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Immobilier: Il est où ce plan d’aménagement?

Par L'Economiste | Edition N°:2215 Le 16/02/2006 | Partager

. La cadence de production est trop insuffisante pour répondre aux besoinsRedevenue une région stratégique, la région Tanger-Tétouan est un territoire attractif où de nombreux investisseurs nationaux ou internationaux se bousculent au portillon. Cet état de fait se traduit, et surtout va se traduire, par une émulation que personne ne saura maîtriser. En effet, qui peut avancer avec précision le nombre de nouveaux arrivants ne serait-ce qu’à court ou moyen terme? Exercice délicat n’est-ce pas? Néanmoins, il faut bien que pouvoirs publics et opérateurs privés du secteur de l’immobilier s’impliquent, au risque d’être dépassés par les évènements. Si les projets structurants abondent, il semblerait que pour l’offre en logement il n’en soit pas de même.Si les dix pôles urbains qui composent la région connaissent une activité urbanistique très dense, sur le terrain, cela se traduit également par une extension démesurée de l’habitat insalubre malgré les efforts déployés par les pouvoirs publics. D’après les professionnels, la cadence annuelle de production dans la région est de l’ordre de 2.500 logements. Un chiffre bien en deçà des besoins annuels réels qui ont été évalués à près de 9.000 logements, selon des chiffres officiels. «Il faut savoir que les besoins cumulés en logements sont estimés à environ 14.000 unités», déclare Khalid Essamha, architecte et chef de service à l’Observatoire de la direction régionale de l’habitat Tanger-Tétouan. Du côté de l’Association des promoteurs immobiliers de la wilaya de Tanger (APIT), le constat est identique. «Pour résorber le déficit dans la région, il faudrait être en mesure de construire plus de 8.000 logements chaque année et de manière constante jusqu’en 2012. Faute de quoi, le déficit se creusera d’année en année», précise Abdeslam Yassine, président de l’Apit.Qu’est-ce qui peut bien expliquer cette situation? «A ce jour, les promoteurs privés, qui sont les seuls à construire des logements, attendent patiemment de découvrir le Schéma d’aménagement urbain (SDAU). Sans quoi, il est difficile d’avoir de la visibilité. Qu’attend-on pour le présenter alors qu’il existe?» s’interroge Abdeslam Yassine. De plus, et c’est assez surprenant, les professionnels du secteur dénoncent l’absence de coopération des banques. «En Europe, le promoteur immobilier est considéré comme un entrepreneur par le banquier alors qu’au Maroc il est perçu comme une personne qui vient quémander un service à la banque», fait remarquer le président de l’Apit. La présence massive de promoteurs étrangers, plus particulièrement des Espagnols, va-t-elle permettre au secteur de décoller? Le secteur va se voir booster inéluctablement. Primo, car cela va avoir pour effet de doper la production de logements et, secundo, les promoteurs espagnols jouissent d’une expertise en la matière. Rappelons-nous qu’ils ont été en mesure de construire pas moins de 714.000 logements en Espagne en 2004 alors que les besoins étaient de 350.000. En outre, ils se sont sentis rassurés lorsque le groupe Fadesa a décidé d’investir dans la région (projet Tanger City center). Ils seraient une dizaine à avoir traversé la Méditerranée et une vingtaine s’y apprêtent. Autre avantage pour les Espagnols, le prix du terrain. Si d’après des promoteurs locaux la cherté du foncier (surtout à l’intérieur de la ville) constitue un obstacle, il est entendu que pour les Espagnols le prix du foncier pose moins de problème.


12.000 ménages dans les bidonvilles

Plus de 12.000 ménages occupent 89 bidonvilles dans la région Tanger-Tétouan dont 9.478 sont concernés par le programme «Villes sans bidonvilles». Le coût global de l’opération est de l’ordre de 300 millions de DH pour une durée de réalisation étalée de 2005 à 2008. Le financement est réparti comme suit: contribution de l’Etat, 127 millions de DH, collectivités locales, 23 millions de DH, ménages concernés, 150 millions de DH. D’après la direction régionale de l’habitat Tanger-Tétouan, la ville de Tanger, qui compte 3.074 ménages concernés par le programme «Villes sans bidonvilles», sera déclarée ville sans bidonvilles.Rachid HALLAOUY

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