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    Economie

    Commerce extérieur
    L’OCP réalise 97% des exportations

    Par L'Economiste | Edition N°:2824 Le 21/07/2008 | Partager

    . A fin mai, stagnation des exportations hors phosphates. Taux de couverture: creusement limité à 50,4% grâce aux phosphates. Importations: l’alimentaire pèse plus que l’industrielLe commerce extérieur va mal. C’est l’une des conclusions que l’on peut retenir de la dernière revue mensuelle de conjoncture de Bank Al-Maghrib (BAM). Une stagnation des exportations hors phosphates contre une explosion des importations, tel est le tableau dressé. Au terme des cinq premiers mois de 2008, le déficit commercial s’est aggravé de près de 33% par rapport à la même période de l’année dernière. Il s’est élevé ainsi à 62,7 milliards de DH. Le montant des importations a atteint 126,4 milliards de DH, soit deux fois plus que les exportations dont le total se chiffre à 63,7 milliards de DH. Les taux de croissance montrent deux réalités contrastées: dynamisme manifeste d’un côté et flottement de l’autre. Les importations ont en effet progressé de 27,7% sur un an, soit près de 28 milliards de DH de marchandises importées de plus. Les exportations n’ont crû que de 22,9%, soit 11,8 milliards de plus. Un chiffre qui peut fausser le diagnostic. L’on serait, en fait, tenté d’affirmer que les exportations croissent plus ou moins au même rythme que les importations (22,9% contre 27,2%). Or, il n’en est rien. Sur les 11,8 milliards supplémentaires gagnés pour les secteurs exportateurs, 11,4 ont été réalisés par les phosphates, soit près de 97% du total! C’est ce qui permet à Bank Al-Maghrib d’affirmer que «les autres exportations ont globalement stagné». L’OCP sauve donc la mise. Sans le doublement des ventes des phosphates et dérivés, à la faveur d’un renchérissement des cours sur le marché mondial, le taux de recouvrement serait encore plus bas que les 50,4% affichés à fin mai, perdant en un an 2 points de pourcentage. Le constat est alarmant. Au moment où le Maroc fait tout pour glisser vers une économie de services et d’industries modernes à forte valeur ajoutée, ses exportations se trouvent principalement tirées par le secteur primaire. L’on est en droit de se poser des questions sur le bilan des politiques d’aides publiques accordées aux différents secteurs, et plus particulièrement ceux exportateurs. Du côté du gouvernement, on se veut plus optimiste. «L’explosion des importations, notamment des machines et équipements, montre un effort d’investissement croissant dans les secteurs des biens et services. A long terme, cela devra nécessairement avoir des répercussions positives sur les exportations en les rendant plus compétitives».Cette explosion est également nuancée par la part prépondérante du coût de la facture énergétique. Or, dans sa dernière livraison, BAM va dans le sens contraire en affirmant que «la hausse des exportations est attribuable pour une large part à l’augmentation de 22,5% (18,4 milliards de DH) des achats hors produits énergétiques». La facture alimentaire s’est ainsi alourdie de 4,8 milliards de DH. Cette situation est principalement due à la flambée des céréales sur le marché international. Et sur ces 4,8 milliards, 3,9 ont été consacrés à l’achat de blé!Côté investissement, les importations de produits intermédiaires ont coûté la somme de 4,2 milliards de DH, en augmentation de 17,4% sur les cinq premiers mois de l’année. Dans cette catégorie, on retrouve en tête de liste: les produits chimiques, les matières plastiques, en fer et en acier. Les matières brutes ont, elles aussi, connu un accroissement notable de 64,8% à 3,7 milliards de DH. Le soufre brut et l’huile végétale sont les deux principales matières importées. Les biens d’équipement et de consommation ont connu des hausses respectives de 15 et 12,4%. «Cela est imputable à la hausse des achats des machines et appareils divers et des voitures industrielles et de tourisme», explique la Banque centrale. Le pétrole pèse lourd: une hausse de 51,7% des importations, soit 9 milliards de DH supplémentaires à fin mai.


    Produits de la mer en vedette

    Toutes les exportations n’évoluent pas de la même façon. La note de Bank Al-Maghrib informe que les ventes de crustacés, mollusques et coquillages, et de poissons en conserve ont enregistré des hausses sensibles. Même constat du côté des chaussures et des voitures. Les services de transport ont généré des recettes de 6,8 milliards de DH, en hausse de 11,4%. En revanche, les denrées alimentaires, notamment fruits, légumes et tomates fraîches ont nettement régressé de 8,8%. C’est le cas également des produits textiles (bonneterie et vêtements confectionnés). Baisse déjà largement commentée lors de nos précédentes éditions (www.leconomiste.com). Les recettes de voyages font également partie du club de la baisse. Elles se sont établies à 19,8 milliards de DH, en baisse de 1,3%. Repli enregistré aussi au niveau des recettes de communication. Chiffrées à 1,4 milliard de DH, ces dernières s’inscrivent en baisse de 8,5% sur une année.Nabil TAOUFIK

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