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    Code de gouvernance: Le plus dur reste à faire

    Par L'Economiste | Edition N°:2779 Le 19/05/2008 | Partager

    . Transparence, condition primordiale. L’indépendance des administrateurs est encore théoriqueTout le monde est consentant. La capacité d’un pays à attirer les investisseurs étrangers, et à les protéger, est liée inconditionnellement à l’instauration des règles de bonne gouvernance. Le Maroc l’a très bien compris en se dotant de son propre Code des bonnes pratiques de gouvernance en entreprise. Mais ce nouveau code peine à s’imposer, faute d’un climat ad hoc. Encore faut-il un travail d’explication et de sensibilisation. «Nous sommes conscients de ce problème, nous comptons traduire le document, ouvrir des débats au niveau national pour permettre une large diffusion et une bonne compréhension de sa philosophie», promet Latifa Echihabi, présidente de l’ANPME, lors d’un séminaire organisé à Casablanca par l’Association pour le progrès du dirigeant (APD). Pour les PME-PMI, la question devient difficile. La plupart de ces entités seraient réfractaires aux règles de sécurité et de transparence. Pour elles, les bonnes pratiques de la gouvernance sont souvent (voire toujours) confondues avec une bonne gestion interne de l’entreprise. Mais grande entreprise, aussi, n’est pas synonyme de bonne gouvernance en soi, la taille ne peut pas être considérée comme un critère d’appréciation de la gouvernance. Il y a de bons et de mauvais élèves des deux côtés. La transparence informative et l’indépendance des administrateurs posent plus d’un problème. «Le chemin sera semé d’obstacles», informe Aldo Olcese Santonja, président de l’Académie royale d’Espagne pour les sciences économiques, venu présenter l’expérience espagnole. «Il est très difficile de réaliser un changement radical. Au Maroc, comme en Espagne d’ailleurs, on constate la domination du vieux capitalisme», ajoute-t-il. Le point de rupture dans les pays de l’Union européenne est venu après l’imposition, par la loi, de la transparence informative. Le tout a été complété par l’élaboration d’une liste exhaustive des conditions d’indépendance des membres d’un conseil d’administration et l’instauration d’un libre exercice de la démocratie au sein de ces conseils. Mais cela n’a pas empêché les scandales. Ces mesures peuvent-elles inspirer nos entreprises? Au Maroc, le Code de la bonne gouvernance est piloté par la CGEM. Un point positif vu, qu’en Espagne par exemple, «la société civile a eu beaucoup de mal à l’imposer face aux entrepreneurs», constate l’expert espagnol. Donc le premier pas est franchi. Reste à savoir comment ce dispositif sera assimilé par les entreprises. «Les débats sont ouverts, nous comptons, aussi, soutenir le projet de l’Observatoire de la bonne gouvernance qui verra le jour dans les mois qui viennent», annonce Mohamed Tazi, responsable au ministère chargé des Affaires économiques et sociales. Les signatures des accords de libre-échange et l’afflux massif des investissements directs étrangers sont en train de changer la donne. «Dans ce nouveau contexte, il faut informer et former en permanence les cadres dirigeants marocains sur les nouvelles méthodes de management», insiste Saâd Kettani, président de l’Association pour le progrès du dirigeant. Aziz EL YAAKOUBI

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