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Croissance: Les messages du FMI

Par L'Economiste | Edition N°:2428 Le 22/12/2006 | Partager

. Défi: Améliorer les revenus de la population . Vers plus de flexibilité du système de change «Les réformes ont certes apporté leurs fruits. Mais le Maroc doit relever le défi de transformer les bons chiffres de l’économie en indicateurs de développement pour la population, notamment par l’amélioration des revenus des citoyens». La phrase est du directeur général du Fonds monétaire international (FMI) lui-même. Pour Rodrigo de Rato, «les fondements existent désormais. Mais rehausser le pouvoir d’achat et limiter le taux de chômage impliquent une accélération des réformes». En tête des nouveaux chantiers proposés par le FMI, le changement de politique sociale. «Au lieu d’être basées sur un système de subventions, coûteux et peu efficace, la politique sociale du Maroc devrait être plus directe», a ajouté De Rato. L’INDH est présentée comme un point fort des mesures tendant à pallier les décalages économiques et sociaux et assurer le développement «pour tous les Marocains». Initiateur de la conférence sur les réformes du secteur financier et l’intégration financière dans le Maghreb (20 et 21 décembre à Rabat), Rodrigo de Rato a rappelé des messages plusieurs fois soulignés par les responsables et rapports du FMI à l’adresse des décideurs politiques. A commencer par la consolidation des finances publiques et l’amélioration de l’environnement des affaires. Le secteur privé doit être la locomotive du développement. Pour cela, il faut mettre en place un cadre propice à son plein essor. Il s’agit de l’une des pistes pour l’élargissement de l’assiette fiscale, un outil indispensable aux projets d’infrastructures que lance le pays. Autre défi à relever par le Maroc, son intégration dans l’économie mondiale. «Si le pays a fait preuve d’une bonne résistance par rapport au choc pétrolier, il faut encore le préparer à faire face à la libéralisation complète de certains secteurs, comme le textile». Le système de change est certes valable pour l’heure, «mais il gagnerait à l’avenir à être plus flexible», a dit le D.G. Pour lui, «le Maroc a moins besoin d’un apport financier du FMI que d’un accompagnement fort et réel dans la mise en place des réformes qu’il s’est fixées». Ces mutations sont à mener aussi bien dans un cadre national que régional. Ce qui explique que le FMI soit l’initiateur de la conférence de Rabat. «Le peu d’échanges commerciaux dans la région, et qui ne dépassent pas 2,5% des échanges globaux des cinq pays, représente autant d’occasions manquées d’atteindre une plus grande croissance». Deuxième du genre, la rencontre de Rabat a réuni les ministres des Finances, les gouverneurs des banques centrales et les représentants du secteur privé maghrébins. L’occasion de formuler un certain nombre de mesures pour la facilitation des échanges intra-région. La suppression des barrières commerciales discriminatoires et l’extension aux pays maghrébins des préférences tarifaires accordées à l’Union européenne sont proposées. En matière d’intégration financière, il est question notamment de la création d’un comité d’experts, amené à présenter un programme d’action détaillé en septembre prochain dans les assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale. En attendant, l’entrée en activité de la Banque maghrébine d’investissement et du commerce extérieur (BMICE) est prévue pour mars 2007.T. Q.

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