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Des marchés aux contours flous mais très agressifs

Par L'Economiste | Edition N°:74 Le 08/04/1993 | Partager

Cela reste une curiosité: les salons de informatique sont bien plus dynamiques que ceux du textile, de immobilier, de l'agriculture... Des domaines où pourtant les chiffres d'affaires sont nettement plus importants que dans l'informatique.

Le dynamisme du secteur de l'informatique tient à trois faits: grâce ou à cause d'un marché très dur, les entreprises sont elles-mêmes dynamiques, commercialement agressives; ensuite ces entreprises appartiennent à la partie la plus moderne de l'économie, ce qui les met automatiquement en prise sur les méthodes modernes de communication; enfin, "ça bouge tout le temps" en matière de matériels et services informatiques.

Secteur encore opaque

On ne sait pas exactement combien d'entreprises travaillent dans le domaine informatique: entre 80 et 100 travaillent exclusivement sur les domaines de la distribution et des services mais au moins autant ont des activités liées à I' informatique et/ou y réalisent l'essentiel de leur C.A. Il est pratiquement impossible de donner des chiffres fiables: les nomenclatures douanières ne permettent pas d'identifier avec certitude l'intégralité du domaine et les entreprises, en dépit des efforts de l'APEBI, les sociétés sont souvent discrètes sur leur chiffre d'affaires. C'est ainsi que parmi les 35 membres de l'Association, seuls 25 avaient à la veille du Salon communiqué leur CA. La somme des seules données communiquées se monte à un peu plus d'un milliard de DH de chiffre d'affaires pour l'année 1992(1).

Selon les milieux professionnels, il faut multiplier ce chiffre par 2 ou 3 pour approcher la réalité, et au préalable se mettre d'accord pour savoir ce qui est retenu dans la définition du secteur "informatique" .

"C'est quoi, l'informatique?"

Les frontières sont en effet floues: les services accompagnent de plus en plus systématiquement le simple commerce et les services eux-mêmes sont devenus complexes, tandis qu'au Maroc comme ailleurs l'informatique a tiré avec elle un monde d'activités nouvelles.

Les tailles des entreprises du secteur sont très variables. S'y trouvent les entreprises avec quelques petits millions de DH de chiffre d'affaires, comme les géantes qui tournent autour des 200 millions de DH.

Si dans les premières expositions du secteur il fallait attirer les banques pour "faire masse", cette année, le SITEB a refusé du monde. L'ONPT a du s'installer dans une tente à l'extérieur du Petit Palais, dont les 9.500M2 sont pleins. En 1985, quand l'AMUTI avait organisé le premier salon, 200M2 loués dans un hôtel de Rabat avaient suffit. Cette année, des distributeurs comme Munisys ont aussi réservé des espaces dans les hôtels casablancais pour élargir leur exposition.

Changements d'image et de méthodes

Certes, l'APEBI, maître - d'oeuvre du Salon, avait pris sur elle de louer la moitié de l'espace (4.500 m2) qu'elle a cédé à ses membres à des prix inférieurs à ceux pratiqués par I'OFEC. L'Association a donc fortement contribué au succès de la manifestation(2).

Rares sont les entreprises qui ne sont pas allées au Salon. L'absence de Digital, qui estime que cette manifestation n'entre pas dans sa stratégie commerciale, sera remarquée.

La réaction de ce constructeur attire l'attention sur un phénomène relativement nouveau dans le secteur: la mise au point de politiques commerciales, publicité à l'appui.

Le grand public a vu au cours de l'année 1992 se multiplier les films publicitaires en faveur de matériels ou de services professionnels, et parallèlement des publications spécialisées se sont développées à partir du marché publicitaire de l'informatique. Inexistantes ou désordonnées par le passé, des stratégies commerciales sont apparues. Pour l'année 1993, c'est évidemment ELBM que la profession attend:l'ex-IBM sort de sa crise avec un personnel très motivé et un changement radical de look, dont elle espère qu'ils lui permettront de remonter vers les 250 millions de DH de CA que lui ont disputés Bull, Siemens Nixdorf, l'ensemble des distributeurs Apple...

N. S.

(1) Les données recueillies par les soins de l'APEBI doivent être considérées avec prudence. En effet, si les 178 millions de DH réalisés chez IBM le sont HT et uniquement en informatique, les chiffres d'affaires des autres entreprises ne sont pas homogènes. Des entreprises comme Maroc Bureau (236 millions de DH de CA) agrègent des branches différentes. En réalité, les débats sont toujours aussi vifs pour savoir s'il faut ou non compter les consommables, les périphériques..., s'il faut discriminer entre les services et les matériels..., s'il faut inclure et jusqu'à quel point le matériel lié aux télécommunications...

(2) Cette question de prix a donné lieu à bien des commentaires chez les professionnels. Deux camps se sont formés: ceux qui estiment que l'APEBI n'avait pas à louer une partie de la surface et ceux qui, au contraire, estiment que rechercher des avantages pour ses membres fait partie du rôle de l'Association.

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