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Eau: Les hôtels classés comme les ménages

Par L'Economiste | Edition N°:1731 Le 23/03/2004 | Partager

. Mais, pour l'électricité, ils sont considérés comme une industrie. Les hôteliers réclament le traitement industrielDans quelle catégorie faut-il classer l'hôtellerie? Un établissement hôtelier doit-il être considéré comme une usine ou un ménage? Ce dernier parallèle est loin d'être une plaisanterie. Pour preuve, la facturation de consommation d'eau des hôtels. Cette dernière est similaire à celle des ménages. En effet, les factures d'eau, pour cette catégorie, se basent sur les mêmes tranches et la même tarification que celle des ménages. Ce qui est «un véritable non-sens», considère-t-on à la Fédération nationale de l'industrie hôtelière (FNIH) ainsi qu'au ministère du Tourisme. Cette aberration est d'autant plus évidente que la tarification appliquée à la consommation d'électricité est similaire à celle des unités industrielles», ajoute-t-on. C'est la raison pour laquelle une série de courriers a été adressée au ministère chargé des Affaires économiques, des affaires générales et de la mise à niveau de l'économie. L'affaire ne date pourtant pas d'hier. En 2000 déjà, un premier courrier, émanant de la FNIH, avait été adressé alors au ministère de l'Economie sociale, des PME et de l'Artisanat chargé des Affaires générales du Gouvernement. Rappelons que la grille de tarification diffère selon les catégories. Il existe trois catégories distinctes: les ménages, les industries et les hammams. La tarification industrielle est «plus avantageuse» que celle des ménages. Une première réponse en date de 2001, consécutive à la lettre adressée près d'une année auparavant au ministère de tutelle, avait fait état de «la prise en compte des doléances» et informé d'«une étude en cours destinée à limiter la consommation d'eau potable selon les régions». Selon ce courrier, les résultats de l'étude allaient permettre d'appliquer pour chaque secteur la facturation adéquate. Donc, probablement, la tarification industrielle pour l'hôtellerie, comme le réclamaient les opérateurs du secteur. Il ne s'ensuivit aucune initiative concrète. Aux différents courriers, s'ajoutaient les questions orales au Parlement que certains députés, représentants de l'activité touristique, adressaient aux ministres concernés, sommés de recevoir les doléances des uns et des autres au sein de l'Hémicycle. Mais là encore, pas de solution, hormis des «promesses de résoudre le problème». C'est surtout la dernière réponse, en novembre 2003, qui a suscité la surprise à la FNIH. Elle informe du transfert du dossier à une Commission interministérielle des Prix. Laquelle a estimé, après s'être penchée sur la question, que «la doléance était légitime et contribuant à l'essor du tourisme». Elle ne pourra toutefois pas y répondre positivement car «l'extension du tarif industriel à l'hôtellerie se traduirait par des manques à gagner importants pour les régies d'eau et d'électricité». Ce qui serait «politiquement incorrect dans la conjoncture actuelle de limitations budgétaires». «Le pourcentage de ce que représente une facture d'eau pour un hôtel est une donnée extrêmement variable et donc soumise à de très fortes fluctuations», selon un responsable du ministère du Tourisme. Elle dépend aussi bien du nombre de chambres, que de la catégorie, de l'existence de piscines, de leurs dimensions, ou encore du taux d'occupation ou de la région.


Une classification «erronée»

La philosophie de fixation des prix relève d'une logique totalement différente d'encouragement à la production industrielle et de maîtrise des coûts de revient. «Dès la mise en application de cette hiérarchisation, l'industrie hôtelière a été classée avec les ménages; ce qui est bien entendu totalement faux», clame-t-on à la FNIH. Il s'agirait donc d'une «erreur» dans la classification. Curieusement, l'hôtellerie est considérée comme une entité industrielle en matière de consommation d'électricité «sous prétexte qu'elle entre dans le processus de fonctionnement». «Le principe consisterait à procéder de façon homogène pour l'eau et l'électricité», explique un opérateur. Les montants des factures peuvent varier de 35.000 à 150.000 DH. Amale DAOUD

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