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    Economie

    Gestion locale
    «Il existe encore trop de défaillances»
    Entretien avec Ahmed El Kadiri, Président de l’arrondissement Maârif

    Par L'Economiste | Edition N°:2158 Le 25/11/2005 | Partager

    Elu également au conseil de la ville, El Kadiri a une longue expérience de la gestion communale. Il déplore, entre autres, les retards des décrets d’application de la charte communale. - L’Economiste: Quelles sont, selon vous, les contraintes à une bonne gestion communale? - Ahmed El Kadiri: Les entraves sont nombreuses. Tout d’abord, l’unité de la ville n’est pas comprise dans son sens large. Les intervenants continuent d’approcher les problèmes selon les réflexes de l’ancien système, celui de la multiplicité des communes. Du coup, nous vivons tous les jours des conflits de compétence entre les attributions de la mairie, d’une part, et celles des arrondissements, d’autre part. De fait, souvent, la ligne de démarcation n’est pas du tout claire. Une refonte de l’actuelle charte s’impose au vu des défaillances enregistrées. Dans l’esprit du législateur, les arrondissements sont normalement investis de missions de proximité. Le conseil de la ville, lui, s’arroge les grands équipements. Mais, il n’en est rien. Les 16 arrondissements sont mis à l’écart et nous avons l’impression que la ville n’a qu’un seul conseil, celui de la ville. C’est un problème, d’autant plus que beaucoup de décrets d’application de la charte communale ne sont toujours pas sortis.. Pas de décrets en vue- Accusez-vous le ministère de tutelle? - L’administration centrale devait prendre des mesures sur la manière d’appliquer la charte. Par exemple, en matière de budget, les subventions sont versées aux arrondissements «au petit bonheur, la chance», c’est-à-dire sans aucune logique. Pourtant, la charte stipule qu’un décret d’application interviendrait pour expliciter les critères de distribution de ces dotations. Cela fait trois ans que l’unité de la ville est mise en place et ces fameux décrets n’ont toujours pas vu le jour. Autre problème: on a procédé à l’organisation communale en adoptant l’unité de la ville sans pour autant réaménager les décrets sur les finances locales et la comptabilité publique locale. Les décrets datent de 1976. Un point positif, quand même, pour la tutelle: les budgets de 2005 ont été approuvés en janvier alors qu’auparavant le feu vert du ministère n’est donné qu’au mois d’avril ou de mai. De même, la tutelle locale (walis et gouverneurs) est de plus en plus coopérative. - Les arrondissements ne sont-ils pas, à votre avis, les laissés pour compte de cette expérience?- En fait, nous avons l’impression qu’ils sont plutôt réduits à de simples bureaux d’état civil. Les miettes que leur distribue la commune-mère ne peuvent subvenir aux besoins des habitants de l’arrondissement. Les dotations ne suffisent même pas à couvrir les travaux d’entretien. L’unité de la ville voulait privilégier les grands projets tout en essayant de répondre aux attentes des citoyens. Mais sur le terrain, ces derniers sont lésés, le point d’équilibre n’est pas encore atteint. Propos recueillis par Ali JAFRY

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