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    Courrier des lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:2877 Le 09/10/2008 | Partager

    Comment arrêter la corruption?
    . Eradication inespéréeLa corruption est une gangrène que toutes les techniques chirurgicales ne peuvent arrêter. Donc le mal va persister pour longtemps. Nos décideurs font la sourde oreille aux appels de la société. A mon sens, il n’y a pas d’espoir.A.I.. L’Administration encore et toujoursLa corruption est un mal récurrent de l’Administration qui touche aussi bien le chaouch que le ministre. Ses acteurs sont les fonctionnaires, toutes qualifications confondues avec mention pour ceux qui sont en contact avec le public et les décideurs des marchés de l’Etat. Notre rang de cancre est l’œuvre de nos responsables ou agents soudoyés. Les corrupteurs quant à eux sont des victimes du système de gestion de la chose publique et de ceux qui considèrent la corruption comme un reliquat de salaire.K.S.. Nettoyons devant chez nousUn sujet aussi épineux que salutaire. Le Roi a essayé et il continue à essayer d’éradiquer le fléau de la corruption et du déficit judiciaire. Mais c’est un bras de fer ardu avec les mafieux qui continuent à s’agripper à ce qu’ils considèrent comme un droit acquis… La solution: chacun de nous a le devoir de dénoncer la corruption et de refuser de donner ou de recevoir les pots-de-vin. Ce n’est que de cette manière que nous sortirons tous gagnants.B.G.. Corruption? Connais pasJe crois qu’au Maroc nous confondons corruption et racket. Ce qui est développé au Maroc et que les citoyens appellent de la corruption, c’est du racket. Dans quelles circonstances ce racket se pratique-t-il et par qui?En 1re position je situe la police de la circulation dans les villes et les gendarmes en dehors de celles-ci. Vous roulez normalement quand un agent vous interpelle sous prétexte d’avoir «grillé» un feu rouge alors que vous êtes passé au feu vert clignotant. Vous reconnaissez le vert clignotant mais cette couleur clignotante signifie rouge pour l’agent. Dès cet instant, Monsieur l’agent, de par son pouvoir dont il use et abuse, vous rappelle le coût de la contravention, la fourrière, le retrait de votre permis et l’obligation de vous présenter devant un tribunal pour le récupérer et il finit en vous rappelant ce que cela peut vous coûter en temps et argent.Vous vivrez le même scénario lorsqu’un flic ou gendarme sur une route nationale vous brandira son appareil «radar portable» sous les yeux en vous disant que vous rouliez à 79 km à l’heure dans une zone où la vitesse est limitée à 60.Vous savez que ce n’est pas vrai pour au moins deux raisons : 1) Vous rouliez à moins de 60 km 2) Depuis quand un seul agent contrôle la circulation avec son radar, alors que l’effectif exigé pour cette opération est de 3 à 4 agents?Ces simples cas sont vécus par les citoyens tous les jours et ce qui est plus grave c’est que tout le monde le sait y compris la hiérarchie de ces agents.Deuxième source de racket: les établissements publics où le citoyen se rend pour demander un document, exigé par l’administration. Votre CIN n’a aucune valeur aux yeux de cette administration qui demande une copie certifiée conforme. Si vous demandez un droit dans des délais courts, cela a un coût.Autres sources de racket et non de corruption c’est au niveau des marchés d’Etat. Je ne comprends pas comment une entreprise nouvellement créée puisse emporter un marché devant des entreprises soumissionnaires ayant pignon sur rue depuis plus de dix ans, pour un devis estimatif identique.B.S.. Pas de corrupteurs, pas de corrompusNous pouvons classer la corruption au Maroc en deux catégories. La petite corruption vécue quotidiennement par les Marocains sur les routes, dans les hôpitaux et administrations, durant la période électorale ou lors d’un recrutement… et la grande corruption qui concerne par exemple la cession des grands marchés et le détournement des biens publics... Les deux types de corruption occasionnent, à des degrés variables, une perte considérable de la valeur ajoutée, créent des conflits sociaux, favorisent la concurrence déloyale et suscitent un sentiment de pessimisme chez la population. Ce fléau aggrave en outre les conditions socioéconomiques de la majorité de la population, promotionne les moyens illégaux d’enrichissement et détériore l’image de notre pays à l’extérieur. A mon avis, l’éradication de ce fléau passe, entre autres, par plusieurs actions:1- L’éducation de nos citoyens, principalement les nouvelles générations, sur le fait que la corruption est un phénomène anormal et constitue un boulet pour le développement. En effet, la connaissance parfaite de nos droits et obligations permet d’éliminer plusieurs cas de corruption.2- Le respect de la loi et l’application de la sanction à l’ensemble des Marocains en cas d’infraction. 3- Démantèlement des réseaux de corruption et détection des personnes qui protègent les corrupteurs.4- Encourager les citoyens à dénoncer les cas de corruption en garantissant leur protection dans le cas de plainte. La récupération de l’argent détourné pour améliorer les salaires de la catégorie de la population la plus démunie. M.N.

    Bourse: Reprise à la rentrée?
    . Traditionnel systèmeLa Bourse au Maroc est loin de jouer son rôle comme dans les grandes capitales occidentales. Une large majorité d’acteurs économiques marocains ignore encore l’impact positif que peut avoir cette structure sur l’économie du pays. En effet, la Bourse est une grande banque centrale à qui un grand nombre de sociétés peuvent faire appel sans avoir à remplir les conditions imposées par le traditionnel système bancaire.R.Q. . La Bourse est en formeCe qu’est en train de vivre notre marché est tout à fait normal. Ces accidents de parcours renforcent la vulgarité de la culture boursière auprès des investisseurs, notamment les petits porteurs. L.I.

    Faut-il changer le gouvernement?
    . Un gouvernement fortNous voulons un gouvernement fort, homogène, dynamique, jeune et responsable.T.I.. La justice… talon d’AchilleDe grâce, si remaniement ministériel il y a, commencez par le plus urgent, la justice, le talon d’Achille du Maroc.K.S.. Le poids!Compte tenu de la crise mondiale en cours, il faut revoir le poste de ministre des Finances et de l’Economie. Je pense que celui de l’Intérieur peut faire le poids au cas où....A.P.. Il faut agir viteNonobstant la crise actuelle les plus faibles vont être secoués 5 ou 10 fois plus que les autres. Nous devons réviser notre politique économique en profondeur. Il faut agir vite et mettre en place des mesures pour booster le développement social. K.I.. Trop académiquesQue nos ministres apprennent à débattre leurs sujets et non se contenter de lire, sans prendre une seconde pour respirer ou de lever la tête. Ils sont trop académiques et ils ne donnent même pas l’envie de les écouter. Je les invite à regarder leurs confrères occidentaux qui se réunissent pour discuter les problèmes de leur société, acceptent la médiatisation et la critique de leurs réformes.A.L.. Entre les mains de jeunes dynamiquesLe Maroc ne peut fonctionner qu’avec un gouvernement de technocrates qui font preuve de dialogue et prennent des décisions pouvant développer davantage ce pays et assurer le bien-être du citoyen. J’espère que le nouveau gouvernement sera au moins entre les mains de jeunes cadres dynamiques qui ont déjà fait leurs preuves...M.U.. En finir avec l’entreprise familialeC’est vrai que l’inertie de ce gouvernement, et à sa tête son chef pousse à regretter l’époque Jettou. Le remaniement ministériel est un colmatage pour corriger ce qui doit l’être au sein de l’Exécutif, avec l’espoir d’en finir avec l’organigramme de l’entreprise familiale auquel on assiste depuis une année. On ne perd rien d’espérer quand on fait partie d’un peuple qui passe sa vie à espérer. T.U.. Remanier, pourquoi?Est-ce qu’on peut déduire que le gouvernement actuel n’est ni fort, ni homogène, ni jeune, ni responsable? Remanier pourquoi? Si le gouvernement n’est pas assez représentatif il faudrait d’abord organiser des élections pour refléter les nouvelles aspirations des électeurs, en nommant des ministres de la nouvelle équipe gagnante. Si on veut des ministres technocrates, cela veut dire que le choix de la représentativité des partis était un échec et donc on était mieux sous le gouvernement Jettou. En tout cas le Premier ministre est en très bonne santé et il a dit à Jeune Afrique (c’est l’Afrique qui est jeune, pas le Premier ministre) qu’il marchait même plus vite que ses accompagnateurs. Mais il a dit quelque chose de très sensé «Si je ne me sens pas bien, je serai le premier à le dire et à me retirer de mes fonctions». Est ce qu’il se prépare à faire une telle annonce? Mais alors, qui prendrait soin de nous autres? Et l’arabisation? Et l’emploi? M.I.. Je rêveJe rêve d’un gouvernement dont les membres réagiraient par la démission suite à une négligence ou à l’incapacité de mener à bien leur mission. Je rêve d’un gouvernement où le socialiste reste socialiste, dans le sens socialiste du terme, où le libéral n’est rien d’autre qu’un libéral et où l’islamiste se comporte en tant que social-musulman et non en tant que porteur de l’étendard vert de l’Islam.Je rêve d’un gouvernement où chaque ministre fait ses déclarations à la presse sans langue de bois ... et en darija pour que le commun des mortels y comprenne quelque chose.Je rêve d’un gouvernement dont les membres ne se sabotent pas les uns les autres, mais des membres qui se complètent, collaborent et s’entraident. Je rêve d’un gouvernement qui redonne confiance aux Marocains en leur système, en leurs responsables.... un gouvernement révolutionnaire, mais dans le sens culturel du terme, que ses membres soient de droite, de gauche, du centre ou d’ailleurs.I.B.

    Grève des transporteurs: Est-ce justifié?
    . Transporteurs: La poule aux oeufs d’or Je suis solidaire avec les transporteurs en particulier et avec les usagers de la route en général pour la simple raison qu’ils sont devenus la poule aux œufs d’or pour tous ceux qui sont censés faire respecter la loi. Ils sont rackettés à tour de bras et le nouveau code de la route aggravera davantage ce fléau. Les statistiques démontrent que les transporteurs, hors transports voyageurs, sont très peu concernés par la guerre des routes, les chauffeurs routiers sont exploités par leurs employeurs. Certains n’ont aucun statut, l’infrastructure routière n’est pas étrangère à ce cataclysme. Pour conclure, je poserai une question de bon sens : sommes-nous obligés de traverser Salé ou Rabat pour nous rendre à Casablanca et subir les radars de limitation de vitesse et l’arnaque? Notre ministre sait-il qu’il existe des périphériques?K.S.. InjustifiésJe m’excuse mais les chauffeurs des grands taxis devraient être les derniers à revendiquer quoi que ce soit. Ils ne respectent ni le code de la route ni les personnes ni leurs confrères. Leurs taxis sont mal entretenus et sont parmi les premières causes de pollution au Maroc. Certes, ils exercent une profession très difficile et l’état des routes n’arrange pas la situation, mais cela n’excuse pas leur comportement. En résumé, le transport est à améliorer en priorité. Il ne sert à rien d’investir dans de très grands projets (Plan Azur, Tanger Med, Casanearshore parc…) si le transport routier reste archaïque. A.D.
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