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Focus

Dividendes : Les sociétés les plus généreuses en Bourse

Par L'Economiste | Edition N°:3509 Le 15/04/2011 | Partager
Maroc Telecom toujours première
Banques et cimentiers, aussi
Néanmoins, le taux de distribution du marché baisse

Sacré jackpot. Au terme de l’année 2010, les dividendes annoncés sont estimés à 19,3 milliards de DH, en croissance de 3% par rapport à 2009 (en base comparable). Cette performance est attribuée essentiellement à la forte hausse annoncée par Attijariwafa bank, Maroc Telecom. Toutefois, le pay-out global de la place s’est rétracté de 3,5 points à 63,9% en 2010. En termes de rendement de dividendes, le secteur des télécommunications se place en pole position avec un dividend-yield (D/Y) de 6,8% en 2010.
Prise individuellement, Maroc Telecom demeure la plus généreuse des sociétés du Masi. L’opérateur compte distribuer la totalité de son résultat, soit 9,3 milliards de DH. La croissance bénéficiaire du marché est portée par Maroc Telecom. L’opérateur de téléphonie réalise près du tiers des bénéfices de la cote. Le dividende unitaire s’affiche en légère hausse puisqu’il passe à 10,58 DH contre 10,3 DH un an auparavant. Capitalisant essentiellement sur la croissance du marché national (avec un taux de pénétration de 101,5%) et la montée en puissance des filiales africaines (dont la contribution dans les revenus du groupe s’élève à 17,7% en 2010 contre 15,5% en 2009), il a su optimiser ses profits avec un résultat net en hausse de 1,2% à 9,5 milliards de DH fin 2010.
La filiale de Vivendi est suivie dans le rôle de principal contributeur par les banques et les immobilières. «D’ailleurs, la rentabilité nette de la Bourse marocaine s’est renforcée de 8,6% à 30,2 milliards de DH, principalement soutenue par les bonnes performances des secteurs banques, immobilier et mines», estime CDG Capital. A l’instar du premier semestre de l’exercice 2010, le secteur bancaire a poursuivi son trend haussier. En effet, la masse bénéficiaire du secteur est passée de 6,6 à 8,07 milliards de DH en 2010. Ainsi, il affiche près de 3,3 milliards de DH de bénéfices distribuées avec en tête Attijariwafa bank. Le bras financier de SNI fait le bonheur de son actionnariat avec près de 1,5 milliard de DH.
Ainsi, il revoit son dividende unitaire à la hausse à 8 DH par action. Même montant de dividende pour la Banque Centrale Populaire. BCP est tout de même confortée par ses réalisations en 2010 et compte distribuer ainsi près de 531 millions de DH principalement au Trésor (40,23%).
Au terme de l’exercice 2010, la masse bénéficiaire du secteur immobilier s’est accrue de près de 49% à 2,5 milliards de DH. Cette performance a été principalement réalisée par Addoha dont le résultat a bondi de 92% à 1,7 milliard de DH. Les dividendes distribués au niveau de ce secteur se montent à 1,05 milliard de DH tirés par ceux d’Addoha avec 630 millions de DH. Le promoteur a donc pu établir son dividende unitaire à 2 DH en 2010.
Les cimentiers et malgré une conjoncture sectorielle peu propice comblent l’appétit de leurs maisons mères étrangères avec plus de 2 milliards de DH distribués pour le secteur. Toujours leader, Lafarge Ciments occupe la première place du classement avec 1,1 milliard de DH. Malgré une contraction de ses performances, il a pu maintenir son dividende (66 DH par action) au même niveau qu’en 2009.
Au-delà des déficitaires (Sofac Crédit, Diac Salaf,…), certaines sociétés n’ont pas distribué de dividendes. Ainsi, entre autres, Samir et Risma ne vont pas rétribuer leurs actionnaires. Cependant, Risma promet la répartition des bénéfices à partir de 2012/2013, d’une manière importante et régulière.

Recapitalisation

Malgré la baisse prévue des taux de distribution, le marché prévoit une poursuite de l’amélioration du rendement en dividendes pour l’année 2011, avec une augmentation de 60 points de base pour les moyennes capitalisations contre 10 points de base pour les petites et les grandes capitalisations (augmentation plus forte des résultats par rapport à celle des dividendes). Selon les analystes, «cela est lié à une volonté des entreprises d’avantager une politique de recapitalisation afin de prendre la vague de la croissance sans oublier de satisfaire l’appétit grandissant des actionnaires».
Notons par ailleurs l’attention des entreprises pour accélérer leur rythme d’investissement qui s’est manifesté durant l’année 2010 par des augmentations de capital de l’ordre de 6,2 milliards de DH. De plus, les émissions obligataires se montent à 8,5 milliards de DH (80% tranche non cotée et 20% tranche cotée), tirées à plus de la moitié par le secteur immobilier.

Réda BENSAOUD

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