×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie Internationale

G7: les pays en développement inquiets

Par L'Economiste | Edition N°:27 Le 30/04/1992 | Partager

Quatre grands thèmes devaient être débattus lors de la réunion du comité intérimaire du FMI qui s'est ouvert Lundi 27 Avril à Washington, précédée de la traditionnelle rencontre des Ministres des Finances des sept principaux pays industrialisés (G7): les perspectives de reprise de la croissance des pays industriels, les progrès du monde en développement, ceux des réformes en Europe Centrale et Orientale et le succès des négociations commerciales de l'Uruguay Round.
C'est en cherchant des solutions à ces dossiers que la communauté internationale pourra satisfaire au "plus important défi lancé à la coopération économique depuis la fin de la guerre", a déclaré M. Michel Camdessus, Directeur Général du FMI, dans sa conférence de presse du Jeudi 23 Avril.

Pourtant, deux sujets seulement ont dominé les réunions: la relance de la croissance économique mondiale et l'assistance à l'ex-URSS.
M. M. Camdessus n'avait-il pas dit et répété que les nouveaux défis à l'Est ne devraient pas faire oublier les problèmes du sud ?!
Les pays en voie de développement se sont en effet, fort inquiétés, pendant la réunion du Groupe des 24, Samedi 25 Avril, de cette priorité donnée à la Russie et à l'Europe de l'Est.
Les discussions sur le problème de la reprise économique mondiale, dont l'objectif était, bien évidemment, de définir des mesures de relance, ont pris la tournure d'un procès où l'Allemagne et le Japon étaient les principaux, voire les seuls accusés.
Ces deux pays ont été mis en cause dans leur politique économique: on reproche à l'Allemagne de mettre la croissance mondiale en danger en raison du niveau élevé de ses taux d'intérêts, et au Japon, d'indisposer ses partenaires, en enregistrant des hausses vertigineuses de ses excédents commerciaux.

Pour les Etats-Unis et la France, confrontés à des échéances électorales importantes, il est tout à fait normal de demander aux autres pays de soutenir l'économie mondiale.
Premier champ d'action sur lequel les Américains et Français n'ont pas manqué d'insister: la baisse des taux d'intérêts en Allemagne, avec la conduite d'une politique budgétaire plus restrictive.
Le gouvernement de Bonn admet la nécessité d'améliorer le dosage de sa politique économique mais affirme ne pas avoir les moyens de l'imposer.
Les autorités allemandes sont donc appelées à faire porter le coût réel de la réunification par la population, donc à jouer sur la politique fiscale, et non plus seulement par l'emprunt, sans quoi les partenaires de l'Allemagne continueront à porter une partie du fardeau, a averti le sous-secrétaire au Trésor des Etats-Unis pour les affaires internationales, M. David Mulford.
En ce qui concerne le Japon, les américains ont insisté sur l'impulsion à la croissance que pourrait donner l'archipel s'il menait une politique budgétaire moins restrictive et s'il ouvrait
davantage son marché aux exportations étrangères, tout en stimulant la demande domestique.
L'autre grande question abordée est l'aide aux pays de la CEI, qui ont été, sans conteste, la vedette des réunions monétaires.

Le G7 a donc réaffirmé son engagement à soutenir la Russie sur le plan financier et confirmé le paquet de 24 milliards de Dollars promis quelques semaines plus tôt par le président Bush et le chancelier Kohl.
Le seul élément véritable-ment neuf: la signature du Japon de cette déclaration officielle de soutien à la Russie, alors que Tokyo était jusqu'à présent réticent à y participer, du fait de son différend territorial sur les îles Kouriles.
Outre les 6 milliards de Dollars du fonds de stabi-lisation du Rouble, les besoins de financement de la balance des paiements russe sont estimés par le FMI à 16,7 milliards de Dollars, y compris le remboursement des intérêts de la dette et les arriérés de paiement.

Le G7 s'est alors penché sur la manière de financer le gap de cette balance des paiements en 1992, car le FMI n'y suffira pas. Avec un quota de 3%, la Russie dispose d'un droit de tirage sur le Fonds d'environ 3 milliards de Dollars par an. Si elle signe sa lettre d'intention en Juillet, elle ne pourra tirer que la moitié de cette somme; en supposant même que la Banque Mondiale fasse un effort de son côté, seuls 2 à 2,5 milliards de Dollars seront réunis.
Néanmoins, le G7 estime que le déficit de la balance des paiements russe est "gérable".
Seulement, l'approbation de ces aides ne sera définitive que lorsque Moscou aura signé un programme de réformes économiques approuvé par le FMI.

Celui-ci devrait comprendre la réduction du déficit budgétaire et du rôle de l'Etat, un meilleur contrôle de l'évolution de la masse monétaire et du crédit, l'établissement d'un cadre juridique et institutionnel garantissant une meilleure sécurité des transactions et enfin, une incitation à réformer l'agriculture et l'industrie énergé-tique.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc