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Et si je devenais patron?

Par L'Economiste | Edition N°:1927 Le 29/12/2004 | Partager

. Une enquête auprès de 500 étudiants. L’esprit d’entreprise… connaît pas tropIls sont jeunes, ils étudient bien et ils pensent… au salariat. Etre son propre patron n’est pas le doux rêve de tout étudiant. Nourrir cette ambition ne plaît pas ou ne sied pas à une grande majorité de ceux qui ont été interrogés. Il y en a que le sujet n’intéresse même pas. Le Comité régional pour la création d’entreprise(1) (CRPCE) de Casablanca a réalisé, pour la première fois, une enquête auprès de 500 étudiants de plusieurs établissements supérieurs de la région. Seule une centaine a effectivement répondu aux questions, malgré la démarche innovante, mais qui manquait, aux dires d’un des responsables, de communication entre facultés et de synchronisation. Ainsi, 60% de ces futurs “acteurs dynamiques” préfèrent devenir salariés. Quant aux jeunes qui se voient créer une entreprise, eh bien, sept sur dix ignorent l’existence d’organismes d’accompagnement… Rien que cela! Le travail de sensibilisation et d’information ne passe pas à l’évidence. Quand on pense à la multitude d’organismes qui s’en revendiquent. Peut-être justement parce que les cibles ne sont pas très au fait de l’actualité. La dernière expérience des prêts d’honneur du réseau Maroc Entreprendre devra faire ses preuves. Ces jeunes “créateurs potentiels” choisissent majoritairement le secteur industriel et seuls 10% le commerce et les services… Un secteur où, par nature, le ticket d’entrée -les investissements- est lourd et où il faut, comme disent les plus expérimentés de chefs d’entreprise, “prendre de la bouteille”. Déconnection de la réalité ou ambitions assumées même avec des diplômés dont la valeur sur le marché du travail reste moyenne?Mais à 20 ans, un diplôme à tendance ingénieur ou technique et une situation socioéconomique défavorisée, a-t-on le bagage pour vraiment penser entreprise? Plus de la moitié des promoteurs potentiels font un DUT et les autres seront des licenciés des facultés.A l’Iscae (Institut supérieur de commerce et d’administration des entreprises) pour qui un questionnaire adapté a été conçu, les réponses sont quasi inversées, mais il ne s’en dégage pas un réel souci d’entreprendre. Les étudiants sondés ont entre 19 et 20 ans, autant de filles que de garçons, et viennent principalement de l’axe Casablanca-Kénitra. Les trois quarts se voient bien dans la peau d’un patron, mais le vœu vient surtout de ceux qui sont encore au début de leurs études. Et parmi cette proportion, trois quarts affirment connaître les organismes d’accompagnement, mais ignorer leur nom. Allez comprendre!Ces futurs dirigeants comptent essentiellement procéder par association, pour des raisons financières, puis pour le portefeuille clients. La moitié veulent opérer dans les services (le secteur qui a le vent en poupe mais aussi, parce qu’il ne demande pas des capitaux élevés), près de 30% se voient dans le commerce et seulement 10% dans l’industriel. Une tendance un peu plus en adéquation avec ce qui se passe dans le monde économique…Et justement, combien de facultés et d’instituts mettent-ils à la disposition des étudiants ne serait-ce que des kiosques à journaux? A l’Iscae, par exemple, mis à part les quelques vieux numéros consultables à la bibliothèque, il faut aller chercher l’information en dehors de l’enceinte. Finalement, comme le dit le président du CJD Casablanca, Zakaria Fahim, “peu de jeunes savent que l’entreprenariat est une alternative saine et jouable pour beaucoup de gens et non pas que pour une élite. C’est une donne qui n’est pas encore bien véhiculée”. Il faut mettre les jeunes en confiance et ne pas les laisser tomber en cours de route, ajoute l’entrepreneur pour qui “la mise à niveau démarre à la création”. Mouna KADIRI-----------------------------------------------------------------------------------(1) Créée le 16 avril 2004 par le CRI (Centre régional d’investissement) de Casablanca, la fondation Banques populaires, le CJD (Centre des jeunes dirigeants), l’Université de Casablanca, la Fédération des PME-PMI et l’Afem (Association des femmes chefs d’entreprise du Maroc).

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