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    Economie

    Grève du transport: Fausse alerte?

    Par L'Economiste | Edition N°:2877 Le 09/10/2008 | Partager

    . Le mot d’ordre du collectif d’associations peu suivi. Le SG de la Fédération des chauffeurs des poids lourds interpelléFinalement, l’appel à la grève du transport routier a été faiblement suivi. Hier, jour annoncé de l’ouverture du débrayage, dans la matinée, seuls quelques poids lourds étaient mobilisés à la porte 4 du port de Casablanca. Ce que prédisaient, d’ailleurs, les détracteurs de ce débrayage, qui soutenaient que le mot d’ordre sera peu suivi puisqu’il n’émane pas de syndicats, mais plutôt d’un collectif d’associations. Pourtant, ce dernier comptait mobiliser pas moins de 30 associations et syndicats, opérant dans le transport des marchandises et voyageurs. Objectif: demander l’ouverture d’un dialogue direct avec la Primature pour l’examen notamment du Code de la route. Mais il semble qu’ils ne sont pas arrivés à convaincre, même si Mohammed Mitalli, secrétaire général de la Fédération des chauffeurs des poids lourds soutient le contraire. Pour lui, le mouvement a été suivi par les poids lourds. «C’est particulièrement vrai notamment à Casablanca. Pour le reste des villes, je ne peux me prononcer pour l’heure», assure-t-il. Satisfecit nuancé toutefois: «Il est vrai que la mobilisation n’a pas été au niveau souhaité, les petits taxis n’ont quasiment pas suivi», reconnaît Mitalli, qui affirme avoir été interpellé par les forces de l’ordre sur place et arrêté. «J’ai été arrêté au commissariat du 4e arrondissement, on m’a agressé et on a confisqué mon téléphone», assurait-il hier dans un entretien téléphonique avec L’Economiste. Selon lui, l’appel à la grève court toujours. Mieux, une «marche sera organisée d’abord sur la wilaya de la Sûreté nationale et une autre sur Rabat». Pour le reste des professionnels du transport, aucune perturbation n’a été signalée. L’appel à la grève n’a été quasiment pas suivi. Ce que l’on confirme d’ailleurs à la Fédération des syndicats du transport routier (FSTR) qui estime que ce mouvement est déplacé et inopportun. «Nous ne comprenons pas cet appel à la grève en ce moment ni ce qui le motive», s’exclame Haj Benabbès Khalloufi, président délégué de la FSTR. En effet, précise-t-il, «nous sommes contre la grève tant que le dialogue reste ouvert avec la tutelle et les autres responsables impliqués dans le dossier du transport». Mieux, ajoute-t-il, «le projet du Code de la route est maintenant au Parlement. Nous espérons qu’il soit amendé de manière à ce qu’il réponde aux spécificités du secteur du transport routier et que toutes les réserves des professionnels soient prises en considération», affirme Khalloufi. Il fait notamment allusion «aux articles relatifs aux amendes, au décompte des points du permis de conduire et autres sanctions privatives de liberté». Avis partagé par Mustapha Chtatbi, membre du bureau exécutif de la CDT et conseiller à la deuxième Chambre. «Notre syndicat a dès le départ précisé sa positon quant à cet appel à la grève auquel nous n’adhérons pas». Et d’ajouter, «j’ai moi-même assisté à la dernière réunion avec le ministre du transport, Karim Ghellab. Le dialogue est toujours ouvert, toute exploitation du projet du Code de la route pour d’autres fins est donc inopportune». Khadija EL HASSANI

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