×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Grippe A: On attend toujours les vaccins

Par L'Economiste | Edition N°:3164 Le 07/12/2009 | Partager

. Mais les personnes prioritaires ont été vaccinées!. Pas de fichier permettant d’identifier les personnes à risque«Il ne faut pas affoler les populations. Rien ne sert d’annoncer une campagne généralisée de vaccination alors que le produit n’est pas disponible chez nous et que les autorités sanitaires sont mobilisées sur la pandémie». Ces mots sont de Abdelali Belghiti Alaoui, directeur des hôpitaux et soins ambulatoires. Ce dernier était chargé de remplacer la ministre, Yasmina Badou, à la conférence sur la «Stratégie du ministère de la Santé pour améliorer les performances du système de sante et l’accès aux soins». Conférence organisée le 3 décembre à Casablanca par les diplômés de l’Université Sherbrooke. Belghiti Alaoui affirme que «les personnes prioritaires, notamment les pèlerins et le personnel médical, ont été vaccinées». Autres personnes prioritaires, les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées. Seulement, au Maroc, il n’existe aucun fichier permettant d’identifier ces personnes à risque.

Indicateurs alarmants
En France, pays dont le gouvernement marocain a copié la stratégie, les personnes vulnérables (enfants, femmes enceintes et personnes âgées) ont été ciblées grâce à la base de données de son système de sécurité sociale. Ainsi, les personnes concernées ont reçu un avis de vaccination, indiquant la date et le lieu, et éventuellement le médecin traitant. La France a également décidé de vacciner ses ressortissants à l’étranger. Pour les Français du Maroc, la campagne a démarré le 5 décembre (cf.www.leconomiste.com, édition du 3 décembre). Par ailleurs, rien ne permet encore de mesurer l’impact de la campagne de sensibilisation menée tambour battant par le ministère de la Santé. La panique chez la population augmente au fil des bulletins d’informations relayant le nombre de cas et de décès. Jeudi 3 décembre, ce sont 1.976 cas confirmés dont 860 en milieu scolaire et 4 décès officiels annoncés par le ministère. Parallèlement, les indicateurs de santé sont alarmants. La stratégie du ministère 2008-2012, c’est de ramener le taux de mortalité maternelle de 227 pour 100.000 naissances vivantes à 50 et la mortalité infantile de 40 pour 1.000 à 15. Mais le fort déséquilibre en matière de services de santé entre les régions, d’une part, et d’autre part, entre le milieu rural et le milieu urbain, permet à ce jour une couverture médicale ne dépassant guère 30% de la population. Il n’empêche, comme le répète Belghiti Alaoui, «il est question de disposer d’un service public de santé compétitif et performant», pour arriver à un taux d’hospitalisation à 5% à l’horizon 2012 contre 3,5% aujourd’hui. Il est de 7% en Tunisie et de 15% dans les pays de l’OCDE.Ainsi, le repositionnement stratégique des différents intervenants dans le système de santé est pertinent. Il devrait mettre un terme au double statut d’opérateur et de régulateur du ministère de la Santé. L’idée est d’aboutir à une politique de décentralisation en créant des organismes publics autonomes de gestion des infrastructures hospitalières avec l’introduction d’un système de péréquation verticale. Le reste passera par la mise à disposition du citoyen d’une offre de soins accessible, suffisante en quantité et équitablement répartie sur l’ensemble du territoire. Ce qui est traduit dans la stratégie par la mise en place de la carte sanitaire. B. T.
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc