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Politique

Sajid Maire
L'Istiqlal et l'USFP sortis de Casablanca

Par L'Economiste | Edition N°:1609 Le 25/09/2003 | Partager

. La mésentente au sein de la majorité gouvernementale a balisé le terrain pour l'oppositionC'est finalement Mohamed Sajid de l'Union Constitutionnelle qui a été élu, premier président du Conseil de la ville de Casablanca. Le suspense aura duré jusqu'au bout. Pendant 11 jours, la ville de Casablanca a vécu au rythme des scénarios électoraux et des coalitions qui se font et se défont. Un véritable feuilleton à rebondissements qui aura tenu en haleine tous les Casablancais. Mardi, jour du vote, le retrait de Mohamed Sajid de la course à la présidence du Conseil de la ville, faisait la Une de quelques journaux. Mais, vers midi de la même journée, le candidat de l'UC a fait savoir à L'Economiste qu'il était revenu sur cette décision et qu'il maintenait sa candidature. Selon des responsables politiques, Mohamed Sajid avait décidé dimanche, de commun accord avec les partis formant coalition avec l'UC, de ne plus se présenter à la présidence du Conseil de la ville et qu'il apportait son soutien au candidat du Parti de l'Istiqlal, Karim Ghellab. Une réunion entre les membres soutenant Mohamed Sajid, d'une part, et Karim Ghellab, d'autre part, s'achève dimanche à 15 h 30 sur un accord de principe entre les deux parties. Aux termes de cet accord, la coalition Sajid allait apporter tout son soutien au candidat du PI. Evidemment, la coalition avait demandé à bénéficier de quelques “ postes ”. En principe, cela ne devait poser aucun problème. Karim Ghellab quitta alors Casablanca à destination de Rabat pour prendre l'avis de la direction du parti. Rendez-vous était pris, avec Sajid et les autres membres de la coalition, pour la soirée du même jour, vers 21 h. Mais Karim Ghellab ne donna plus signe de vie à ses futurs partenaires et électeurs. Des heures durant, il fut attendu en vain. “On essayait de le joindre, mais son téléphone portable était constamment éteint”, déclare un membre de la coalition. Mohamed Sajid réussit quand même à le toucher… vers 2 h du matin. Karim Ghellab leur donna alors rendez-vous pour le lundi matin à 10h 30 (la veille de l'assemblée élective). Rassemblés pour finaliser les termes de l'accord de principe avec le candidat du PI, les membres de la coalition ont dû attendre encore des heures. Peine perdue, le candidat Ghellab n'était pas, encore une fois, au rendez-vous. “A 14h, il prit quand même la peine de nous appeler. Mais c'était pour nous dire qu'il allait rejoindre le camp de l'USFP et donc apporter son soutien à Khalid Alioua”, rapporte un membre de la coalition. Un fait confirmait les dires du candidat du PI. Les membres de la coalition avaient, en effet, eu vent de tractations au plus haut niveau entre les directions du Parti de l'Istiqlal et l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP). Tractations qui n'étaient nullement de leur goût. Il était question, selon certains membres de cette coalition, d'un report de voix au profit du candidat de l'USFP, Khalid Alioua. Or, il n'a jamais été question d'un tel report dans l'accord de principe passé entre Mohamed Sajid et sa coalition d'une part et Karim Ghellab et le PI de l'autre. “ C'était le comble. On ne pouvait plus supporter ce qui se passait”, affirme, outré, un élu de l'UC. La décision fut alors prise de revenir dans la course.Les partis membres de la coalition autour de Sajid s'étaient sentis trahis. C'est du moins ce qu'affirme un haut responsable du Parti de la Justice et du Développement (PJD). “Au début, nous avions décidé de soutenir Karim Ghellab et seulement Karim Ghellab pour des raisons que nous ne dévoilerons pas maintenant. Quand Ghellab s'est désisté, nous avions insisté auprès de nos co-alliés pour que Mohamed Sajid maintienne sa candidature”, souligne-t-il.Mardi matin, jour de l'élection, Mohamed Sajid annonce qu'il allait se présenter à la présidence du Conseil de la ville. En même temps, on apprenait que Khalid Alioua faisait part de son intention de retirer sa candidature. Justement, dit-il, pour ne pas affaiblir le camp de la majorité gouvernementale. Cependant, Karim Ghellab avait besoin de plus de voix pour pouvoir occuper le fauteuil de président du premier Conseil de la ville. Le jeu des alliances était largement en faveur de Mohamed Sajid qui a donc été élu comme il a été pressenti, avec une majorité plus que confortable (86 voix sur 131). Les 45 voix obtenues par Karim Ghellab ont été celles du PI, de l'USFP, du PPS et du PSD. Le reste, tout le reste a rallié le camp de Mohamed Sajid.


Alioua dénonce un «complot»

“Casablanca a été victime d'un complot ourdi et savamment préparé”. C'est ce qu'a affirmé Khalid Alioua, hier dans la matinée, lors d'un point de presse au cours duquel il n'a pas mâché ses mots. Avec un ton à la limite du sang-froid, Khalid Alioua s'est expliqué sur les péripéties qui avaient précédé l'élection du premier maire de la ville et a dénoncé “certains procédés qui ont provoqué l'échec de l'éthique”. Celui qui aurait pu être candidat de l'USFP à cette élection s'est dit “outré par les pratiques de l'opposition pour remporter le siège de maire”. Des pratiques qui ont donné, a-t-il dit, “la même problématique qui existe depuis bien longtemps et qui ne peuvent en rien constituer une rupture avec le passé et qui ne feront que replonger Casablanca dans ses problèmes”. Ne pouvant admettre qu'il n'y ait “aucune continuité du travail gouvernemental au niveau des Conseils des villes”, Khalid Alioua a estimé que “les élections du 23 septembre ne traduisent en rien les aspirations à la démocratie et à la modernité, pas plus qu'elles ne permettent l'édification d'institutions autour desquelles rivalisent des programmes et des projets et non des personnes”. Khalid Alioua a également fait état de l'accord passé, dimanche, entre les partis de la majorité gouvernementale. Accord qui, apparemment, n'a pas eu d'effet puisqu'il n'a pas permis au candidat du Parti de l'Istiqlal d'avoir la majorité requise pour devenir maire de Casablanca. Jamal Eddine HERRADI

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