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    Economie Internationale

    France: Les assureurs décident de relever les primes

    Par L'Economiste | Edition N°:45 Le 17/09/1992 | Partager

    Les négociations des renouvellements de contrats pour 1993 seront amorcées avec la plus grande fermeté. C'est ce qu'ont décidé les professionnels de l'assurance, réunis il y a quelques jours à Monte-Carlo. Leur objectif est clairement défini. Il s'agit d'appliquer une majoration minimale de 20% du tarif des entreprises industrielles. En fait, la situation des assureurs continue de se dégrader dans le domaine des risques industriels. "Nous travaillons en moyenne à 30% de notre prix de revient", explique M. Hubert de Raemy, Directeur Général Adjoint aux AGF, chargé des risques industriels. Pour preuve, sa société a concédé un trou de 500 millions de Francs pour les années 1991 et 1992, suite à une chute des prix.

    Ces pertes, qui étaient longtemps couvertes par la bonne tenue du marché des particuliers, sont dues en partie à la forte concurrence à laquelle se livrent les compagnies. Concurrence qui a engendré une redistribution des portefeuilles.

    De fait, la prime de Peugeot est passée de Axa aux AGF et à l'UAP. Celle de l'aéroport de Paris, précédemment détenue par les AGF, est maintenant gérée par GAN, dont la politique tarifaire est vivement dénoncée par les professionnels du secteur. En effet, le taux de primes moyen a baissé d'une manière générale entre 1975 et 1991. Ainsi, pour 1.000 Francs de biens assurés, la compagnie ne reçoit qu'une prime de 1 Franc, alors que la fréquence et le coût des sinistres ont progressé.

    La situation s'avère d'autant plus difficile que les assurances sont aujourd'hui concurrencées par les mutuelles sur le marché des particuliers. En outre, les marchés financiers et immobiliers ne leur permettraient plus de dégager des plus-values.

    Malgré cela, les industriels ne sont pas prêts à céder du terrain. Ils ne partagent pas les arguments, jugés pessimistes, des compagnies sur l'évolution des sinistres en responsabilité civile. Par ailleurs, "les assureurs omettent de parler de leurs provisions techniques en risques dommages qui avoisinent 15 milliards de Francs par an et qui génèrent des produits financiers", explique M. Claude Cassegrain, de la Direction des"risques et assurances de Saint-Gobain.


    Rubrique réalisée par Alié Dior NDOUR

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