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Gestion déléguée
Tanger se réconcilie avec Amendis?

Par L'Economiste | Edition N°:3507 Le 13/04/2011 | Partager
Des négociations pour revoir le contrat de concession
Une signature prévue ce vendredi

L’appel au non-paiement des factures semble avoir eu de l’écho chez certaines associations telle Attac Maroc section Tanger. Cette dernière a appelé les citoyens à ne pas payer leurs factures et à protéger et surveiller les compteurs

Les services délégués n’ont plus le vent en poupe à Tanger. Ces techniques de gestion, présentées il y a dix ans comme de véritables panacées, ont été dénoncées par l’essentiel des critiques d’une bonne partie des manifestants depuis le 20 février à Tanger. Parmi elles la gestion déléguée d’eau et d’électricité confiée à Amendis.
Cette dernière, filiale de la multinationale Veolia, est signataire, en 2002, d’un contrat de gestion d’une durée de 25 ans au niveau des villes de Tanger et de Tétouan. Déjà dans le passé, des manifestations spontanées avaient eu lieu contre la cherté des factures de cet opérateur mais cette fois, le point de non-retour semble avoir été atteint, à en croire même les responsables de la ville, un argument contre lequel Amendis s’est toujours défendue en présentant Tanger comme l’une des villes les moins chères au niveau du Maroc. L’ex-président du conseil communal, Samir Abdelmoula, avait déjà commencé, avant de démissionner, à durcir le ton avec le gestionnaire délégué en lui infligeant une pénalité pour retard dans la réalisation physique des investissements de près de 55 millions de DH. Une pénalité que le conseil actuel, présidé par El Omary, a réitéré avec l’envoi d’un rappel en mars dernier.
En parallèle, des contacts ont été entamés pour une révision du contrat de gestion déléguée liant Amendis à Tanger. Ces négociations devraient démarrer sous peu et auxquelles le management d’Amendis et celui de Veolia Maroc, son actionnaire majoritaire, se disent préparés. Une révision qui arrive malgré tout avec un certain retard car même si le contrat prévoit une révision tous les cinq ans, ce mécanisme sera activé pour la première fois à Tanger depuis l’arrivée d’Amendis en 2002. L’on s’attend d’ailleurs à une signature ce vendredi.
La révision sera l’occasion, pour les autorités de tutelle et délégante ainsi que pour Amendis, de discuter et de renégocier l’ensemble des dispositions tarifaires et para-tarifaires du contrat, selon l’opérateur de la gestion déléguée. Mais comme le rappelle Amendis, ce sera aussi l’occasion pour discuter et définir les modalités de financement des investissements nécessaires à l’accompagnement du développement de la ville de Tanger et de ses environs.
En effet, la ville de Tanger est sur un trend haussier en matière de développement économique et industriel avec des taux de croissance assez importants, d’où la nécessité d’assurer un approvisionnement en eau et surtout en électricité à la hauteur des attentes, tant en termes de qualité qu’en quantité.
Mohamed Hassad, wali de la région, avait annoncé dernièrement une batterie de mesures en cours d’étude concernant Amendis (facturation, relation avec les clients...). Il a promis la mise en place d’une commission de recours indépendante ainsi que l’assouplissement des conditions de paiement.

Ali ABJIOU

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