×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Energies renouvelables
Boutaleb promet de nouveaux avantages

Par L'Economiste | Edition N°:1792 Le 17/06/2004 | Partager

Les tensions sur les combustibles poussent à la diversification. Le plan d’action sera mis en branle progressivement. Les nouveaux instruments de financement tels le Fonds pour l’environnement mondial, les MDP et Certificats Verts seront utilisés. Entretien avec Mohammed Boutaleb, ministre de l’Energie et des Mines.- L’Economiste: La flambée du prix du pétrole devrait stimuler l’utilisation des énergies de substitution. Pour les prochaines années, comment voyez-vous l’évolution de ce marché?- Mohammed Boutaleb: Je voudrais d’abord préciser que le marché local est approvisionné normalement en produits pétroliers liquides et gazeux, et que le Comité national des approvisionnements regroupant le raffineur et les distributeurs, sous l’autorité du ministère de l’Energie et des Mines, assure la régulation, la programmation et le suivi quotidien de l’approvisionnement du marché national en différents produits pétroliers. Concernant les cours du pétrole, ceux-ci ont fortement augmenté en mai dernier (avec un pic de 39,4 $/bbl le 14/5/2004), avant de se replier suite à la décision de l’OPEP le 3 juin dernier, d’augmenter les quotas de production de 2 millions de barils/jour à partir du 1er juillet 2004 et de 500.000 barils supplémentaires par jour à partir du 1er août prochain. Malheureusement, il n’y a pas que le prix du pétrole qui a augmenté, le charbon a lui aussi subi une forte hausse cette année. Indexé sur les prix des produits pétroliers, le prix du gaz naturel est également affecté par ces tensions. Ceci ne nous empêche pas de diversifier la consommation énergétique pour diminuer la dépendance à l’égard d’un combustible déterminé. D’où le recours depuis longtemps déjà, au charbon et tout prochainement au gaz naturel. Ce dernier sera utilisé l’année prochaine pour la production d’électricité dans la centrale électrique de Tahaddart (17% des besoins). La diversification a concerné également les énergies renouvelables, à travers la réalisation du parc éolien Abdelkhalek Torrès d’une puissance de 50 MW, le projet de parc éolien d’Essaouira (60 MW) et celui de Tanger, d’une puissance de 140 MW dont la mise en service est prévue en 2005-2006. Une centrale thermosolaire est également prévue en 2007 à Aïn Béni Mathar avec une puissance comprise entre 200 et 250 MW, sans compter la contribution de l’énergie solaire dans l’électrification rurale elle-même, avec un pourcentage de 7 à 8% d’électrification décentralisée par kits photovoltaïques à l’horizon 2007. - Pour soutenir la croissance de la demande et attirer des investisseurs étrangers, un dispositif fiscal incitatif paraît nécessaire. Quelles sont vos propositions pour concrétiser les axes du plan d’action présenté lors de la conférence de Bonn?- Pour le dispositif incitatif, la charte de l’investissement en vigueur contribuera de manière générale à l’essor de telles filières énergétiques, avec aussi l’application d’un droit d’importation minimum de 2,5%.Par ailleurs, des dispositions spécifiques sont prises pour intégrer ces filières dans les programmes nationaux d’infrastructure et de développement économique et social. Ces mesures seront renforcées dans le cadre d’une base incitative globale intégrant aussi bien les énergies renouvelables que l’efficacité énergétique, mais également la consolidation du Centre de développement des énergies renouvelables dans son rôle de promoteur de ces technologies.- Quels sont les étapes et l’échéancier visant la mise en œuvre de ce plan d’action?- La mise en oeuvre de ce plan s’inscrit dans une démarche progressive et évolutive. Ainsi, la contribution de l’électrification décentralisée dans le programme PERG dépasse actuellement 3% et atteindra 8% à l’horizon 2007. Pour l’énergie éolienne, 200 MW sont en préparation et la mise en service est prévue en 2005-2006. Ce qui portera la capacité installée en énergie éolienne à 254 MW. D’autres projets sont en prospection (350 MW).Concernant l’efficacité énergétique, nous visons le développement du marché des chauffe-eau solaires à hauteur de 40.000 m2 par an, le renforcement de l’économie de bois-énergie dans le secteur artisanal en milieu urbain (hammams, fours-boulangeries et poteries) et pour les usages de cuisson et de chauffage en milieu rural, avec l’objectif de toucher 200 unités à l’horizon 2006 sur un potentiel de 5.000.D’autres actions sont en préparation pour accompagner les programmes nationaux de développement, en particulier la mise à niveau énergétique des bâtiments.- Quelles sont les ressources disponibles pour mener à bien ce plan d’action? Quelles sont les sources de financement auxquelles vous comptez faire appel?- Dans ses programmes d’infrastructure et de développement économique et social, le Maroc introduit ces technologies d’énergies renouvelables en faisant appel à ses propres ressources, suivant des montages financiers spécifiques, comme c’est le cas pour les parcs éoliens ou l’électrification par énergie solaire.Toutefois, nous comptons mobiliser davantage les sources de financement qui se développent au niveau international pour la mise en oeuvre de notre plan d’action (Fonds pour l’environnement mondial, mécanisme de développement propre, Certificats Verts, lignes de crédit à taux concessionnels…). C’est d’ailleurs dans ce sens que nous avons organisé, à l’occasion de la conférence internationale de Bonn sur les énergies renouvelables, un «side event» pour promouvoir les programmes marocains au profit d’industriels, d’institutions financières et d’organismes de développement internationaux tels que le Pnud, le ministère italien de l’Environnement, les agences de coopération… - Dans votre plan d’action, le secteur privé est appelé à jouer un rôle important. La libéralisation du marché de l’électricité peut y contribuer. Où en est ce chantier et quelles sont les échéances? - Le secteur privé est appelé effectivement à jouer un rôle important dans notre plan d’action, en particulier dans le cadre de la libéralisation prévue du marché de l’électricité (2005-2011). Le schéma de libéralisation de ce secteur a fait l’objet, comme vous le savez, d’une étude menée par le ministère de l’Energie et des Mines et l’ONE, avec le concours d’experts internationaux. Certains aspects de l’organisation prévue sont en cours de finalisation avant d’être soumis à l’approbation du conseil d’administration de l’ONE et au gouvernement, sachant par ailleurs que les textes réglementaires qui vont concrétiser cette libéralisation sont en cours de préparation. -«Le secteur privé est appelé à jouer un rôle important dans le plan d’action national, en particulier dans le cadre de la libéralisation du marché de l’électricité (2005-2011)»-Propos recueillis parMouna KABLY

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc