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“La fonction RH est construite sur des exigences sociales et non économiques”
Entretien avec Bernard Galambaud, enseignant en gestion des ressources humaines

Par L'Economiste | Edition N°:1445 Le 27/01/2003 | Partager

Bernard Galambaud est aussi directeur scientifique de l'institut Entreprise et Personnel en France et auteur de plusieurs ouvrages sur la GRH. Pour lui, la performance dépend du centre d'intérêt de l'entreprise, qui sera désormais jugée sur sa responsabilité civile.. L'Economiste: Vous dites qu'en GRH, à chaque époque ses préoccupations: l'économie de restructuration dans les années 50, la valeur ajoutée celles de 80… Quels sont alors les défis de la nouvelle ère? - Bernard Galambaud: Ce sera certainement le défi de la confrontation avec la cité. Désormais, l'entreprise sera jugée sur sa responsabilité civile. L'opinion publique jugera alors sa politique, son éthique, son souci écologique et tout cela devra être pris en considération dans la gestion des ressources humaines. Le modèle de l'entreprise communautaire qui a fait rage ces dernières années s'effiloche. Cela est d'autant plus vrai que nous passons d'une économie industrielle à une économie postindustrielle. . Plus concrètement, quels seront les rapports de l'entreprise avec la Cité? - Eh bien, la gestion des ressources humaines doit composer avec un droit de regard de l'opinion publique par exemple, tant sur le plan sociétal que de la gestion quotidienne. Bref, la gestion des ressources humaines doit être pensée dans une réalité aux exigences multiples. . Nul doute que la performance figure parmi ces exigences. Que renferme ce concept? - En réalité, la performance n'est qu'une autre face de l'exigence. N'est performant que ce qu'on désigne par performant. Dans l'entreprise, nous en sommes à cette désignation. La notion de performance dépend du centre d'intérêt de l'entreprise. . Et l'évaluation de cette performance? - Je parle souvent du rationnement lorsque j'évoque l'évaluation de la performance. Elle a souvent pour principal objet la répartition de la masse salariale réservée aux augmentations. Cette évaluation fournit en quelque sorte des tickets de rationnement. Cette comparaison ne fait pas plaisir certes. Mais, ce qu'il faut savoir, c'est qu'aujourd'hui, l'important est dans la capacité du management à mobiliser les salariés sur un type de performance. Maintenant, l'augmentation des salaires, il n'y en aura pas pour tous et cela ne doit pas complexer, notamment les DRH. Malheureusement, nous avons construit la fonction RH sur des exigences sociales et non économiques. Et maintenant que cette dernière nous rattrape, et bien, on ne sait plus quoi faire. . La performance n'est donc pas vraiment quantifiable? - Mais pas du tout. Toutes les performances le sont. Ce sont les appareils de mesure qui manquent de pertinence. Encore une fois, je reviens sur les exigences. Si ces dernières sont bien identifiées, et bien, les performances le seront aussi. Propos recueillis par Badra BERRISSOULE

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