×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Agenda

    Energie: Le propane concurrence les autres combustibles

    Par L'Economiste | Edition N°:48 Le 08/10/1992 | Partager

    La consommation de Gaz de Pétrole Liquifié (GPL) est en augmentation annuelle de 8%. La création d'un ITA en génie thermique et climatique est prévue en 1994 pour enrichir la formation en ce domaine.

    L'AMGE (Association Marocaine pour la Gestion de L'Energie) a organisé les 22 et 23 Septembre derniers les premières journées sur les techniques d'utilisation des GPL (Gaz de Pétrole Liquifiés). Plusieurs thèmes ont été traités, dont notamment les procédés de fabrication des GPL, leurs propriétés physiques et chimiques, une étude comparative des coûts des différents combustibles et enfin la sécurité dans les installations des GPL. Le séminaire a accueilli près de 80 participants. Des conférenciers de France et du Canada ont participé à ces premières journées.
    La consommation nationale en GPL (butane et propane) a progressé en moyenne à un rythme de 8% par an entre 1985 et 1990, passant de 376.700 à 585.000 tonnes. La prévision de consommation nationale, compte tenu d'une progression du marché de 8% par an, peut être estimée à plus de 1,3 million de tonnes en l'an 2000.
    Le butane est destiné aux usages domestiques: cuisson, chauffe-eau, four... Il est essentiellement livré en bouteilles de tailles différentes: 3 et 12 kg.
    Le propane est principalement utilisé aux usages domestiques, mais également dans l'industrie, l'agro-alimentaire, l'élevage de poules, le chauffage et la cuisson à grande échelle (restaurants, bâtiments industriels...). Il est livré en bouteilles de 35 Kg et en citernes petit vrac.

    Pouvoir calorifique

    Ces trois dernières années, l'utilisation du propane dans l'industrie devient de plus en plus importante. La consommation nationale est estimée à 6.000 tonnes par mois et serait en augmentation annuelle de 20 à 25%.
    Le pouvoir calorifique(1) du propane est supérieur à celui des autres sources d'énergie. En général, pour les hydrocarbures gazeux, le pouvoir calorifique supérieur (PCS) est d'environ 10% plus élevé que le pouvoir calorifique inférieur (PCI).
    Le PCS du butane par Kg est de 11.800 Kcal. Son PCI est de 10.900 Kcal. Le PCS du propane est, quant à lui, de 11.900 Kcal. Son PCI est de 11.000 Kcal. A titre de comparaison 1 Kg de charbon dégage 5.000 Kcal, 1 litre de fuel 9.000 Kcal et 1m3 de gaz naturel 9.000 Kcal.
    Toutefois, le choix entre le propane et les autres sources d'énergie se fait essentiellement en fonction de la taille de l'usine. Lorsqu'il s'agit d'une petite entreprise, celle-ci n'utilise pas le fuel n°7 ou le fuel n°2 du fait des puissances relativement faibles mises en jeu. Son choix se porte sur le gas-oil ou le propane. Mais le prix de la thermie (1 thermie=1000 Kcal) du propane étant inférieur à celui de la thermie du gas-oil ou du diesel-oil, le choix est le plus souvent porté sur le propane. En effet, le prix d'une thermie de propane est de 0,268 Dirham lorsque celui-ci est conditionné en bouteilles de 35 Kg et de 0,254 Dirham lorsqu'il se présente en vrac, alors que le prix d'une thermie de gas-oil ou diesel-oil varie entre 0,281 et 0,44 Dirham.
    Le choix des grandes entreprises peut être, quant à lui, porté sur le fuel n°7, n°2 ou le propane. Le fuel lourd est sensiblement plus économique que le propane. En vrac, la différence de prix entre le propane et le fuel lourd est de 22,83%. En pratique et dans la plupart des cas, l'écart réel oscille entre 8 et 12% du fait que l'emploi du fuel lourd entraîne des frais supplémentaires (frais de maintenancce, arrêt de production). Le propane n'est généralement choisi que lorsque les entreprises utilisent des matières premières périssables (industries agro-alimentaires par exemple).
    Les GPL proviennent de trois sources différentes, les gaz associés dans les gisements du pétrole, le gaz naturel et le pétrole brut.
    Le butane et le propane sont à l'état liquide à toutes les températures inférieures aux températures d'ébullition (0° C pour le butane et -44° C pour le propane) et l'ouverture du robinet qui les contient ne donne lieu à aucune émission de gaz.
    A chaque température du butane et du propane liquide à l'intérieur du récipient correspond une certaine pression. Plus la température est élevée, plus la pression augmente. Ainsi, les pressions régnant dans les récipients sont suffisamment élevées pour permettre une alimentation facile des appareils d'utilisation.

    Peu inflammable

    Le butane et le propane sous forme liquide dans les récipients se dilatent sous l'effet de la température. Les récipients sont alors remplis à 85% de leur volume intérieur.
    Ces gaz n'attaquent pas les récipients qui les contiennent ni les canalisations qu'ils traversent. Cependant, ils dissolvent certaines substances telles que les graisses, les huiles, les vernis et provoquent un fort gonflement du caoutchouc naturel. C'est pour cette raison que les joints et les tuyaux souples sont fabriqués en caoutchouc synthétique de qualité appropriée. Ils sont inflammables dans les limites relativement faibles. La combustion du butane et du propane n'est possible que si le mélange air-gaz est réalisé suivant certaines proportions. Pour le butane, la limite inférieure est de 1,8% et la limite supérieure est de 8,8%. Pour le propane la limite inférieure est de 2,4% et la limite supérieure est de 9,3%. La comparaison de ces valeurs, avec celles d'autres combustibles gazeux, fait apparaître une plage très restreinte pour le butane et le propane, ce qui représente un avantage important sur le plan de la sécurité.

    Les premières journées sur les techniques d'utilisation des GPL ont ainsi contribué à rapprocher les sociétés distributrices de gaz, les fournisseurs d'équipements et les organismes de contrôle. Parmi les recommandations, les participants ont insisté sur les volets de sensibilisation des utilisateurs et du respect des normes de sécurité. Enfin, il a été recommandé de reconduire ce séminaire dans les principales villes du pays.

    L.T.

    (1) Le pouvoir calorifique est la quantité de chaleur dégagée par la combustion dans les meilleures conditions du mélange air-gaz de l'unité de poids ou de volume d'un combustible. Il y a deux pouvoirs calorifiques pour un combustible. Le pouvoir calorifique inférieur est la chaleur dégagée lorsque la vapeur d'eau part dans les fumées. Le pouvoir calorifique supérieur est celui qui tient compte de la condensation d'un gaz produit de la chaleur.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc