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Frais de scolarité: Toujours plus haut!

Par L'Economiste | Edition N°:2308 Le 29/06/2006 | Partager

. Chaque année, les écoles augmentent au moins 300 DH . En face, la qualité de l’enseignement ne suit pas. Charges salariales, transport… les arguments des opérateursLes frais de scolarité dans le privé ne cessent d’augmenter d’année en année au grand dam des parents. Chaque année, les tarifs se gonflent d’au moins 300 dirhams sans que les ménages arrivent à placer un mot. Le «protocole financier» préparé par le promoteur est à prendre ou à laisser. Certaines écoles abusent de l’absence de concurrence en exigeant le paiement anticipé du premier trimestre de l’année à venir avant même la fin de l’année scolaire en cours. La pratique est très courante.Cette inflation des frais de scolarité est durement ressentie par ceux qui ont plusieurs enfants. Ces établissements adoptent la langue de bois et envoient aux parents la liste des frais avec leurs enfants sans aucune justification sur les raisons de cette révision des tarifs.Mais qu’est-ce qui motive cette inflation continue? La qualité suit-elle cette tendance? Des écoles structurées avancent que c’est pour suivre les augmentations des salaires de leur personnel enseignant et administratif. Cette hausse, qui se situe entre 5 et 7% par an, est une façon de «retenir les bons éléments et assurer une meilleure formation aux élèves», explique un opérateur. Du côté des parents, certains disent qu’ils ne sentent vraiment pas de différence, le niveau étant le même. Rien non plus dans le parascolaire qui peut justifier ces augmentations régulières. Et encore moins, dans les prestations périphériques (transport, assurance, etc.). Mais au final, les parents sont obligés de se plier aux exigences des écoles surtout que leurs enfants se sont habitués au cadre et pour leur éviter les désagréments d’un changement avec tout ce que cela implique.D’autres établissements sortent un autre argument: sur ces 100 dirhams, 50 sont affectés aux frais de scolarité et les 50 restants servent à améliorer le transport faisant ressortir la carte de la hausse du prix du carburant. Mais dans la réalité, le transport des écoliers est une vraie catastrophe, ne parlant même pas de l’état des véhicules utilisés. «Les enfants sont entassés les uns sur les autres dans les bus. Si au moins il y avait des places assises pour les enfants des premières classes du primaire, cette augmentation annuelle sera justifiée», souligne un parent d’élève. Cette hausse continue des frais de scolarité est enregistrée seulement dans les écoles «haut et moyen de gamme». Celles situées dans les quartiers populaires s’abstiennent «afin de tenir compte de ressources limitées de leur clientèle». Cette inflation vient grever les budgets des ménages. Mais le pire c’est qu’ils doivent payer en juin les frais d’inscription plus l’assurance plus la première mensualité de la prochaine rentrée scolaire. Ce qui tourne autour de 2.500 à 3.000 dirhams. En septembre, il faut régler le premier trimestre et acquérir les fournitures et manuels scolaires alors que cela coïncidera avec Ramadan. Les parents n’auront pas le temps de souffler car tout de suite après c’est la fête du mouton (Aïd Lkbir).«Avant on payait tout en septembre, notamment les frais d’inscription, l’assurance et les quatre premiers mois. Depuis deux ans, on applique ce système de juin et septembre, mais ça affaiblit notre budget à deux reprises, alors que c’est l’effet inverse qui était escompté au départ», critique un parent.


Combien coûte un élève à l’Etat

La formation d’un élève en primaire dans le public coûte à l’Etat 9.000 dirhams par an. Celle d’un lycéen se situe à 14.000 dirhams annuellement alors que pour un étudiant universitaire l’Etat débourse le double. Ces charges ont fortement évolué depuis l’année 2000. A titre de comparaison, un élève du premier cycle du fondamental coûtait 2.195 DH alors que celui du second cycle du fondamental bénéficiait de 4.055 DH. Pour le lycéen, cette enveloppe s’élevait à 8.760 DH alors que la formation d’un étudiant universitaire coûtait 12.172 DH. Nadia DREF

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