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Economie

Enquête TI
Fracture entre classes, ville et campagne

Par L'Economiste | Edition N°:3369 Le 24/09/2010 | Partager

. Pouvoir d’achat, un des principaux handicaps . Internet suscite des craintes chez les parents . L’usage «primaire» du GSM domine toujours A quoi sert un portable? A émettre et recevoir des appels d’abord, à envoyer des messages ensuite: 2,85 milliards SMS en 2009. Puis vient juste après l’écoute de la musique, la prise de photo et la vidéo. Quant à la navigation internet, son usage est exceptionnel. L’enquête de l’Observatoire des technologies de l’information ayant sondé 1.300 personnes nous rappelle encore une fois que biper est un geste qui fait partie du quotidien. La génération «bipeuse» grande figure du paysage télécom au Maroc. Une génération née avec la libéralisation du secteur dès 1998. Bien avant, moins de cinq Marocains sur 100 disposaient d’un téléphone. Ces données permettent aussi d’avoir une vision sur la nature du rapport qu’entretiennent les Marocains avec leur téléphone mobile, un lien basique. En termes d’utilisation s’entend. Nous sommes encore loin du mobile comme outil d’information ou de gestion de son quotidien (payer les factures, faire des virements…). Ils sont pourtant 27,8 millions de personnes à avoir un téléphone portable. C’est dire que du point de vue contenu, les bases sont à bâtir. Pour l’instant ils sont à peine 3% à utiliser l’internet 3G sur leur portable mais 7% comptent s’y mettre dans les 12 prochains mois. Le couple mobile/internet ne séduit-il pas encore? Un des motifs évoqués par l’enquête de l’ANRT réside dans le fait que le GSM est incompatible avec la navigation internet. Est-ce à dire que le parc serait inondé de vieux modèles? C’est possible, mais cela tient aussi au pouvoir d’achat. L’usage de l’internet via le mobile y est pour beaucoup aussi: «Un tiers des Marocains n’en voit pas l’utilité». Notons qu’en 2008, ils étaient 69% à ne pas connaître les services de la 3G. Cette information sera supprimée de l’enquête 2010 sur les technologies de l’information (TI). Au même titre que celle portant sur la qualité du service et les offres promotionnelles. Le régulateur télécom (ANRT), initiateur de l’étude, avance pourtant que cette 6e édition a été enrichie. En fait l’intégration d’un nouvel indicateur relayant les attentes et les opinions des utilisateurs vis-à-vis des TI n’est que formelle. Les études précédentes -dont celles de 2008- en rendaient bel et bien compte. Quoi qu’il en soit, le niveau d’équipement en ordinateur révèle l’existence d’une réelle fracture numérique entre ville et campagne, 50 points d’écart. Un constat à relativiser lorsqu’on sait que l’électrification rurale est certes avancée mais encore récente. Le gap en PC s’élargit lorsqu’il est question de classe sociale (72 points d’écart). C’est pourquoi plus de la moitié des personnes non équipées d’ordinateur cite le prix comme principal frein à son acquisition. Suivent ensuite l’absence de besoin, l’analphabétisme… Evidemment les écarts n’épargnent pas l’accès à internet. Qu’il s’agisse du milieu de résidence ou de la classe socioprofessionnelle. Certes, les ménages continuent à s’équiper en PC et en connexion internet, la 3G surtout. Mais le décalage entre la classe sociale B à D (majoritaire) est énorme. A part les raisons classiques telles que l’analphabétisme et qui pèsent encore, l’accès à internet inspire des craintes: détournement des enfants de leurs études (10%), atteinte à la vie privée, piratage ou perte de données personnelles, risque pour les enfants d’entrer en contact avec des prédateurs (31%)… Certaines appréhensions -telles que l’internet nuit aux études- sont largement nourries de préjugés dont a souffert la vidéo dans les années 1980 et la parabole dix ans après. Rappelons que pour l’accès internet hors domicile, les lieux payants arrivent largement en tête. Autrement dit, bannir la connexion de la maison n’est pas une assurance absolue. Elle est toujours disponible à l’extérieur.


Méthodologie

L’enquête réalisée par l’Observatoire des technologies de l’information se base sur quatre indicateurs: le niveau d’équipement; l’accès; l’usage et les attentes et les opinions vis-à-vis des TI. Son échantillon est réparti en deux catégories, particuliers et entreprises. Les enquêteurs ont interrogé 1.300 personnes. Agées de 12 ans et plus, ils vivent en milieu urbain et rural électrifié. En ville, l’échantillon «particuliers» représentent 850 sondés. L’étude se réfère à quatre critères: sexe, âge, classe socioprofessionnelle et milieu de résidence (urbain ou rural). Les questionnaires ont été administrés en face à face en français et en darija, entre le 22 février et le 9 mars. Les sociétés comptent un échantillon de 500. Elles siègent au Maroc et ont un effectif égal ou supérieur à 4 personnes. La moitié de l’échantillon se constitue d’entreprises ayant 20 employés et plus. Quatre secteurs d’activité sont ciblés: technologie, primaire, industriel et construction puis services et transports. Les questions ont été posées par téléphone en français et en darija.Faiçal FAQUIHI

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