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Politique

Elections communales 2003Communales: Net recul du PJD

Par L'Economiste | Edition N°:1601 Le 15/09/2003 | Partager

. Les deux gagnants: L'Istiqlal et l'USFP. Mouvance populaire: 22,5% des sièges. Avancée spectaculaire du RNI et PPS Le recul du PJD est l'événement marquant de ce scrutin. On pouvait deviner que les attentats du 16 mai avaient fait du mal au mouvement islamiste, mais nul n'imaginait que la sanction des urnes serait aussi forte. Au niveau national, le PJD s'en sort avec moins de 5% de voix exprimées, et 2,6% des sièges (en raison du mode de calcul). Il se présentait pourtant dans un peu plus d'un cinquième des circonscriptions. Pour les législatives, il avait atteint près de 13%. Dans le scrutin du 12 septembre, Casablanca est l'exception, où ce parti arrive en tête dans cinq circonscriptions, y compris dans le centre-ville. Le parti islamiste ne pourra certes pas prétendre à la présidence du conseil de la ville, mais il arbitrera le choix. Ce choix devra, sauf surprise, se faire entre les deux grands partis, l'Istiqlal et l'USFP, avec une petite avance pour le vieux parti nationaliste. Ce dernier a d'ailleurs encaissé le bénéfice de son organisation et de sa discipline tout en rajeunissant considérablement son personnel et en primant une de leurs vedettes féminines, Yasmina Baddou. Il est intéressant de noter que la capitale économique est, pour ce qui concerne les partis arrivant en tête, la ville qui se rapproche le plus de la configuration sortie des élections législatives: Istiqlal, USFP et PJD. On pensait que la proximité aurait favorisé les candidats du PJD, ce n'est donc pas le cas.Mais au niveau national et hormis les deux grands partis, les cartes sont distribuées assez différemment par rapport aux législatives de 2002 (il est plus sûr de comparer avec les législatives, car les communales de 1997 ne se sont pas déroulées dans les mêmes conditions de transparence que les deux derniers scrutins). Au national, le RNI fait une remontée spectaculaire. Il arrive au troisième rang, avec presque 11% des suffrages exprimés et 12% des sièges. Le PJD qui était regardé comme la troisième force politique, descend en onzième position. Inversement, le PPS, dont on se demandait s'il allait survivre aux scissions, remonte, à 5,3% des suffrages exprimés et des sièges.Les tendances lourdes de l'opinion sont maintenant bien marquées. C'est l'Istiqlal qui arrive en tête avec 3.890 sièges, soit 16,96% de l'ensemble. Le parti a obtenu 1.120.834 de suffrages exprimés. C'est n'est pas la première fois que le parti caracole en tête dans une élection communale. Déjà lors des communales de juin 1997, il était arrivé en tête. Mais, quatre mois plus tard, il a chuté à l'occasion des élections législatives de novembre, même si le parti est bien enraciné en campagne et dans les villes. Il devance d'un cheveu l'USFP, ce qui renverse le résultats obtenu en septembre 2002. L'USFP obtient 3.373 sièges pour 990.928 suffrages exprimés, soit 14,7%. Le RNI est donc en troisième position avec 2.841 élus, soit 12,38% de l'ensemble. Il est suivi par les trois partis de la Mouvance populaire: le MP de Mhamed Laensar obtient 9,8%, l'UD de Bouazza Ikken 6,6% et le MNP de Mahjoubi Aherdane 6,13%. Avec ces scores réunis, le bloc de la Mouvance populaire arrive en tête avec 22,53% des sièges, sans compter le MDS de Mahmoud Archane (1,31%).La Mouvance populaire, si l'on regroupe les trois formations, donne le premier parti du pays, à quatre points au-dessus de l'Istiqlal, à cinq points au-dessus de l'USFP. Mohamed CHAOUI


A retenir

. Participation forteOn redoutait, surtout parmi les élites, un taux record d'abstentions. Cela ne s'est pas produit au contraire. Le taux national de participation est de 54,16%, un peu meilleur d'ailleurs que pour les législatives. Il a été plus fort dans les petites villes où la proximité avec les candidats a mieux joué qu'ailleurs. L'uninominal passionne peut-être plus que la proportionnelle.. Renouvellement important de la classe politiquePour plus de la moitié des élus, 52%, ce sera la première fois qu'ils s'occuperont de gestion locale. Il ne faudra donc plus dire que le corps politique ne se compose que de vieux professionnels de la chose. Inversement, il faudra surveiller le manque d'expérience… . Les femmes politiquesC'est très net: sans quota, bien peu de femmes arrivent à passer l'obstruction masculine à l'intérieur des partis politiques. Résultat, il y aura très peu de femmes dans les conseils communaux.


El Ourdighi et Hafidi recalés

Les élections communales ont fait des malheureux. Si la plupart des responsables dans les partis politiques ont décroché leurs billets pour siéger dans les conseils de villes, ce n'est pas le cas pour tout le monde. Issa El Ourdighi est l'un de ces candidats malheureux. Le secrétaire général du Parti Socialiste Démocrate (PSD) a été devancé par un commerçant dans la circonscription de Mehdia à Kénitra (mode de scrutin uninominal). Il s'agit de son deuxième échec après celui des élections législatives de septembre dernier. Le deuxième sortant de ces élections n'est autre que Moulay Abdelaziz Alaoui El Hafidi membre du bureau exécutif du RNI et ancien vice-président du Parlement. Ce dernier s'est présenté dans la circonscription d'Outat Elhaj dans la province de Boulmane (scrutin uninominal).Pour des observateurs, ces échecs s'expliquent par le vote selon des considérations personnelles dans les communes où le scrutin uninominal est en vigueur. N. Bo.

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