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    Economie

    Export: Vers un corpus de règles communes

    Par L'Economiste | Edition N°:2824 Le 21/07/2008 | Partager

    . Pour éviter les coûts indirects . Les règles d’origine paneuropéennes, complexesLes Anglais disent que le diable est dans le détail. Mais le Français Jean-Philippe Lacroix se dit prêt à changer de nationalité s’il le faut pour aller plus au fond dans la problématique des formalités douanières afin de faciliter l’accès aux marchés des entreprises de la zone euroméditerranéenne. Tant «ces formalités doivent être intégrées dans un ensemble d’opérations qu’elles induisent et qui renchérissent le coût des transactions, en particulier pour les PME», fait remarquer le président du Comité douane du Medef. La formalité douanière est la cause de coûts indirects importants: coûts administratifs, documentation, intermédiation douanière, délai d’attente dans les ports, coût de traction lors des contrôles…Les opérateurs présents au Med Business Days à Marseille (cf. www.leconomiste.com) adhèrent à l’idée de Lacroix, de mettre en place un corpus de règles communes réellement applicables dans les 17 pays de la zone. Sans aller jusqu’à remettre en cause la réduction des droits de douane différenciée entre l’UE et les pays du bassin méditerranéen, Lacroix parle de nécessité «d’accélérer le démantèlement entre les pays d’EuroMed Sud, de renforcer la cohérence régionale Maghreb et Machrek en matière d’accès aux marchés». Ce qui, sur ce dernier point, aurait permis d’éviter le sombre épisode du refus de l’Egypte pendant de longs mois avant d’accepter sur son marché la Logan made in Morocco. Pour étayer sa thèse, Lacroix évoque le désormais emblématique exemple de la Turquie, qui accepte, comme l’Union européenne, l’entrée des produits de la zone en suspension de droits de douane. Alors que les pays de la zone EuroMed n’accordent pas à la Turquie les mêm les avantages que l’UE! Reste à espérer que l’attente de Eugène Caselli corresponde à la réalité. Pour le président de Marseille Provence Métropole, «l’Union pour la Méditerranée propose une nouvelle méthode pour la mise en place de projets concrets, de projets partagés». Rappelant que «l’Europe s’est créée sur des fondements économiques avant d’avoir une réalité politique». Pour ce faire, une prise en compte de la proximité des pays et de leur complémentarité dans la politique tarifaire serait «un atout majeur dans l’acte de commercer». De l’avis général, les pays de la zone ont encore des règles douanières trop complexes et trop disparates pour assurer la sécurité juridique des entreprises. Les exportatrices surtout les trouvent trop complexes, concernant notamment les règles d’origine paneuropéennes dans les différents accords. Il n’y a pas (ou très peu) de procédures simplifiées ou de régimes économiques adaptés dans les 27 marchés. Tout compte fait, pour le président du Comité douane du Medef comme les exportateurs de la zone, il existe encore des réglementations douanières peu transparentes. En cause, les accords de libre-échange qui, aux yeux des opérateurs, n’ont pas assez intégré le volet de la facilitation des échanges.


    Coûts logistiques

    La zone EuroMed est partie prenante de la mondialisation des échanges alors que la compétition avec d’autres zones y est très vive. Selon Lacroix, seule solution pour les entreprises: «profiter de la proximité géographique pour contrebalancer une moindre compétitivité». Pour cela, il appelle à réduire au maximum les coûts logistiques, notamment dans un environnement de hausse des coûts de transport. B.T.

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