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Emploi & Carrière
Le corps des gendarmes du droit social s’étoffe

Par L'Economiste | Edition N°:1900 Le 22/11/2004 | Partager

. 40 nouveaux inspecteurs du travail en formation. Et reconversion d’une trentaine d’administrateursLe corps inspectoral s’étoffe. Une quarantaine de recrues va renforcer les rangs des gendarmes de la législation sociale. Ce premier contingent d’inspecteurs est composé de jeunes diplômés DESA retenus à l’issue de la sélection organisée l’été dernier. Le gouvernement s’était engagé sur la création de 40 postes en 2004 et 50 en 2005 et la reconversion d’une soixantaine d’administrateurs (cf. www.leconomiste.com).Après une formation spéciale qui commence le 22 novembre, ces recrues seront immédiatement déployées sur le terrain. Un autre groupe composé, cette fois-ci, d’une cinquantaine de personnes grossira les effectifs des gendarmes du droit social en 2005. Sans oublier, la reconversion d’une trentaine d’administrateurs qui sont, pour l’heure, en formation à l’Institut national du travail. Le programme de formation des futurs inspecteurs, qui s’étalera sur 7 mois, se fera en alternance avec des stages dans des délégations, indique Mohamed Mân, président de l’Amit (Association marocaine des inspecteurs du travail). Axée essentiellement sur la législation du travail et le management, la formation théorique sera animée par des inspecteurs divisionnaires. De la sorte, la relève, épineux problème longtemps pointé par la profession et figurant d’ailleurs avec le statut des inspecteurs du travail, en tête de la liste de ses revendications (cf. www.leconomiste.com) sera assurée. La pression des inspecteurs du travail pour obtenir de meilleures conditions de travail semble donc donner ses fruits. Tout en se gardant de tout triomphalisme, la profession estime qu’une brèche s’est ouverte. “Il est vrai qu’elle est toute petite mais elle nous donne confiance dans l’avenir”, souligne un délégué régional sous couvert d’anonymat. De la sorte, la crainte de la profession de voir “l’espèce” disparaître en raison des départs à la retraite sans remplacement n’est plus fondée. Cette crainte, rappelons-le, trouve son explication dans le gel du recrutement. Depuis 1997, les départs en retraite -15 à 20 fonctionnaires chaque année- se faisaient sans remplacement. Les inspecteurs du travail redoutaient en effet, de voir ainsi, à l’horizon 2010, la moitié du corps inspectoral à la retraite, et l’autre moitié dans la tranche d’âge 45-55 ans. Les derniers recrutements les rassurent donc quant à l’engagement du gouvernement. La relève sera donc assurée. Le corps inspectoral compte, selon l’administration centrale, 456 agents dont 275 opérationnels dans le monde du travail. Parmi eux, 245 sont chargés de contrôler les entreprises et professions libérales (près de 80.000 unités couvertes et environ 130.000 à la limite de l’informel). Le reste, soit 30 personnes, est affecté aux exploitations agricoles (80.270 exploitations et forêts). Un nombre qui contraste avec les ravages de la contrebande sociale dans ce secteur. Autre source de satisfaction pour la profession: la formation. Sur ce chapitre aussi, elle stigmatisait des insuffisances et des lacunes. Elle réclamait en effet une formation idoine pour l’ensemble de ses effectifs pour pouvoir suivre l’application du code du travail. D’autant plus que dans la nouvelle législation, ces fonctionnaires ont vu leur périmètre d’intervention s’élargir. Jusque-là, mis à part quelques actions ponctuelles jugées insuffisantes, les agents du corps inspectoral n’ont bénéficié d’aucune formation aux nouvelles dispositions du code du travail, confie un inspecteur du travail. La situation semble se débloquer avec le programme monté avec le BIT (cf. notre dossier Emploi&Carrière du lundi 7 novembre) dont un large pan est consacré à la mise à niveau des inspecteurs du travail. Doté d’un budget de 2,5 millions de dollars, ce projet, d’une durée de 30 à 36 mois, vise à accompagner la mise en oeuvre du code du travail sur le volet rapports collectifs. Les actions de formation pour la mise à niveau des inspecteurs du travail devraient débuter dès janvier 2005. Elles porteront notamment sur la mission, les différentes catégories de visites en entreprise, leurs mise en œuvre, suivi et évaluation. Mais aussi la négociation, les conventions collectives et les méthodes de négociation.


Quid du statut de la profession?

Sur l’une de ses principales requêtes, la profession devra prendre son mal en patience. C’est le cas notamment pour celle relative au statut. Un nouveau projet a été préparé et soumis au ministère, confie le président de l’Amit. “Cette fois-ci, nous sommes décidés à suivre le dossier de près”, indique Mohamed Mân, qui est confiant quant à l’issue de ce dossier. “L’argument avancé auparavant pour justifier le rejet de toute réforme ne tient plus”, explique-t-il. “Le corps inspectoral devra bénéficier des avantages de ce nouveau statut”, tonne le président de l’Amit qui précise, par ailleurs, que dans leur projet de statut, les agents du corps inspectoral ont mis l’accent en particulier sur le volet indemnités. “Pour éviter un éventuel rejet, nous nous sommes appliqué à trouver pour toute demande de révision d’indemnités (risque professionnel, déplacement, présentation…), une assise juridique ”. C’est donc un projet bien ficelé que la profession a remis à Mustapha Mansouri début novembre.Khadija EL HASSANI

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