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Finances: Pas d'emprunt national en juin, car le Trésor "est à l'aise"

Par L'Economiste | Edition N°:527 Le 11/06/1999 | Partager

· Rejets successifs des adjudications en bons du Trésor

· Les tirages extérieurs renflouent les caisses de l'Etat


Le Trésor vient d'annuler officiellement son émission trimestrielle de l'emprunt national pour toutes les maturités (1, 3 et 5 ans). Cette suspension vient s'ajouter à la série de rejets d'offres sur le marché des adjudications en bons du Trésor. "Le Trésor n'a pas de besoins spécifiques en ce moment", commente un intervenant du marché. Et d'ajouter: " Les quelques montants levés répondent surtout à un souci d'animation du marché". Les explications qui circulent font allusion à un renflouement des caisses de l'Etat par des tirages extérieurs. En effet, le Trésor aurait encaissé depuis début juin quelque 1 milliard de DH de la part de fonds étrangers pour le financement du secteur Télécoms et un programme de soutien aux réformes économiques et sociales.

Déséquilibre entre l'offre et la demande


Et d'ici la fin du mois, un peu plus de 2 milliards seraient débloqués.
Cette position du Trésor a déjà été amorcée lors de la dernière émission du mois de mars lorsque les taux ont été réduits d'un quart de point. Ils sont passés à 6,75, 7 et 7,25% pour les 1, 3 et 5 ans contre 7, 7,25 et 7,5% respectivement auparavant.
En 1999, le Trésor a poursuivi la même politique d'endettement intérieure que l'année précédente. Celle-ci se base sur l'accroissement des financements aux conditions du marché, aux dépens des financements administrés et privilégiés (emprunts nationaux, bons sur formule).
D'ailleurs, cela s'est confirmé par une intervention active sur le marché des adjudications en valeurs du Trésor, notamment au début de l'année.
Pendant les trois derniers mois, l'animation de ce marché s'est nettement relâchée. L'offre existe toujours, mais les volumes retenus par le Trésor restent assez limités, témoignant ainsi des besoins modérés de l'Etat. A titre d'exemple, lors de la dernière séance d'adjudication du 8 juin, le Trésor a levé 390 millions de DH seulement pour une offre approchant les 5 milliards de DH.
En 1998, les adjudications se sont soldées par une levée nette de 14 milliards de DH. Celle-ci a permis en partie de couvrir le solde négatif de financement externe du Trésor et le refinancement des amortissements des dettes intérieures diverses.
Depuis son lancement, le marché des adjudications est devenu une source importante de financement du Trésor. A terme, il est même appelé à en être l'unique source. Les autres techniques de levée de fonds deviendront donc marginales avant leur disparition définitive.

Yousra MAHFOUD




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