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FAR : A nouveaux enjeux, nouvelles stratégies

Par L'Economiste | Edition N°:2236 Le 17/03/2006 | Partager

. Le concept de défense d’hier à aujourd’hui. Les missions de l’ArméeLes conflits ayant changé de nature dans le nouvel ordre mondial, les forces armées s’adaptent à la nouvelle donne. A nouveaux enjeux, nouvelles stratégies. La commémoration du cinquantième anniversaire des Forces armées royales (FAR) s’inscrit dans cette tendance. Une journée d’étude a eu lieu, hier jeudi 16 mars, au Centre d’instruction de la Marine royale de Casablanca. Organisé par la Commission marocaine de l’Histoire militaire (CMHM), l’événement s’inscrit dans le cadre des festivités qui précèdent la commémoration d’un demi-siècle de la création des FAR, prévue pour le 14 mai. La rencontre de Casablanca a été marquée par la présence du wali de la ville, Mohamed Kabbaj, du maire, Mohamed Sajid, ainsi que de nombreux officiers supérieurs dont l’amiral, Mohamed Berrada Gouzi, inspecteur de la Marine royale et le général de Brigade, Mourad Bellahsen. Pour Abdelaziz El Jazouli, professeur à l’Université Mohammed V, au-delà de leur mission régalienne qu’est la défense, la sécurité et l’intégrité territoriale, les FAR contribuent au développement socioéconomique du pays et à la cohésion sociale. La contribution et la supervision de programmes de développement, la construction de routes, ponts et barrages dans le monde rural… bénéficient également de l’expertise du génie militaire. Mais ce n’est pas tout, la protection de la vie et des biens des citoyens est au cœur de la mission de l’armée. L’intérêt étant de garantir la pérennité des activités économiques et sociales. Les interventions humanitaires lors des catastrophes naturelles (séismes, inondations…) et la reconstruction de zones sinistrées illustrent parfaitement cet aspect. Autres voies de coopération développées par les FAR, le déploiement de contingents dans des opérations de maintien de paix. Sollicitée par les Nations unies, l’armée marocaine est érigée aujourd’hui comme un modèle dans les exercices combinés, la formation et l’échange avec les forces internationales. Les opérations menées en Bosnie, au Kosovo, au Congo et dernièrement à Haïti ont toutes été couronnées de succès. C’est dire que les missions des FAR vont au-delà de la défense dans le sens classique du terme. Selon Abdelmounaïm Dilami, président-directeur général du groupe Eco-Médias et universitaire, les mutations qu’a connues la notion de défense s’expliquent par plusieurs enjeux. Le siècle dernier a été riche en enseignements. Il a démontré qu’à chaque période correspond une politique et donc une stratégie militaire. Les conflits ont changé de registre, l’enjeu n’est plus le même. Du coup, les stratégies militaires ont évolué. En général, poursuit Dilami, les conflits ont en commun l’appropriation de la richesse. Au début du siècle dernier, la notion de richesse était basée sur l’appropriation de territoires, d’où la construction de colonies. Cette phase dite agraire est illustrée par la Première Guerre mondiale. Entre-temps, l’enjeu de puissance a changé et la réflexion militaire avec. La Seconde Guerre mondiale a annoncé l’avènement de la phase industrielle. Peu à peu, la richesse s’est déplacée du territoire vers l’appropriation de moyens de production et de matières premières. Vient ensuite la guerre du Vietnam. Et c’est à partir de là que la notion de défense a complètement changé, précise Dilami. Selon lui, la réflexion qui a suivi a montré comment l’enjeu de puissance peut conditionner la nature de la menace et de la confrontation. Autre type d’enjeu, autre type de puissance: ce qui annonce la phase actuelle, celle de l’économie, de la communication et de l’intelligence. L’enjeu aujourd’hui est de pouvoir contrôler l’autre et l’amener à être au service de la puissance dominante. Par conséquent, la confrontation prend une dimension totalement différente. D’où la notion de guerre asymétrique. La dernière guerre en Irak illustre parfaitement cette thèse. Selon Abdelmounaïm Dilami, «l’Irak s’était préparé à la guerre en accumulant les armes. Mais le conflit s’est déroulé sous la houlette des intelligences». Amin RBOUB

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