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Economie

Hôpitaux: Les prix des prestations viennent de doubler

Par L'Economiste | Edition N°:1779 Le 31/05/2004 | Partager

. Les nouveaux tarifs ont été publiés dans le nouveau BO du 6 mai . Motif évoqué, l’indexation à l’évolution du coût de la vie… au grand dam des patientsDésagréable surprise pour les patients des hôpitaux publics. Les tarifs applicables aux services et prestations sanitaires ont subi de très nettes augmentations, passant dans la majorité des cas du simple au double. Ainsi, les actes des généralistes exerçant dans ces établissements, dispensés presque gratuitement auparavant, coûteront désormais 40 DH aux patients. Ceux d’un médecin spécialiste passent de 40 à 60 DH. Publiées dans le Bulletin Officiel du 6 mai, ces nouvelles dispositions ont fait l’objet d’une circulaire prévoyant leur application à partir du lundi 25 mai 2004.C’est en vertu des dispositions du décret n°2-99-80 du 30 mars 1999 que ces nouveaux tarifs sont fixés. Les honoraires des actes de radiologie subissent également des modifications importantes. Lesquels coûtent ainsi 7,5 DH, ceux de biologie médicale 1,5 DH, de chirurgie et de spécialité 7,5 DH et ceux dentaires 7,5 DH. Précisons que ces actes ne sont qu’une infime partie de la note que paiera le patient à sa sortie de l’hôpital. “La facture d’un acte radiologique avoisine en général 70 DH”, explique un médecin du secteur public. Ces augmentations concernent uniquement les hôpitaux relevant du ministère de la Santé. Les Centres universitaires spécialisés et l’hôpital des spécialités de Rabat sont depuis plusieurs années autonomes financièrement. Les tarifs des services et prestations rendus dans le cadre de l’hospitalisation subissent également des hausses.Ainsi, les chambres de plus de deux lits sont facturées à 80 DH, celles de deux lits à 100 DH/nuit et la chambre particulière à 140 DH/nuit. Les malades désireux d’être accompagnés devront payer 80 DH/nuit pour toute personne accompagnatrice. Les forfaits journaliers en médecine et ceux à la réanimation subissent également des modifications. Les prix des chambres varient de 250 DH/jour pour les premiers à 437,5 DH pour les chambres particulières. Dans le deuxième cas de figure, les chambres coûteront entre 500 et 875 DH.Les forfaits journaliers d’accouchement, fixés pour une durée d’hospitalisation de 48 heures, coûtent entre 25 et 450 DH selon la nature des actes dispensés (avec ou sans épisiotomie, manoeuvre). Les patients soignés dans les services de chirurgie devront pour leur part s’acquitter d’un forfait chirurgical plus onéreux.Les services et prestations rendus à titre externe par les hôpitaux donneront lieu à des tarifs plus élevés. Cette augmentation s’explique par une volonté d’indexer les nouveaux prix à l’évolution du coût de la vie. “Les prix des prestations n’avaient pas subi de modifications depuis de longues années, explique un médecin du secteur privé, il était donc normal qu’ils soient revus à la hausse”. Mais ce serait davantage en raison de l’application de l’assurance-maladie obligatoire (AMO), prévue le 1er janvier 2005, si tout se passe comme prévu, que ces nouvelles dispositions seraient prises. “Le système qui sera mis en place prévoit en effet que les hôpitaux deviendront payants”, ajoute ce praticien, “sauf pour les indigents”. La notion d’indigence devrait également changer. “Les cartes d’indigents devraient être distribuées de façon plus stricte, note-t-il, mais cela n’occulte pas le fait que le service public hospitalier passera du gratuit au payant”. La mesure est donc d’une extrême importance. Aussi bien sur le plan social que politique, le changement de système ne peut être passé sous silence. “Même les services administratifs ne sont pas encore préparés à ces nouvelles dispositions qui doivent désormais prévoir une régie destinée à établir la facturation”, explique un médecin du secteur public. C’est le service des urgences qui doit poser le plus de problèmes. Les patients devront s’acquitter du montant des prestations avant d’être examinés par le médecin. Cette nouvelle organisation ne manquera pas de soulever des réactions chez des patients qui ne disposent pas toujours des moyens suffisants ou du temps nécessaire pour s’acquitter du prix facturé. Le pouvoir d’achat de la population permet-il une augmentation de cette envergure, dans un domaine aussi sensible que celui des soins médicaux? La question mérite d’être posée.Amale DAOUD

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