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Développement économique de Fès-Boulemane
«Nous avons besoin de mesures incitatives»
Entretien avec Abdelaziz Sekkat, président de CGEM Fès

Par L'Economiste | Edition N°:2332 Le 02/08/2006 | Partager

Que faut-il pour relancer l’économie au niveau de la région Fès-Boulemane? Abdelaziz Sekkat, président de l’Union régionale de la CGEM et notaire, milite notamment pour des réformes urgentes et une aide gouvernementale. Pour lui, la création de zones offshore et de technopoles, la construction de l’autoroute Tétouan-Fès favoriseraient l’émergence d’une dynamique socioéconomique en adéquation avec les objectifs escomptés à l’échéance 2010.. L’Economiste: Que doit-on faire pour draîner les investissements dans le secteur de l’industrie? - Abdelaziz Sekkat: Il faut dire que les zones industrielles existantes à Fès offrent des conditions d’accueil qui ne sont plus adaptées aux activités industrielles modernes et ne favorisent pas les investissements. Au cours des dernières années, on assiste à la création au Maroc de nouvelles zones industrielles et logistiques, notamment dans les grandes villes du littoral atlantique (Tanger, Casablanca et Rabat). La région Fès-Boulemane devrait bénéficier également des avantages qu’offrent de telles zones. . Fès compte quand même cinq ZI… - Effectivement, mais seulement par rapport aux industries traditionnelles de Fès et qui sont l’agroalimentaire et le textile. Ces deux branches présentent un potentiel de croissance encore important, à condition que les filières soient étendues et complétées vers l’amont et que l’environnement soit modernisé et adapté. Fès dispose d’équipements et de services plutôt anciens, certes plus ou moins adaptés à l’activité actuelle mais peu tournés vers les activités nouvelles et les segments de filières qui doivent être développés. Dans ce cadre, il y a lieu de développer «des pôles d’excellence» en associant investissements privés et services publics (formation, promotion, introduction de nouvelles technologies et de nouveaux produits, organisation des filières, associations professionnelles, etc.). A ce sujet, la ville pourra facilement développer les synergies nécessaires pour la filière textile (formation, design, mode, etc.). . Et pour les autres filières? - L’effort doit porter en particulier sur la création ou la localisation des filières qui mettent en association les investisseurs privés et publics (formation, recherche, conception de produits nouveaux, contrôle de qualité, labellisation, etc.). Association qui doit contribuer, en principe, à rendre les secteurs plus autonomes et plus performants par rapport tant à la concurrence nationale qu’internationale. En outre, dans un environnement concurrentiel, le succès d’une politique de développement économique et social repose sur le fait que les avantages et les potentialités offerts soient connus des clients et décideurs éventuels. . Comment promouvoir tout cela? - Il faut développer un organe spécifiquement destiné à faire la promotion de Fès, à la présenter lors des manifestations nationales et internationales importantes et à mettre en contact les opérateurs «extérieurs» intéressés avec les opérateurs «intérieurs» ouverts au partenariat. Cette institution régionale de promotion devrait être active dans tous les domaines (tourisme, culture, recherche d’investisseurs, recherche de sous-traitance, coopération inter-universitaire, etc.). Et ce en association étroite avec les organismes locaux spécialement concernés (chambre de commerce, artisanat, milieu industriel, ONG, CRT, etc.).  . Réformes urgentes . Vous associez l’Université aussi à ce projet - En effet, les universités de Fès, Meknès et Ifrane se chargeront de l’étude d’un concept de marketing urbain ou territorial, à la définition des tâches, à la mise en place de cette institution de promotion en collaboration avec les milieux économiques. . Donc comment relancer l’activité? - La reprise économique de Fès dépend de l’intérêt qu’elle suscite auprès des entrepreneurs et des investisseurs. L’assainissement du foncier qui nécessite des réformes urgentes, la création de zones offshore et de technopoles, la construction de l’autoroute Tétouan- Fès favoriseraient l’émergence d’une dynamique socioéconomique en adéquation avec les objectifs escomptés à l’échéance 2010. . Ces projets nécessitent une intervention a priori de l’Etat… -  Effectivement. Ce qu’il nous faut, ce sont des mesures gouvernementales incitatives propres à la région. Elles seront le vecteur fondamental pour la relance socioéconomique regroupant tous les opérateurs publics et privés dans le cadre d’un programme prédéfini assurant une visibilité et une prévisibilité économique, financière et fiscale.Propos recueillis par Youness SAAD ALAMI

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