activité vers la Bulgarie et la Roumanie.M. K.

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