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    «Hag Kippour Saméakh!»

    Par L'Economiste | Edition N°:2877 Le 09/10/2008 | Partager

    . La fête la plus solennelle du calendrier hébreu célébrée depuis hier. Au coeur de ce jour grandiose: jeûne, prières... et repas festif«HAG Kippour Saméakh!». Peut-être que cette phrase ne vous dit rien, ou que c’est du charabia pour vous, mais qui d’entre nous n’a pas entendu sa grand-mère ou son arrière-grand-mère lui parler de «Djajat alkabbour», traduisez: le poulet de Kippour. Quelle est la signification de cette fête considérée comme la plus solennelle du calendrier hébreu? A quand remonte la célébration de ce jour? Et pourquoi dans la tradition juive marocaine égorge-t-on un poulet?Le terme «Yom Kippour» qui signifie en hébreu comme en arabe «Grand jour», tient en réalité ses origines de l’araméen qui veut dire plus exactement «jour de repentance et d’expiation». Ce jour solennel équivaut au dixième jour du mois de Tishri dans le calendrier hébreu. La Thora appelle ce jour «Yom Hakippourim», comme il est écrit dans le Lévitique (Vayikra 23, 26-32): «Et L’Eternel parla à Moïse en ces termes: Cependant le dixième jour de ce septième mois, sera jour des expiations, appel de sainteté; vous humilierez vos personnes et vous offrirez des sacrifices au nom de L’Eternel. Vous ne ferez aucun travail en ce jour, car c’est le jour des expiations pour vous, devant L’Eternel votre Dieu. De nos jours, dans toutes les synagogues, la cérémonie effectuée par le Grand Prêtre est lue étape par étape pendant le Yom Kippour. La clôture du jeûne est célébrée dans toutes les synagogues par la «Neila» («fermeture» des portes du ciel aux prières) et par la sonnerie du «Chofar» (corne de bélier) qui marque la conclusion du jeûne. Les portes du ciel se referment et plus aucune demande de pardon n’arrive à Dieu.En ce qui concerne le repas de fête, il est de coutume chez les juifs du Maroc de consommer traditionnellement du couscous la veille de Kippour, tandis que chez les Ashkénazes (juifs d’Europe) on mange du riz et du «gefählte fish» (poisson farci). Mais l’une des traditions les plus typiquement marocaines en ce jour sacro-saint est la fameuse «djajat alkabbour», comme nous le rapporte avec grande nostalgie Soly Anidjar, juive marocaine installée en France depuis les années soixante. «Pour nous juifs marocains, ce jour-là, nous allons acheter nos poulets comme c’est notre aada (tradition). Les femmes achètent des poulets, et les hommes des coqs. Un poulet ou un coq par tête». En effet, cette tradition appelée en hébreu «Kapparot» est une cérémonie qui consiste à faire tourner un poulet vivant autour de sa tête en récitant une prière traditionnelle: «Voici mon double, voici mon remplaçant, voici mon expiation. Puisse cette poule aller jusqu’à la mort pendant que je m’engagerai et continuerai une vie heureuse, longue et paisible. Amen».Firas ADAWI-ADLER

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