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Droits d'auteurs: Au Maroc, les pirates dégainent toujours

Par L'Economiste | Edition N°:1830 Le 11/08/2004 | Partager

. Le pays est classé parmi les Etats «hors la loi». Le taux de piratage de logiciels est de 73%. Pour des experts, c'est plus «un problème de développement économique que de délinquance»Triste record pour le Maroc. Ce dernier est placé par l'Association internationale des éditeurs de logiciels le Business Software Alliance (BSA), au 8e rang parmi 23 pays de la zone Mena en matière de piratage informatique. Le taux a été établi en 2003 à 73% pour le Royaume. Quant aux pertes engendrées, elles sont de l'ordre de 57 millions de dollars, indique le BSA. Selon cet organisme, le piratage est beaucoup plus présent dans les régions où le marché informatique est en pleine expansion. Le phénomène est carrément devenu une économie à part entière… sauf qu'elle est informelle et fructifie! Dans les pays émergents, le piratage informatique génère des revenus et surtout de l'emploi. Pour Michel Muller, secrétaire général de la Fédération CGT des travailleurs des Industries du Livre, et spécialiste dans les droits d'auteur, il s'agit plus «d'un problème de développement économique que de délinquance». Reste que cette situation n'est pas le fait des seuls pays en développement, des Etats plus riches (comme l'Italie par exemple ou certains pays asiatiques) excellent dans ce domaine. Et les exemples sont nombreux. Si la valeur des logiciels pour micro-ordinateurs qui ont été installés dans le monde est proche des 80 milliards de dollars, les chiffres de ventes sont estimés à seulement 50 milliards de dollars. Ce qui suppose que 30 milliards de dollars se perdent dans les réseaux de la contrefaçon informatique. A Casablanca, Rabat, Marrakech ou Tanger, le business des programmes piratés est florissant. Toutes sortes d'encyclopédies électroniques s'y trouvent à des sommes modiques. Office, Word et Excel sont les plus demandés, suivis par Photo Shop et Visual Basic. Aujourd'hui, d'autres logiciels de communication via Internet ont la cote. Surtout que de plus en plus de jeunes ont accès au Web. A Casablanca, Derb Ghallef regorge de toutes ces «nouveautés», qui sont commercialisées à des prix défiant toute concurrence. Une situation que les détenteurs de droits de propriété intellectuelle ne tolèrent plus et qui ont décidé de déclarer la guerre depuis 2000 aux vendeurs de programmes informatiques piratés. Stratégie dont l'objectif est de protéger les sociétés locales de distribution informatique de la faillite. BSA avait signé alors un accord avec le Bureau marocain des droits d'auteur pour la mise en application de la loi sur les droits d'auteur et droits voisins n° 20-1, qui avait déjà été approuvée par le Parlement au printemps de la même année.


Attention copieurs!

La loi sur les droits d'auteur et droits voisins interdit de copier et de commercialiser des programmes informatiques sans autorisation. En cas de non-respect, la personne est soumise à une lourde amende pour chaque logiciel piraté. En cas de récidive, le contrevenant risque une peine de prison. Par ailleurs, à travers une vaste campagne de communication, la nouvelle législation a permis au public de comprendre clairement l'enjeu que représente la protection des programmes d'ordinateur. M. Bk.

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