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Culture

Festival des arts populaires
Le folklore du monde à Marrakech
Entretien avec Mohamed Knidiri, président du festival

Par L'Economiste | Edition N°:2316 Le 11/07/2006 | Partager

Le coup d’envoi du festival des arts populaires de Marrakech a été donné hier, 10 juillet, et Marrakech vibre déjà aux rythmes musicaux les plus authentiques. Jusqu’au 15 juillet, la ville verra défiler les groupes folkloriques et traditionnels de toutes les régions du pays mais aussi du monde entier. Le FNAP, c’est aussi l’événement de tous les records: il est non seulement le plus vieux festival du Maroc mais également celui qui attire le plus grand nombre de participants. Reste que le financement ne suit pas. Mohamed Knidiri, son président, ne se laisse pas démonter pour autant. La force du festival est ailleurs que dans son budget. - L’Economiste: Le FNAP est le plus vieux festival du Maroc. Comment a-t-il pu s’imposer aussi longtemps? - Mohamed Knidiri: La force du FNAP est son authenticité. Il reste en effet très proche de notre culture et englobe  les arts populaires de toutes les régions du Maroc. Il présente notre patrimoine culturel dans ses formes artistiques les plus attrayantes et les plus riches en couleurs, en mouvements et en poésie. Le festival a également réussi à s’imposer et à résister grâce au soutien de plusieurs institutions publiques et privées comme la Fondation Banque populaire, l’Office du tourisme ou encore les collectivités locales. Par ailleurs, depuis sa reprise en 1999 par l’Association «Le Grand Atlas», le CRT (Centre régional du tourisme) et l’ONMT(Office nationale marocain de tourisme), le festival s’est ouvert sur les arts populaires d’autres pays. Cette ouverture sur l’international a permis de diversifier les spectacles et de créer chaque année, selon la thématique adoptée, des fusions de styles intéressantes. Ce qui a donné plus de notoriété à ce grand évènement.. Le festival a invité cette année une grande star de la chanson arabe(Lotfi Bouchnak) mais continue quand même à mettre davantage en avant les groupes traditionnels connus et moins connus. Estimez-vous que le FNAP n’a pas besoin de programmer de grands noms pour fidéliser son public?- L’objectif est avant tout de mettre en valeur le patrimoine culturel marocain, d’assurer sa promotion et sa diffusion à travers le monde. Il est ainsi normal que la priorité soit réservée à nos groupes locaux. Ceux-ci doivent tout de même adapter leurs prestations à la thématique de l’année et également utiliser les nouvelles technologies de son et lumière afin de présenter leurs spectacles de la manière la plus attrayante possible.Pour ce qui est de la participation étrangère, nous faisons appel chaque année à 6 ou 7 troupes représentant les différents continents. En outre, depuis l’année dernière, nous avons intégré dans la programmation «La nuit des stars» afin de consolider le caractère international du festival et d’attirer un maximum de mélomanes. Tout cela s’est traduit par une affluence plus importante que nous avons estimée l’année dernière à plus de 400.000 spectateurs.. La thématique de cette édition est «Le secret des symbolismes et des gestuels», comment comptez-vous traiter cette question?- D’une part par l’édition d’un prospectus présentant les différentes troupes marocaines ainsi que la signification de leur gestuelle et les occasions dans lesquelles sont employées ces gestuelles. D’un autre côté, les spectacles seront présentés de manière à ce que les symbolismes et les différents mouvements soient les plus explicites possibles. Enfin un colloque scientifique organisé en marge du FNAP se penchera sur le décryptage et la signification des gestuelles et des symbolismes dans les arts populaires. . Le festival a vu son budget augmenter par rapport à l’année dernière. Estimez-vous qu’il vous permet actuellement de travailler dans de bonnes conditions? - Le budget reste en deçà de nos ambitions. Nous essayons malgré tout de rationaliser les dépenses au maximum pour permettre à ce grand évènement de tenir debout. Mais nous avons beaucoup d’espoir que les institutionnels et les sponsors privés participent plus activement à ce grand évènement qui compte parmi les plus importants de l’année. Propos recueillis par Ichrak MOUBSIT

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