×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Dossiers

    Emploi & Carrière
    Profession comptable
    Mezouar pose les jalons de la réforme

    Par L'Economiste | Edition N°:2819 Le 14/07/2008 | Partager

    . Le ministre donne son onction à la création d’un ordre des comptables agréés . Plus de 3.000 praticiens exercent dans le Conseil comptable au Maroc Le projet de création d’un ordre professionnel des comptables agréés prend définitivement forme par la ténacité de la Fédération marocaine des associations des professionnels de la comptabilité (Femaproc) qui voit ainsi couronnées ses efforts de plusieurs années. La semaine dernière, la Fédération a obtenu l’engagement officiel du ministre de l’Economie et des Finances, Salaheddine Mezouar, pour faire aboutir le projet d’institution d’un ordre des comptables agréés. Le combat pour la réglementation de la profession a été également mené par l’Acam (Association des comptables agréés du Maroc).Cette évolution va poser les jalons d’une véritable structuration de la profession comptable, se réjouit Driss Izouggaghen, président de la Femaproc. Ce dernier devrait annoncer officiellement aux 3.000 adhérents de la Fédération le parrainage du projet par le ministre des Finances qui s’est engagé à accompagner cette réforme jusqu’à son adoption. «Ce projet est désormais celui du gouvernement et non de la profession, ce qui lui confère le maximum de chance de bonne fin», souligne Driss Izouggaghen. La mouture de l’avant-projet de loi devrait très rapidement être passée au crible des limiers du Secrétariat général du gouvernement. La réforme devrait aboutir dans les mois qui suivront le passage au Conseil de gouvernement, dans le meilleur des cas dans 12 à 18 mois, selon une source au ministère des Finances.La création d’un ordre posera le premier jalon de la réforme de la profession et par conséquent, de l’assainissement d’un paysage où tout le monde pouvait faire tout sans exigence de qualification. Il s’agira aussi de mettre fin au spectacle presque caricatural observé autour de certains guichets du fisc à l’approche du 31 mars. Une armée d’«experts» s’y précipitent pour porter «assistance» aux contribuables, en général des forfaitaires, en les aidant à remplir leur déclaration. Ce sont des «écrivains publics» qui n’ont rien à voir avec des professionnels de la comptabilité. Cette image est certes caricaturale, mais pas assez loin de la situation du marché de la tenue de la comptabilité, les praticiens organisés en veulent plus. D’où la lutte menée par leurs associations professionnelles pour une véritable réforme de la profession. L’union faisant la force, la Femaproc et l’Acam sont unanimes sur l’impératif de sortir du capharnaüm actuel. Pour les praticiens qui se défendent de vouloir ériger des barrières à l’entrée, personne ne restera sur les carreaux. Lorsqu’il faudra inscrire les personnes au tableau de l’Ordre, il sera tenu compte des acquis professionnels, insiste le président de la Femaproc. La mise en place d’une instance ordinale donnerait une plus grande marge de manœuvre afin de tirer la profession vers le haut, notamment en matière de formation continue et de respect des règles déontologiques, explique le président de la Femaproc. Elle sera aussi un gage de sécurité pour les investisseurs en matière d’information comptable et financière.Des centaines de cabinets ou des fiduciaires sont aussi le premier contact de la petite entreprise en matière de conseil fiscal et de la tenue de la comptabilité. Or, de la qualité de cette information dépend aussi celle qui irrigue l’administration fiscale et les tiers, en général.Aujourd’hui, la tenue de la comptabilité peut être réalisée par n’importe quelle personne indépendamment de ses qualifications. Aucune condition de qualification n’est exigée pour exercer dans le Conseil comptable. Les conséquences peuvent être parfois catastrophiques. Beaucoup de bilans déposés au fisc, voire au tribunal de commerce, sont déséquilibrés au mépris de la règle fondamentale de la partie double. Les banques auxquelles on reproche parfois de ne pas vouloir prendre des risques ont choisi une méthode radicale. Pour dégager un financement, ils exigent une caution personnelle du promoteur ou du chef d’entreprise. Peut-être qu’elles changeront de doctrine d’ici là.


    Où sont formés les comptables

    Trouver un comptable qualifié et opérationnel sur le marché est un casse-tête. La compétence dans ce domaine est une denrée rare comme dans bien d’autres par ailleurs. Le marché est irrigué par deux voies : les instituts de l’Office de la formation professionnelle qui forment des techniciens en comptabilité. 9.110 stagiaires sont actuellement en formation. Dans son complexe aux métiers de l’offshoring à Casablanca, l’OFPPT assure un programme de formation aux normes comptables françaises et aux IFRS.L’autre source d’alimentation est composée des établissements d’enseignement supérieur, privés et publics. Ces derniers ne forment pas spécialement dans la spécialité comptable, mais dans des filières de gestion et de management.A. S.

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc