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Elections US: Bush au pied du mur

Par L'Economiste | Edition N°:2397 Le 09/11/2006 | Partager

. Sérieux revers électoral pour les républicains . La guerre en Irak a pesé dans la balance. Une difficile cohabitation politique se profileLE bras de fer électoral vient de se solder par une victoire du parti démocrate. En effet, quelque 200 millions d’Américains étaient appelés à élire ou réélire les 435 membres de la Chambre des représentants, 33 des 100 sénateurs et 36 des 50 gouverneurs. Les démocrates se sont ainsi emparés, le 7 novembre, du Congrès américain.Une revanche électorale gagnée d’avance pour la plupart des analystes. A l’heure où nous mettions sous presse, les démocrates venaient de remporter la Chambre des représentants. Ils deviennent ainsi majoritaires pour la première fois depuis 1994. Selon un décompte provisoire, la majorité au Sénat américain pourrait se jouer dans un mouchoir de poche avec des résultats extrêmement serrés. En Virginie, le démocrate Jim Webb aurait quelque 12.000 voix d’avance sur le républicain George Allen. Mais personne des deux candidats ne s’est avoué vaincu. Au Montana, le coude à coude entre démocrates et républicains se poursuit. Mais il devrait déboucher sur une victoire des premiers, selon les observateurs. Le «Old party» (parti républicain) contrôlait le Sénat depuis 2002. Mais les démocrates ont déjà ravi quatre sièges de sénateur aux républicains: Missouri, Pennsylvanie, Ohio et Rhode Island. La redistribution des sièges électoraux exprime surtout le mécontentement des électeurs américains vis-à-vis des républicains. C’est le cas pour la gestion des affaires extérieures. Les résultats témoignent d’un vote-sanction notamment de la politique menée par Bush en Irak. La guerre en Irak coûte, mensuellement, à l’électeur américain huit milliards de dollars. Et malgré leur patriotisme ostentatoire, les Américains digèrent mal la perte de leur 2.800 soldats. Avec cette nouvelle reconfiguration du paysage politique, le président américain devrait faire face à une difficile cohabitation. Dur sera le compromis. Le dossier irakien arrive en tête des futures tractations.A noter que c’est le Sénat qui tient les rênes budgétaires. Cependant, pour financer la guerre en Irak, l’aval du Sénat est indispensable. Chose qui n’est pas gagnée d’avance. Le président américain devra batailler dur, d’autant plus qu’il est à la moitié de son 2e mandat. Une situation qui n’encouragerait pas, du moins une partie des sénateurs républicains, à soutenir sa politique en Irak. Ces derniers ne souhaitent pas se faire griller lors des prochaines échéances électorales. En plus de son impopularité croissante auprès de l’électorat, le président risque de s’isoler au sein même de ses troupes. Face à cette défaite, la Maison-Blanche a déjà adopté un profil bas. Elle a d’abord reconnu la victoire des démocrates à la Chambre des représentants. Ensuite, elle a proclamé sa volonté de travailler avec la nouvelle majorité. Bush a fait allusion à la «guerre contre le terrorisme» et l’économie. Stoïques, les républicains ont appelé à tirer les leçons de la défaite. «Nous en avons dévié mais nous allons rebondir», a déclaré le sénateur John McCain, candidat potentiel à l’élection présidentielle de 2008. Toutefois des nuances s’imposent. La victoire des démocrates ne signifie pas un changement radical de la vision US. Le contrôle du Congrès ne confère pas de véritable marge de manoeuvre au parti démocrate. La conduite de la guerre est l’affaire de l’exécutif. La nouvelle majorité ne dispose que de commissions d’enquête pour superviser les opérations militaires. D’autant plus que les démocrates sont divisés entre les partisans d’un retrait progressif et ceux d’un redéploiement en dehors des frontières irakiennes.La politique américaine au Moyen-Orient ne va pas elle aussi connaître des bouleversements. Les Etats-Unis restent fermement opposés aux ambitions militaires de Téhéran. Sur ce point, démocrates et républicains sont sur la même longueur d’ondes. La détention d’une arme nucléaire par l’Iran va affaiblir le rôle de ses voisins dans la région. Autrement dit, l’ennemi historique de l’Oncle Sam va renforcer son poids géostratégique. Un scénario qui ne serait pas du goût des Américains. Quant à l’animosité entre Damas et Washington, elle ne risque pas de s’éteindre. Et pour preuve, la Syrie est accusée notamment de soutenir militairement Hezbollah dans sa lutte contre Israël. Par ailleurs, le soutien américain pour l’Etat hébreux n’est un secret pour personne. Le conflit israélo-palestinien en est la plus parfaite expression. A cela s’ajoute le poids du lobby sioniste dans la balance électorale. Président et sénateurs le courtise en vue d’un soutien notamment financier. Finalement, la victoire des démocrates ne va pas marquer un tournant dans la politique US. Mais seulement une atténuation de son discours.


«Gouvernator»

Arnold Schwarzenegger a été triomphalement réélu gouverneur de Californie.Il est l’une des exceptions notables dans le camp républicain qui a concédé au moins six postes de gouverneur aux démocrates. Hillary Clinton est l’autre vedette de ces élections parlementaires. Elle a été réélue sénatrice démocrate de l’Etat de New York. Une voie à son éventuelle candidature à la présidentielle de 2008. Quant à la démocrate californienne Nancy Pelosi, elle devrait devenir la première femme à présider la Chambre des représentants. Elle a promis de travailler pour «un changement de direction sur l’Irak».


Frilosité boursière!

LES Bourses mondiales ont fléchi après l’annonce, le 8 novembre, des premiers résultats des élections parlementaires aux USA. La victoire des démocrates notamment à la Chambre des représentants a mis le dollar sous pression. Les opérateurs craignant que cette victoire ne se solde par des politiques économiques moins accommodantes pour les marchés. Les démocrates sont traditionnellement perçus comme moins favorables aux milieux d’affaires que leurs rivaux républicains. Quant aux investisseurs, ils se réjouissant de la perspective d’un blocage politique. Un Congrès partagé entre les deux partis ne provoquerait pas de changements politiques majeurs au cours des deux prochaines années.


Les entreprises financent aussi

LES grands groupes allemands ont largement subventionné les républicains au détriment des démocrates aux élections de mi-mandat. D’après les calculs de l’institut indépendant «Center for Responsive Politics», les sociétés ont versé au total 2,5 millions de dollars de dons divers. Les républicains, grands perdants des élections, se taillent la part du lion avec 68% des dons. Ils sont considérés traditionnellement plus favorable aux entreprises. Mais, depuis les années 90, les banques préfèrent les démocrates. Parmi les grands sponsors des républicains, le constructeur automobile DaimlerChrysler, l’assureur Allianz, le fabricant de logiciels SAP et Bayer. Le fabricant de semi-conducteurs Infineon, Siemens et l’opérateur téléphonique T-Mobile sont plus équilibrés dans leurs dons. Seule la Deutsche Bank a donné proportionnellement plus aux démocrates qu’aux républicains.Faiçal FAQUIHI

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