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Exporter en Amérique en empruntant Internet

Par L'Economiste | Edition N°:2299 Le 16/06/2006 | Partager

. Le Maroc a une belle carte à jouer dans l’artisanat. En ligne ou dans un hyper, la satisfaction du client est une religion aux USAKARIM Zouiyen exerce dans le e-commerce depuis huit ans. Il a auparavant travaillé dans plusieurs firmes américaines dont une banque d’affaires et le groupe de logistique UPS. Sa formation est plutôt diversifiée: master en architecture des systèmes d’information de Baruch College - New York, MBA en Finance, Corporate Finance à la Columbia Business School et titulaire d’une maîtrise en sciences biologiques. Le traité de libre-échange avec les Etats-Unis, dit-il, «est une opportunité «historique pour les PME marocaines» pour peu qu’elles aillent sur des niches. Et les opportunités existent, insiste le jeune patron de New Commerce Group (NCG; www.newcommercegroup.com), agence-conseil dans l’e-business domiciliée à New York. La TPE a également un bureau d’études à Paris. «Nous aidons les PME qui désirent pénétrer le marché à créer de nouveaux débouchés à travers un test-pilote» à travers diverses prestations. Hormis le textile et l’agroalimentaire qui bénéficient d’incitations, l’artisanat possède des avantages «naturels», observe Karim Zouiyen. Le Maroc peut jouer sur son originalité dans un secteur où il a un avantage compétitif reconnu. «Il serait difficile pour un Asiatique d’imiter ses produits artisanaux et les vendre sur le marché américain en les présentant sous le label marocain». «Il n’y a pas à ma connaissance une grande marque marocaine par exemple de produits artisanaux aux Etats-Unis», constate le jeune manager de New Commerce Group. Cette «barrière» naturelle constitue un formidable atout pour développer le marché tout en gardant en tête les goûts de la clientèle américaine et ses attentes en termes de qualité de service. Le client américain qui achète en ligne, comme d’ailleurs celui qui prend un caddy dans une grande surface, est très exigeant. Le concept de la «satisfaction du client» par sa dimension culturelle, est une religion aux Etats-Unis. Sa maîtrise est une condition sine qua non pour réussir à fidéliser le client américain, explique Karim Zouiyen. Une vitrine d’e-business présente l’avantage de lui offrir la possibilité instantanée de changer un produit dont il n’est pas satisfait. Vendre en ligne suppose une logistique sans faille derrière. Livrer dans les délais est un élément vital de la satisfaction du client. Pendant la bulle Internet, beaucoup de start-up d’e-commerce avaient fait faillite car elles n’arrivaient pas à respecter les délais de livraison. Une présence des stocks sur le territoire américain, accompagnée d’un système fiable de gestion et de distribution des produits sont nécessaires pour tirer pleinement profit des avantages compétitifs que ce soit dans le domaine du B2B ou B2C. Et la barrière de la langue? C’est un des challenges à relever et à la fois un faux alibi. Au-delà des différences linguistiques qui sont de fausses barrières, le problème qui se pose est plutôt dans la différence culturelle de faire les affaires, explique le jeune patron New Commerce Group (NCG). Certains principes de business de base ont une dimension culturelle qu’il faut maîtriser. Le business est basé sur la confiance et la réputation. Chaque transaction menée à bon terme est un plus dans le «compte-épargne confiance». A travers le modèle économique de cette TPE d’e-business, un entrepreneur peut techniquement vivre au Maroc et avoir une structure de commercialisation aux Etats-Unis. Il peut légalement et virtuellement s’implanter aux Etats-Unis en contournant tous les problèmes de dépaysement et d’adaptation culturelle associée à la vie de tous les jours, ainsi que les difficultés associées à l’acquisition d’une autorisation de travail sur le territoire américain. Les Etats-Unis sont aujourd’hui un des rares pays au monde où cela est faisable. Le dispositif de gestion de NCG à distance a été testé pendant près de deux ans et sert aujourd’hui de démonstration probante. La société exploite aussi un e-commerce de lampes Tiffany importées de Chine. Encore elle. «Pendant la bulle Internet, beaucoup de start-up d’e-commerce avaient fait faillite car elles n’arrivaient pas à respecter les délais de livraison.«A.S.

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