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Gestion déléguée
Les déchets coûtent cher à Fès

Par L'Economiste | Edition N°:3507 Le 13/04/2011 | Partager
La ville compte encore trop de points noirs
L’éclairage, une bonne expérience

Le secteur du ramassage des ordures coûte aux caisses de la commune de Fès 70 millions de DH par an. Pourtant, le délégataire n’arrive pas à éradiquer les points noirs

FÈS a délégué à ce jour deux secteurs: l’éclairage public et le ramassage des ordures. Pour l’un comme pour l’autre, le délégataire n’a pas changé et ce depuis 2003. Le premier est géré par la Régie autonome de distribution d’eau et d’électricité à Fès (Radeef) et le deuxième par la société privée GMF.
Première du genre au Maroc, une convention de mise à niveau de l’éclairage public a été signée, le 26 juillet 2006, entre la régie et le conseil de la ville. En vertu de ladite convention, les deux parties se sont associées pour une durée de trois ans (2006-2009). Ce mariage de raison a été prolongé d’une année, en 2010. Cet accord vise la gestion déléguée du service de l’éclairage public, des signalisations lumineuses tricolores et des fontaines des boulevards Hassan II et Allal Ben Abdallah. Pour les responsables de la commune, le service comprend la prise en charge de la consommation des installations relevant du périmètre administratif de la commune urbaine de Fès et alimentées par la régie. Ce partenariat a donc pour objectif l’amélioration de l’éclairage, la gestion, l’exploitation et la maintenance des installations dans les périmètres des communes urbaines de Fès et de Mechouar Fès-Jdid.
Aujourd’hui, la ville se vante d’avoir un éclairage sécurisant et agréable pour un meilleur confort de vie. A noter que le secteur a été cédé par la commune pour 26 millions de DH/an avec une augmentation annuelle de 5%. En sa qualité de signataire de l’accord, la Radeef s’engage à assurer le fonctionnement de l’éclairage public dans la circonscription de la commune de Fès pour une durée moyenne de 4.200 heures/an. En ce qui concerne l’entretien, la régie est tenue de disposer du personnel qualifié suffisant. Ceci pour permettre, à tout moment, la maintenance et la réparation des installations. En cas d’interruption du service, même partielle, la régie doit aviser la commune dans les délais les plus courts et au plus tard dans les 24 heures.
Parallèlement à cette convention, le conseil communal a investi plus de 100 millions de DH dans ce secteur durant les trois dernières années. Ce budget a servi à mettre à niveau les signalisations de 20 carrefours (soit 30% de l’existant), l’installation de 2.512 candélabres et 3.464 points lumineux. Résultat: Fès dispose actuellement de 84 km linéaires de routes éclairées. Bref, tous les quartiers, avenues et boulevards de la ville sont illuminés.
Par ailleurs, le secteur du ramassage des ordures coûte aux caisses de la commune 70 millions de DH par an. Cédé à la société GMF, ce service connaît des hauts et des bas. Mais il faut dire que les principales artères de la ville restent globalement propres. En effet, dès sa première année d’exercice (2005), le délégataire a consenti un investissement de près de 50 millions de DH en équipements. La société se charge également de la fourniture et l’exploitation de l’ensemble des équipements et matériels, l’aménagement du dépôt général et de quatre centres de transfert, l’encadrement et le personnel nécessaire à la réalisation des prestations, dont près de 1.000 agents de collecte et de nettoiement. Sans oublier l’entretien et la maintenance de tous les équipements et matériels. En outre, un plan de renouvellement du matériel est prévu tous les trois ans. Ville d’un million d’habitants, Fès produit une moyenne de 500 tonnes d’ordures ménagères par jour. Ce volume, qui dépasse largement celui prévu par le cahier des charges, est appelé à augmenter. Le contrat de ce secteur, d’une durée de neuf ans, stipule que GMF prend en charge la collecte et l’évacuation des déchets ménagers et assimilés, le nettoiement des voies et places publiques ainsi que l’évacuation des produits de nettoiement.


Accumulation


L’autre volet important qui a suscité l’intérêt des responsables de la ville est celui des points noirs. Pour eux, l’accumulation de déchets au niveau des terrains vagues, des maisons en ruine, des oueds et autres exutoires est source de prolifération d’insectes et rongeurs, pollue les ressources en eau et nuit à l’image de la ville de Fès. Une enquête menée par le délégataire sur le terrain a révélé la présence d’un grand nombre de points de rejets incontrôlés où des vecteurs de maladies peuvent se développer à proximité des habitations. L’objectif est d’éradiquer ces points noirs dans les meilleurs délais. GMF a procédé à des campagnes de ramassages massifs puis a mis à proximité des usagers le type et le nombre de récipients qu’il faut pour les inciter à l’utilisation des caissons et récipients de collecte.


Youness SAAD ALAMI

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