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    Daimler-Benz rompt avec le taylorisme

    Par L'Economiste | Edition N°:31 Le 28/05/1992 | Partager

    Le groupe Daimler-Benz, numéro Un de l'industrie allemande, a décidé de rompre avec le taylorisme pour introduire dans ses usines le travail en équipe. Ce nouveau système, testé depuis maintenant trois ans, sera pour la première fois appliqué à grande échelle dans son nouveau site de Rastatt, près de la frontière alsacienne. Il devait être officiellement inauguré Lundi dernier.

    Les ouvriers travailleront en équipes de huit à douze personnes, âges et qualifications confondus. Chaque équipe sera encadrée par un contremaître qui devra organiser, avec ses ouvriers, le travail de la semaine. Avec une telle organisation, les responsables du groupe allemand espèrent que "les groupes eux-mêmes feront des propositions d'amélioration de la production, sans qu'il y ait besoin au préalable d'une initiative du management".
    L'apport de ce modèle, qui combine celui des japonais et celui des suédois, réside dans l'accroissement de la rentabilité accompagné d'une amélioration des conditions de travail des ouvriers. Si ce nouveau système de travail fait ses preuves, il sera étendu à toutes les unités de production d'ici à l'an 2000.

    "Gérer avec efficacité une entreprise de 380.000 salariés, sans provoquer des redondances coûteuses, implique une profonde modifications de nos structures et modes de fonctionnement", affirme le Président de Daimler-Benz, Edzard Renter.
    "Si nous voulons nous préserver de tout risque de sclérose, nous devons accroître la responsabilité de chacun, abaisser le nombre d'échelons hiérarchiques et rendre plus autonomes les différentes branches d'activité du groupe", ajoute-il.
    Ces décentralisations et déconcentrations devraient permettre au groupe de réaliser d'importantes économies. Celles-ci sont évaluées à 6 milliards de Marks, par E. Renter.
    Autre objectif de la firme allemande: dépasser cette année les 100 milliards de Marks de chiffre d'affaires et doubler son bénéfice d'exploitation.

    Cet optimisme provient de l'évolution de son activité au premier trimestre de l'année en cours. Le chiffre d'affaires s'est en effet, accru de 16%, à 22,1 milliards de Marks, et le bénéfice net a augmenté de 60 millions de Marks à 480 millions.
    Ces performances sont notamment dues au secteur automobile (Mercedes-Benz) qui contribue à hauteur des trois quarts aux résultats consolidés de l'entreprise.

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