×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    eleconomiste

    eleconomiste
    Dossiers

    Emploi & Carrière
    La discrimination au travail a encore de beaux jours

    Par L'Economiste | Edition N°:2819 Le 14/07/2008 | Partager

    . Femmes et minorités ethniques, premières victimes, selon l’OCDE. A travail égal, jusqu’à 30% d’écart de salaire entre femmes et hommesLa discrimination sur le marché du travail demeure un problème très préoccupant dans les pays de l’OCDE, constatent les experts de l’Organisation dans le dernier rapport Perspectives de l’emploi 2008. La probabilité pour les femmes d’avoir un emploi rémunéré est inférieure de 20% à celle des hommes. En plus, elles gagnent en moyenne 17% de moins que ces derniers. La discrimination concerne aussi la rémunération. A travail égal, l’écart de salaire est au moins de 30% en faveur des hommes. La différence relevée entre les taux d’emploi tient à l’usage de pratiques discriminatoires sur le marché du travail.La nécessité d’intensifier les efforts pour combattre ces pratiques est l’un des principaux messages relevés par les experts de l’OCDE dans leur étude. L’égalité des chances est un objectif fondamental de l’action gouvernementale dans les pays de l’OCDE qui, dans leur quasi-totalité, ont adopté des lois contre la discrimination au cours des dernières décennies. Mais les pouvoirs publics doivent aller encore plus loin pour permettre à tous d’être sur un pied d’égalité dans le monde du travail.Dans certains pays, les membres des minorités ethniques mettent beaucoup plus de temps (40 à 50% de  plus) à obtenir un entretien d’embauche que d’autres personnes ayant le même profil mais appartenant aux catégories majoritaires. Et même lorsqu’ils parviennent à décrocher un emploi, ils perçoivent souvent un salaire inférieur à celui de ces personnes. Afin de soutenir les efforts déployés pour combattre la discrimination dans le domaine du travail, le rapport de l’OCDE émet plusieurs recommandations: Investir à long terme dans l’enseignement et la formation peut permettre de mieux préparer les individus pour le marché du travail. Les réformes structurelles visant à susciter une croissance économique plus forte et plus durable peuvent stimuler la demande de main-d’oeuvre et créer un climat plus concurrentiel qui contraindra les dirigeants à renoncer aux pratiques discriminatoires pour le recrutement et l’avancement professionnel de leurs salariés.La mise en place d’une législation expressément destinée à combattre la discrimination doit s’accompagner de campagnes d’information publique et de mesures propres à en garantir l’application effective.. Les emplois kleenex se développentLes organismes chargés de faire respecter cette législation devraient être habilités, même en l’absence de plaintes de la part de personnes, à effectuer des enquêtes dans les entreprises et à sanctionner les employeurs chez lesquels ils constatent des pratiques discriminatoires.Les «Perspectives de l’emploi» de cette année traitent d’autres questions de fond, dont les moyens d’offrir aux jeunes des possibilités d’emploi plus nombreuses et plus intéressantes, les travailleurs ayant des problèmes de santé mentale et l’emploi dans le secteur informel. Les auteurs de ce rapport y examinent aussi les conditions de rémunération et de travail dans les filiales étrangères des multinationales, ainsi que la façon dont les pouvoirs publics peuvent encourager l’investissement direct étranger et l’adoption par les entreprises d’un comportement responsable.La situation du marché du travail des jeunes s’est améliorée dans bon nombre de pays de l’OCDE au cours de la dernière décennie, mais beaucoup de jeunes ont toujours des difficultés à trouver un emploi. L’emploi temporaire et le travail à bas salaire peuvent servir de marchepied vers des emplois mieux rémunérés et plus stables, mais une minorité de jeunes nouveaux venus sur le marché du travail y restent piégés. Davantage d’efforts doivent être faits pour aider les jeunes à achever leurs études secondaires et apporter un appui à ceux qui sont sans diplôme pour leur permettre de trouver un emploi.L’emploi informel et le travail non déclaré constituent une importante préoccupation dans certains pays à faible revenu et à revenu intermédiaire. Un examen portant sur sept pays -Corée, Hongrie, Mexique, Pologne, République slovaque, République tchèque et Turquie- donne à penser que, pour faire reculer l’emploi informel, il conviendrait notamment de réduire les impôts excessifs sur le travail, d’assouplir la législation relative à la protection de l’emploi et de prendre des mesures qui rendent l’affiliation à des dispositifs de protection sociale plus intéressante pour les salariés. Synthèse L’Economiste

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc