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Economie Internationale

Politique

UE: Le président de la Commission sera-t-il connu au prochain Conseil?
Par L'Economiste | Edition N°:466 Le 18/03/1999 | Partager

· Le volet Maroc du programme MEDA ne sera pas affecté
· Une réforme en profondeur des institutions de Bruxelles se profile
· Un président jouissant d'une forte personnalité et d'un appui des Etats


Deux jours après de la démission en bloc des vingt commissaires européens, l'onde de choc continue de s'étendre. En effet, cette crise jamais survenue dans la gestion communautaire vient à un moment délicat aussi bien dans les relations au sein de l'Union que celles avec les pays tiers, les difficiles négociations sur la Politique Agricole Commune (PAC), les tractations de l'Agenda 2000 (financement de l'Union Européenne pour 2000-2006), mais aussi les tensions commerciales avec les Etats-Unis.
A Rabat, la Délégation de l'Union Européenne privilégie une lecture administrative de la crise: "Il n'y aura pas de perturbations sur la gestion courante du programme MEDA Maroc".
Si la crise n'aura pas d'implications sur la mise en oeuvre des programmes de l'Union dans les pays méditerranéens, ses conséquences politiques seront considérables en Europe. La démission de l'exécutif européen intervient à quelques semaines du renouvellement du Parlement.
Plusieurs voix se sont élevées pour exiger une réforme en profondeur des institutions de l'Union, tel le Premier ministre, Tony Blair. Elles mettent en avant l'impuissance du Parlement européen pour assurer le contrôle sur la Commission (échec dans le règlement des dossiers de la vache folle et du duty-free).
Le chancelier allemand, Gerhard Schroeder, dont le pays assure la présidence du Conseil européen, cherche à combler le plus rapidement possible le "vide institutionnel". Il a d'ores et déjà proposé a ses pairs de désigner un nouveau président de la Commission au prochain sommet européen prévu à Berlin dans quelques jours. En cas d'échec, le chancelier allemand suggère la tenue d'un sommet exceptionnel.

Mohamed DOUYEB (AFP/Le Monde)


Manuel Marin: La fraude, surtout dans les Etats


Avec Mme Edith Cresson, l'Espagnol Manuel Marin est l'un des commissaires incriminés par le rapport du Comité des Sages. Dans une interview accordée à L'Economiste en février dernier, M. Marin a dénoncé la campagne orchestrée par ses collègues du Nord de l'Europe, essentiellement des Allemands. Il a souligné également que 90% des fraudes sont réalisées par les Etats membres. Le commissaire espagnol n'a pas mâché ses mots en évoquant les pressions subies par la Commission.
De son côté, le commissaire anglais Leon Brittan, vice-président de la Commission Européenne, n'est pas visé du doigt par le rapport des experts indépendants. Il dispose de l'appui de Tony Blair pour la reconduction de son mandat au sein de la Commission.

Mohamed DOUYEB

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