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Politique Internationale

Développement: Comment devenir dragon

Par L'Economiste | Edition N°:52 Le 05/11/1992 | Partager

A l'occasion du IVème Salon International de l'Edition et du Livre, Eddif-Maroc publie un ouvrage qui ne pourra manquer de concerner tous ceux qui, de près ou de loin, s'intéressent à l'économie et au monde des affaires au Maroc: “Maroc: le prochain dragon?” de Serge Leymarie et Jean Tripier, préface de Michael E. Porter, professeur à Harvard Business School et auteur de “L'avantage concurrentiel des nations”.

Le titre est prometteur, séducteur, voire provocateur. Originaire du Maroc où il a vécu de longues années, Serge Leymarie le connaît bien, tout en sachant prendre des distances, avec Jean Tripier, par rapport à ses aspects conjoncturels. L'étude, construite autour de l'axe de la théorie de Porter, selon laquelle il n'y a pas de nation compétitive par définition ou vocation, choisit de prendre en compte les aspects structurels de l'économie marocaine, pour ne pas se perdre dans les contraintes, aujourd'hui souvent alarmantes, de conjonctures défavorables.

L'ouvrage part donc d'une idée-force: “Les nations et les entreprises remportent des succès ou subissent des échecs dans des industries particulières ou des segments spécifiques. Chaque nation a son propre modèle de succès et d'échec”. S'appuyant sur un historique de la situation actuelle de l'économie marocaine et sur des études statistiques comparatives suffisamment récentes et significatives, les auteurs font un bilan réaliste: les avantages compétitifs du Maroc restent des facteurs hérités (ressources minières, potentiel agricole, main-d'oeuvre abondante et à bon marché, proximité géographique et culturelle avec l'Europe) puissants mais sous-exploités, en particulier par manque d'éducation, problème majeur au Maroc, où la scolarisation dans le primaire et le secondaire serait en régression, surtout dans les campagnes, contrairement à ce qui se passe pour l'enseignement supérieur. A cela s'ajoutent un système financier souvent inefficace, l'isolement fréquent des grandes industries marocaines par l'absence de véritables filières industrielles, l'importance des fournisseurs étrangers dans leur développement, la très forte culture familiale qui détermine des types de concurrence et des stratégies souvent inadéquates. Le constat est clair.

Quatre secteurs dominent l'industrie au Maroc: le textile, le tourisme, la conserverie de poisson et l'industrie du phosphate. Leurs potentialités, qui pour l'instant se bloquent sur des structures inadéquates à leur développement, peuvent devenir réellement compétitives: les auteurs étudient, avec la sérénité du recul, pour chaque secteur, son intérêt, les atouts qu'il présente; les mesures à prendre pour son développement. Mesures qu'on pourrait résumer en trois points:

1- améliorer le système éducatif, le marché des capitaux, réduire le coût de l'énergie, de l'immobilier et des transports aériens et maritimes pour les utilisateurs industriels;

2- renforcer les avantages compétitifs des secteurs existants;

3- accroître l'emprise du Maroc sur les marchés français et maghrébins tout en développant de nouvelles industries liées aux avantages compétitifs du pays.

Or il n'existe pas de recettes universellement valables: les auteurs présentent un modèle de raisonnement et des exemples de plans d'action concrets, invitent à lever les tabous qui gênent le pragmatisme pour parvenir à une nouvelle idée de développement, et à redéfinir le rôle de l'Etat comme révélateur (chimique) des avantages compétitifs du pays. Ils ne font pas rêver comme le titre pouvait le laisser entendre, mais suggèrent les conditions et les seules conditions d'un développement possible, urgent et nécessaire pour le Maroc. La conjoncture internationale structurelle, le poids de l'inertie, les difficultés dans lesquelles se débattent industriels et formateurs le permettront-ils? Ce travail a reçu l'appui de plusieurs organismes nationaux et internationaux.

Daireaux à la galerie Arcanes et aux Oudayas

Durant tout le mois de Novembre, François Daireaux expose à Rabat, dans l'espace de la galerie Arcanes et aussi aux Oudayas. Cette manifestation d'art contemporain, “art conceptuel”, de Daireaux sera la première à venir des espaces publics et privés, une galerie au sens classique du terme et un espace traditionnel, les Oudayas. La galerie Arcanes, “qui défend ce peintre depuis plus de deux ans”, se dit “très heureuse d'avoir pu travailler en collaboration avec le Ministère des Affaires Culturelles et le Service Culturel de l'Ambassade de France à Rabat”, pour cette exposition. On attend aussi beaucoup de l'union des vieilles murailles et de la plastique contemporaine. Les Oudayas sont en effet un lieu magique où l'on se laisse facilement prendre par les sens, alors que Daireaux peint ce qu'il appelle lui-même une “démarche”. “Un travail sur la chaleur des rapports qu'entretiennent la lune et le soleil, les astres en général. Un soleil qui modifie un lieu, le fouille, efface la misère et devient centre de gravité de toute une activité, épicentre d'une démarche”. C'est l'art conceptuel. “Ceci à l'intérieur d'un grand paysage baigné par la lumière d'un coucher de soleil, poursuit le peintre, des idées bien conditionnées, sous caisses, sous Sachets, sous vide, des constellations d'idées mises en vente”.

Les deux espaces sont proches l'un de l'autre. Les cimaises des Oudayas, Bab Kebir sont à proximité de la galerie d'art Arcanes, “d'où l'intérêt d'une double exposition afin de créer la trajectoire”, indique la galerie Arcanes

T.B.

Maroc: le prochain dragon?

De nouvelles idées pour le développement Serge Leymarie et Jean Tripier

Eddif-Maroc 1992

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