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Politique

Election de Sajid
Ce qu'en pensent les opérateurs: Bon courage, Monsieur le Maire!

Par L'Economiste | Edition N°:1609 Le 25/09/2003 | Partager

Un opérateur économique à la tête de la mairie de la ville où se concentre près de 45% de l'activité industrielle : la nouvelle est assurément bonne. Les dossiers qui attendent l'homme de terrain, de dialogue, dit-on, qu'est Sajid sont ceux de l'assainissement, les transports en commun, l'état des routes, la gestion des déchets ... Autant souhaiter beaucoup de courage à M. Le Maire.. Hassan Chami, Président de la CGEM: “Etre un homme de terrain est fondamental”En tant qu'opérateur économique, je suis ravi qu'un entrepreneur soit devenu maire de Casablanca, poumon économique du pays. De surcroît, M. Sajid était président d'une association de zone industrielle qui a réalisé un travail très appréciable. Il maîtrise parfaitement les problèmes auxquels sont confrontés quotidiennement les entreprises. Etre un homme de terrain est un élément fondamental dans les tâches qui l'attendent. Pour ma part, je considère qu'une bonne gestion municipale est la base de la création d'un environnement propice au développement économique. C'est en effet à ce niveau que sont prises certaines mesures destinées à améliorer ce cadre . Je pense particulièrement au transport en commun mais également à la sécurité, à l'éclairage , au plan de la circulation, à la pollution … à l'ensemble des composantes du paysage quotidien fondamentales pour qu'il y ait plus d'efficacité, que les énergies des uns et des autres se focalisent enfin sur le plus important : le travail et la création d'une valeur ajoutée.. Khadija Doukkali, chef d'entreprise dans le secteur de la pêche “Ses qualités d'homme de dialogue seront un atout”Les attentes sont grandes, certes mais pas irréalisables. Ce sont celles de citoyens et de chefs d'entreprise qui veulent évoluer dans un cadre qui leur permet d'évoluer, de produire efficacement.En tant qu'entrepreneur, je considère que l'administration n'encourage nullement l'investisseur, elle est un frein au développement. Pour preuve, je citerai les difficultés pour l'obtention de documents administratifs. Les exemples sont légion. En matière de pollution, il est inadmissible qu'une ville aussi grande que Casablanca soit autant polluée. Les autorités ont leur part de responsabilité, les citoyens également. Il faut sensibiliser davantage ces derniers. Le transport en commun est une catastrophe alors que le projet de métro au niveau de la métropole croupit dans les tiroirs. La sécurité est un problème important.L'aménagement d'espaces verts et d'espaces pour les jeunes (terrains…) apparaît être une priorité car il s'agit de l'épanouissement d'une jeunesse qui manque souvent de visibilité. Je souhaite à Sajid beaucoup de courage et suis persuadée que ses qualités d'homme de dialogue et dynamique seront des atouts dans sa gestion quotidienne.. ASSARI Khalid, président de la Compagnie générale de régulation“Nous ramassons les déchets nous-mêmes!”Dans la zone industrielle où nous exerçons, les priorités sont nombreuses. La disponibilité des locaux en est une. Il faut ajouter que les locaux sont souvent mal situés. Ils sont en tout cas en totale inadéquation avec l'activité de leurs occupants. Des sous-traitants travaillent dans des caves de résidences, ou sur les toits. Imaginez les dangers qu'ils courent. Parallèlement, des espaces existent mais sont mal ou pas utilisés. La politique de répartition des locaux à usage industriel doit être revue. Les transports urbains souffrent de graves problèmes. Or nos salariés en sont les utilisateurs. L'assainissement, la propreté et la pollution (qui vont de paire) ne peuvent plus être tels qu'ils sont à date d'aujourd'hui. A Ain Sebaa où j'exerce, nous ramassons les déchets industriels nous- mêmes. Nous payons pourtant nos taxes et estimons, à juste titre, que ce n'est pas notre travail. Nous le faisons parce que nous n'avons pas d'autres alternatives. . KADIRI Hicham, directeur général de ONDUMAR“Ils ne connaissaient pas nos problèmes”La communication et l'esprit de dialogue sont fondamentaux pour que le nouveau maire réussisse dans sa tâche. Ils ont longtemps été absents. Résultat : des élus qui ne connaissaient pas nos problèmes, ne discutaient pas avec nous et n'étaient en conséquent pas en mesure de hiérarchiser les priorités, voire de les définir avec exactitude. Il faut répertorier, hiérarchiser et budgétiser. Cela ne peut se faire sans concertation. Bien entendu, les grands chantiers sont l'assainissement, les transports en commun, l'éclairage public, l'état des routes et la décharge publique, un problème que vivent les industriels de la zone depuis de longues années, sans trouver aucune solution.Propos recueillis par Amale DAOUD

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